23e édition du bouillonnant festival musical latino Fiest’A Sète, du 20 juillet au 6 août

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La programmation de cette édition s’apparente à un voyage au long cours, guidé par un attachement aux valeurs affichées depuis toujours par le festival : tolérance, découverte, métissage, ouverture au monde et à toutes ses musiques. Car tel est le credo de son directeur artistique José Bel.

Il y en aura pour tous les goûts et toutes les envies : concerts gratuits sous les platanes et les micocouliers à Sète, Poussan, Marseillan et Balaruc-les-Bains, concerts thématiques payants avec la Grande Bleue en fond de scène au Théâtre de la Mer, conférences, projections, expositions, ateliers jeune public et before sur la plage.

Des escales musicales autour du bassin de Thau et à Sète
La fête populaire, tradition languedocienne vivace, s’accommode parfaitement de la plus grande exigence musicale. C’est pourquoi Fiest’A Sète débute toujours par une semaine de réjouissances musicales gratuites à Sète et dans les communes qui bordent l’étang de Thau : Balaruc-les-Bains, Marseillan et Poussan. Ces soirées régies par une volonté d’éclectisme, avec des artistes venus d’horizons différents, permettent de rendre la musique accessible au plus grand nombre.

Théâtre de la Mer. © Pierre Noca.

Des rencontres inédites sur scène

Le Théâtre de la Mer, cadre magique, a inspiré de nombreuses rencontres au fil des ans : un grand moment de complicité entre Taj Mahal et Bassekou Kouyaté, Manu Dibango invitant Hugh Masekela, Lili Boniche et Idir, la nuit Ethiopiques avec Mahmoud Ahmed et Alémayèhu Eshèté, Yael Naim et Ibeyi, Omara Portuondo & Diego el Cigala rejoints par Yilian Cañizares, Oumou Sangare par Fatoumata Diawara & Hindi Zahra ou encore Eliades Ochoa et Roberto Fonseca, et bien d’autres à venir.

Et aussi…

En plus de la musique, Fiest’A Sète c’est aussi une programmation culturelle plurielle en lien avec les concerts : des tchatches musicales, des séances de cinéma, des expositions dans différents lieux de la ville, des ateliers jeune public, des before à la plage…

Les concerts 2019 payants au Théâtre de la Mer

• Mercredi 31 juillet : Fiesta tropicale. 34 €

BALOJI.
République démocratique du Congo / Belgique
Entouré d’une formation au groove envoûtant qui fait la part belle aux guirlandes de guitare cristallines du virtuose Dizzy Mandjeku, Baloji impose une présence magnétique qui lui a valu les louanges de Questlove (The Roots) ou Nick Cave, ce dont bien peu d’artistes francophones peuvent se vanter à ce jour.

Baloji.

CALYPSO ROSE.
Trinité et Tobago. Le calypso était réservé aux hommes jusqu’à Calypso Rose. Cette fille de pasteur née à Tobago a bravé les codes d’une société machiste pour plonger dès l’âge de quinze ans dans les festivités carnavalesques de Trinité, lors desquelles on désigne traditionnellement la chanson de l’année. MacArtha Lewis (son véritable nom) n’est pas seulement une musicienne de grande valeur : son parcours exceptionnel et son opiniâtreté en font un symbole. Preuve vivante que l’énergie, la gouaille et la bonne humeur soulèvent des montagnes.

Calypso Rose. © Julot Bandit.

• Jeudi 1er août : Fiesta à La Havane. 37 €

ANA CARLA MAZA.
Cuba / Chili. Fille de la guitariste cubaine Mirza Sierra et du pianiste chilien Carlos Maza, qu’elle accompagne dès l’âge de dix ans sur la scène du festival jazz de la Havane, elle sillonne ensuite l’Europe avec le clan Maza qui se produit en quartet (la jeune sœur Camila est au violon) du Portugal à la Norvège. Pour ce nouveau « voyage imaginaire en Amérique Latine », elle invite la percussionniste cubaine Nailé Sosa Aragón et le multi-instrumentiste chilien Newen Tahiel, à qui les spectateurs les plus perspicaces trouveront sans doute un petit air de famille…

Ana Carla Maza. © Dominique Souse.

