Festival K-Live à Sète du 3 au 9 juin et concerts les 7 et 8 juin

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Le Festival K-Live crée un pont entre art urbain, arts plastiques et concerts de musiques actuelles. Centré sur le Théâtre de la Mer, il s’étend à d’autres espaces culturels, touristiques et urbains.

Un musée à ciel ouvert

Art

Sète est depuis longtemps ouverte sur le monde grâce à son rayonnement culturel. Georges Brassens, Paul Valéry, Jean Vilar, Hervé Di Rosa, Robert Combas en sont les ambassadeurs les plus célèbres. Avec son Centre Régional d’Art Contemporain (CRAC), son Musée International des Arts Modestes (MIAM), son Musée Paul-Valéry, son Espace Georges-Brassens, son théâtre (scène nationale), ses festivals, ses nombreuses galeries et ateliers d’artistes, la ville entière baigne dans la culture. Le K-Live a trouvé sa place dans cet environnement méditerranéen et culturel. Depuis 2008, des artistes phares du mouvement street-art se sont succédé. Laissant leurs traces dans des lieux en friche ou sur les murs de la ville, ils ont enrichi le Musée à Ciel Ouvert (Le MaCO de Sète), une balade artistique et pittoresque le long des quais, sur les canaux ou encore dans les ruelles typiques du quartier haut…

Programmation du MaCO 2019

Isaac Cordal

C’est un sculpteur espagnol qui vit actuellement à Bruxelles. Ses sculptures, réalisées en béton, représentent de petites figurines à visage humain dans des situations imitant le réel. Cordal parvient à transmettre beaucoup d’émotion à travers ses personnages, en dépit de leur manque de détails ou de couleur. Ses figurines mises en scène dans des situations de tous les jours inspirent la sympathie et la compassion. Il les dispose dans les gouttières, sur les toits d’immeubles, au-dessus d’abribus, dans de nombreux lieux insolites, voire improbables.
Les figurines grises de Cordal nous adressent un message d’espoir en dépit de leur apparence triste et sont là pour rappeler que le pessimisme n’est pas une approche rationnelle des choses, c’est juste du pessimisme.

Andrea Mattoni

Andrea dessine depuis son plus jeune âge. En 1995, il commence son aventure en tant que writer en commençant à peindre au spray des graffitis sous le nom d’artiste Ravo. Il poursuit son activité jusqu’au début des années 2000, lorsqu’il s’inscrit à l’Académie des beaux-arts de Brera au cours de peinture. En 2003, il crée et fonde avec deux amis l’espace THE BAG ARTFACTORY dans le quartier Bovisa à Milan, un ex dépôt de camion de 5.000 m2, en créant un véritable pôle d’attraction pour artistes, l’espace étant dédié aussi bien à un laboratoire qu’à un centre d’exposition. L’expérience se poursuit jusqu’en 2007. Son intérêt pour l’art classique s’accroît toujours plus. C’est un bagage qu’il a toujours porté avec lui, de ce qu’il a appris par sa famille jusqu’aux études académiques. Tout cela débouche sur un projet qu’Andrea Ravo Mattoni planifiait depuis pas mal de temps : trouver un point de rencontre entre art classique et contemporain. C’est ainsi qu’en avril 2016 naît « la récupération du classicisme dans le contemporain », un projet ambitieux : recréer des chefs-d’œuvre du passé au spray sur le mur en les rendant accessibles à tous, en créant un lien avec les institutions de musées. Il connaît immédiatement un grand succès.

Maye

Autodidacte en peinture, Maye passe du mur à la toile en 2013. Il travaille sur ces deux pratiques de manière complémentaire. La peinture sur toile lui permet d’utiliser les expérimentations qu’il a développées sur des supports éphémères et de commencer à construire son œuvre de manière pérenne. Contrairement au mur, la toile étant faite pour durer, il en profite pour y déployer son goût du détail et de la narration. Il aime jouer avec la profondeur de l’image, les effets de lumière et les matières pour créer ses paysages où la nature vient recouvrir les ruines d’un monde futuriste. La confrontation entre la technologie et une végétation luxuriante nous rappelle la fragilité de la relation entre l’Homme et la nature.

Ses décors sont habités par des personnages longilignes, souples et courbés. Leurs vêtements très détaillés laissent apparaître en partie leur corps à demi mécanique. 

Nuria Mora

Le travail de Nuria crée une interaction explicite et dialogique avec la surface, un échange entre elle et le média même de la ville, mais doit également être compris à travers sa tentative de créer un dialogue. Son travail est donc ce qu’elle appelle un « langage ouvert », une poésie silencieuse et sensible, luttant contre la saturation, la surcharge des signaux auxquels nous sommes soumis dans la vie quotidienne de la ville. À travers une pratique spontanée et respectueuse, considérant l’espace, le lieu et le quartier lui-même, Nuria tente ainsi de faire « un lieu de libre pensée », un « espace de temps mort », en utilisant un langage « infini, abstrait » et donc « universel ».

 

 

Laho

Laho a étudié le dessin et le graphisme à l’école Duperré de Paris, ainsi qu’à Lisbonne et Toulouse. Diplômée en 2014, elle travaille depuis dans le domaine des arts visuels pour des projets variés et invente de petites éditions papier et textile en sérigraphie, des affiches des peintures sur les murs, des céramiques et des expositions. Ses dessins sont nourris de ses propres rêves et proposent une plongée onirique dans des univers aux identités libres et libérées, peuplés de créatures transgenres. Inspirée par la sexualité, le désir et le plaisir, Laho ouvre des fenêtres sur des paysages nouveaux, dans lesquels la psyché est reine. Elle construit ses images autour de la couleur, en se racontant des histoires dont elle brouille le scénario, laissant ainsi libre cours à notre interprétation.
C’est une expérience intime mais inclusive, où l’on est invité à rentrer dans l’image, à se l’approprier et y trouver son propre sens.

Dr Ponce

Chez Dr Ponce, la représentation est à la fois frontale et théâtrale. Son langage est celui de la rue.  Critique et honnête, il raconte des petites histoires du quotidien non sans humour et autodérision.

Ses mises en scènes à la fois familières et inquiétantes s’inspirent notamment de la bande dessinée alternative. Grâce à une culture foncièrement urbaine, Dr Ponce explore des thèmes d’actualité en y insérant des personnages loufoques et touchants. Voyous, animaux, monstres sympathiques et quelques jolies plantes se figent pour illustrer une pensée, une anecdote, une attitude. Il ouvre ainsi le rideau sur des moments simples et criant de vérité. Le docteur est en marge et pourtant il observe notre société et dresse son diagnostique fracassant.

 

 

Les concerts au Théâtre de la Mer les 7 et 8 juin

Cette année le K-Live s’associe à l’association toulousaine Regarts pour produire deux soirées au Théâtre de la Mer ! Le plateau accueillera le vendredi 7 des artistes de la scène hip-hop et le samedi 8 des incontournables DJ qui ont marqué l’électro en France.

 

  • Vendredi 7 juin : de 20h à 00h30

Hamza : à l’heure où Bruxelles se transforme en moteur du hip-hop francophone, Hamza, l’un des précurseurs de cette scène, décide de frapper fort avec son nouvel album Paradise.
Il n’a cessé d’expérimenter et d’explorer de nouveaux horizons. Cette quête l’a conduit à une indéniable maturité musicale et a donné matière à un album qui annonce déjà les futures tendances du rap.

Cheu-b : le jeune homme de vingt ans présente son monde imaginaire avec son premier album solo : Welcome To Skyland. A ses début, Cheub-b rappe pour s’amuser avec ses amis du groupe XV Barbar. En quelques mixtapes et concerts, ils s’imposent dans la compétitive école du rap français. Le jeune virtuose n’écrit pas ses paroles, il lance une phrase, une mélodie et le reste se fait à l’instinct.

  • Samedi 8 juin : de 20h à 00h30

Cassius : on ne présente plus le duo parisien Philippe Cerboneschi aka Philippe Zdar et Hubert Blanc-Francard aka Hubert BoomBass qui se cache derrière Cassius.
Focalisés sur la musique dancefloor entre beats house, samples de disco filtrée, groove funky, hip-hop et pop californienne des 70’s, le duo compte pas moins de 4 disques à son actif.

Todiefor : boosté par les soirées électro d’un célèbre club bruxellois, Luca Pecoraro aka Todiefor arrête ses études pour enfiler la casquette de DJ et de producteur avec ses remixes entre dubstep et trap. C’est grâce à ses 8 millions de vues pour le remix d’un tube indien des années 1990 que Luca devient une star en Inde avant même d’avoir lancé sa carrière en Europe. Son nouvel EP “Cool Kids” est sorti en 2018.


Informations pratiques

Tarifs concerts

  • Vendredi 7 juin
    Early tickets : 24 €
    Regular tickets : 28 €
    VIP tickets : 38 €
    Sur place : 30 €
  • Samedi 8 juin
    Early tickets : 20 €
    Regular tickets : 23 €
    VIP tickets : 35 €
    Sur place : 25 €

Tickets disponibles sur k-live.fr et points de ventes habituels.


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