OMARA PORTUONDO & ROBERTO FONSECA.
Cuba.
Si le succès planétaire de Buena Vista  Social Club a différé l’âge de la retraite de manière assez spectaculaire pour Omara et ses comparses, personne n’en voudra à la diva de songer aujourd’hui à conclure une carrière débutée à la fin des années 40 à l’âge de quinze ans comme danseuse au très select cabaret Tropicana de la Havane. La voix limpide et veloutée de l’élégante Omara ne pouvait espérer plus bel écrin, pour cette tournée d’adieux, que le toucher délicat d’un autre ami de Fiest’A Sète en la personne du pianiste virtuose Roberto Fonseca.

Omara Portundo. © Johann Sauty.
Roberto Fonseca. © Tomas Mina.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

• Vendredi 2 août : Nuit indienne. 34 €

ANOUSHKA SHANKAR & GOLD PANDA.
Inde / Royaume Uni. Ravi Shankar s’est imposé comme le principal artisan de cet engouement international relayé par son célèbre élève George Harrison. Dans le sillage des Beatles, une multitude de musiciens ont enchevêtré ces sonorités lancinantes à leur écriture pop, jazz, électro, traditionnelle ou contemporaine. Née à Londres, ayant grandi en Californie, Anoushka Shankar a intégré ce métissage comme une évidence naturelle, tout en marchant résolument dans les pas de son père, entré dans la légende. La rencontre avec des musiciens tels que Gold Panda allait de soi. Ce dernier est ici invité à déployer ses textures organiques en filigrane pour un vibrant hommage à la musique de Ravi Shankar voulu par sa très légitime héritière.

Anushka Shankar, © Anushka Menon. Gold Panda, © Laura Lewis.

SUSHEELA RAMAN
Inde / Royaume uni. Née à Londres, Susheela a toujours ignoré les cloisons que ses origines tamoules, autant que le regard de ses contemporains, étaient supposés lui imposer. Après la réappropriation de la musique carnatique de ses ancêtres et l’exploration d’une grande diversité de traditions du sous-continent indien, elle est partie à la découverte du Gamelan, forme musicale typique de Bali et de Java, jouée par de grands ensembles sur des gongs accordés. Une des musiques les plus complexes, étranges et hypnotiques qui soient, et qui a longtemps inspiré les créateurs occidentaux, de Debussy à Steve Reich. Fruit d’un long travail avec Gondrong Gunarto, maître du genre, Ghost Gamelan, paru en 2018, confronte l’écriture pop sans œillères, le timbre grave et profond et les incantations sensuelles de la chanteuse à un environnement sonore puissamment onirique fait de bourdons obstinés et de résonances vaporeuses. De cette juxtaposition audacieuse ne pouvait naître qu’une alchimie envoûtante.

Susheela Raman, © Andrew Catlin.

• Samedi 3 août : cap sur le Cap-Vert. 30 €

LUCIBELA
Cap-Vert. Née sur l’île de São Nicolau, Lucibela a suivi sa famille sur celle de São Vicente, et c’est à Mindelo, ville natale de la diva aux pieds nus, que lui est venu le chant. Lpragmatique demoiselle a perfectionné son don vocal tout en gagnant sa vie. Quelques rencontres décisives avec Mario Lucio ou Kaku Alves (guitariste de Cesaria) lui donnent assez de confiance pour envisager l’ailleurs. En 2018 sort un premier album enregistré avec Toy Vieira, autre complice de Cesaria. Si Laço Umbilical la relie encore à un intimidant patrimoine, l’émancipation est promise à une artiste aussi douée, radieuse et déterminée.

Lucibela.

HOMMAGE A CESARIA EVORA : Lura, Elida Almeida, Lucibela, Nancy Vieira, Teofilo Chantre.
Cap-Vert.  
Autour de Teofilo Chantre, complice de longue date de Cesaria, quelques-unes des valeurs sûres ou émergentes de la chanson capverdienne ont été invitées à interpréter son répertoire. Toutes deux nées en 1975 avec l’indépendance de l’archipel, Nancy Vieira, qui a débuté avec une reprise de la star, et l’envoûtante Lura, accueillie ici en solo en 2016, partageront le micro avec les benjamines Elida Almeida, découverte comme Cesaria par le producteur José da Silva, et Lucibela, qui aura eu l’honneur d’ouvrir la soirée. Celle-ci s’annonce donc, loin de l’hommage compassé, comme une célébration joyeuse, chaleureuse et complice.

• Dimanche 4 août : les Orientales. 30 €

LE TRIO JOUBRAN
Palestine.
 La musique des Joubran sait aussi bien exprimer la beauté, la plénitude, le mystère des mouvements de l’âme dont l’oud, jurent-ils, est le plus fidèle traducteur. Personne n’en doutera à l’écoute de leurs gracieux entrelacs de cordes, dialogue triangulaire où chacun sait occuper la juste place que lui désigne l’instant. Nul ne songera à leur contester cette fière proclamation : « La musique est notre langue maternelle« .

Le trio joubran, © Louise Feugier.

SOFIANE SAIDI & MAZALDA
Algérie / France. 
Le raï, on ne l’entendait plus qu’à l’occasion, ici et là, sous sa forme mutante, mêlant tradition et sons numériques autotunés. Sofiane Saidi pose son flow torride et caverneux sur les productions du duo Acid Arab après avoir fricoté avec le oudiste électro-jazz Smadj, le DJ berbère Naab, la diva égyptienne Natacha Atlas et son collectif londonien Transglobal Underground. Il lui manquait pourtant un backing band digne de ce nom. Il l’a trouvé à Lyon avec Mazalda, groupe de musiciens chevronnés ouverts à toutes les audaces exotiques, de l’éthio-jazz au psychédélisme ottoman seventies, créateurs d’un sound-system hallucinant composé d’une cinquantaine de pavillons amplifiés, inspiré des systèmes trafiqués des rues de Bombay ou Kinshasa. Parfaitement familiers du raï des origines (Cheikha Rimitti) et friands de sonorités organiques et analogiques, ces savants fous apportent un peu de coolitude vintage à un genre qui n’attendait que ça.

Sofiane Saïdi & Mazalda, © Aurore Vinot.

• Lundi 5 août : mambo, salsa & cumbia. 33 €

ORQUESTA AKOKAN
Cubas / États-Unis.
Plutôt orienté soul, le fameux label artisanal basé à Brooklyn élargit son catalogue à la musique cubaine la plus populaire des années 50 : le mambo. Un son qui nécessite un grand ensemble hérissé de cuivres, des percussions tonnantes et crépitantes, et que seul peut dompter un organe vocal capable de mille prouesses. Celui du Cubain José « Pépito » Gomez, installé aux Etats-Unis depuis une dizaine d’années, est précisément de ceux-là. Epaulé par Jacob Plasse et Mike Eckroth, musiciens arrangeurs new-yorkais dingues de musiques afro-cubaines, le chanteur a réuni autour de lui un gang de cadors issu d’orchestres aussi prestigieux que Los Van Van, Irakere ou NG La Banda. Un big band idéal qui emboîte avec entrain le pas des mythiques Beny Moré et Perez Prado pour un périple plein d’éclat et de souffle. Une fête où s’invitent des fragrances pleines de mystère, stigmates d’un héritage yoruba qu’honore la formation à travers son nom, Akokàn, qui signifie « du fond du cœur ».

LA YEGROS
Argentine.
Le tube par lequel Mariana La Yegros (La « Shegros », avec l’accent chuintant argentin) a déboulé sur nos ondes il y a six ans, était bien l’arbre qui cachait une forêt vierge et dense, cette selva sauvage du nord-est de l’Argentine où résonnent le chamamé, le huayno et la chacarera des ancêtres guaranis. Passée par une formation classique au conservatoire et par la scène underground de Buenos Aires, la chanteuse garde en toutes occasions un pied dans les traditions et l’autre sur le dance floor.  Cette nu-cumbia aux mille influences combine flûtes andines, charango, accordéon, percussions boisées, motifs de guitare acides, beats surpuissants et grincements saturés des machines. Sa voix aux accents détimbrés, gouailleurs et presque enfantins survole ce cocktail épicé en une expression joyeuse, espiègle et volontaire. Son enthousiasme communicatif de performeuse hors-pair change chaque concert en un tourbillon d’énergie.

• Mardi 6 août : African groove. 33 €

ANTIBALAS
États-Unis
Les fragments de ce qui constitue l’identité culturelle composite du creuset new yorkais (punk rock, free jazz, latin-jazz, hip-hop) sont venus s’agréger naturellement au cocktail explosif de jazz, de funk et de highlife jadis popularisé par l’icône nigériane sous le nom d’afrobeat. On entend dans chaque album et chaque concert d’Antibalas un cri de résistance plutôt qu’un poème épique à la gloire du monde tel qu’il va.

Antibalas, © Michael Davis.

BCUC feat. FEMI KUTI
Afrique du Sud / Nigéria. 
« Nous sommes le blues d’avant le blues, la fondation du rock’n’roll aussi« . La formule est punchy, l’attitude et la musique sont à l’avenant. Bantu Continua Uhuru Consciousness, aka BCUC (prononcer « Bissiyoussi ») est un collectif incendiaire de Soweto qui secoue le public sud-africain depuis plus de dix ans avec son africangungungu, précipité afro-psyché furibard et sans concession. Si les voix des ancêtres résonnent dans les vociférations hallucinées du septet, c’est bien le XXIe siècle qu’elles apostrophent et dépeignent.

Les concerts gratuits autour du bassin de Thau

• 20 juillet à 21h à Poussan devant la cave coopérative.
RABIE HOUTI BAND
LOS JOVENES
CLASICOS DEL SON

• 21 juillet à 21h à Marseillan, Quai Antonin-Gros
ONDA YA
CARMELO TORRES

• 26 juillet à 21h à Sète, Médiathèque F. Mitterrand
SALHI : Imed Alibi
Michel Marre
Mounir Troudi

• 27 juillet à 19h à La Ola à Sète
ELEKTROPIK MIX : Radio Nova crew

• 28 juillet à 21h à Balaruc-les-Bains, Parc Charles de Gaulle
QALAM & ADIL SMAALI
PUERTO
CANDELARIA


Le festival en chiffres

  • 18 jours de festival ;
  • 27.000 festivaliers, toutes manifestations confondues ;
  • 25 groupes, plus de 250 artistes issus du monde entier ;
  • 14 concerts au Théâtre de la Mer ;
  • 8 concerts gratuits dans les communes autour du Bassin de Thau et à Sète ;
  • des séances de cinéma musical ;
  • des tchatches musicales ;
  • des before à la plage ;
  • des ateliers pour enfants et adolescents ;
  • des stands de cuisine du monde sur les lieux des concerts ;
  • plus de 400 adhérents à l’association Métisète, qui organise le festival.

Informations pratiques

Billetterie

• Billet à l’unité : 28 € à 37 € (25 à 34 €*)
• Pass 3 soirs : 80 € (75 €*) : uniquement disponible auprès du festival, sur place ou au 04 67 74 48 44.
• Pass 7 soirs : 175 € (165 €*)
Pass dans la limite des quotas disponibles.

Gratuit pour les enfants de moins de 10 ans accompagnés d’un adulte (un enfant par adulte).

* Tarifs adhérents à l’association Métisète

En ligne

www.fiestasete.com
www.tourisme-sete.com
www.fnac.com
www.digitick.com
www.ticketmaster.fr

Par téléphone

• Bureau du festival : 04 67 74 48 44
Paiement par CB
• Office de tourisme de Sète : 04 99 04 71 71.

Sur place

• Bureau du festival : 2, quai Général Durand – Sète
• Office de Tourisme de Sète : 60, grand rue Mario-Roustan – Sète
• Partout en France : FNAC, Carrefour, Géant et points de vente habituels.

Plus d’infos et playlist sur : www.fiestasete.com


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