La galerie Nicolas-Xavier se la joue collective du 15 juin au 20 juillet 2019

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À l’approche de la saison estivale, la galerie Nicolas-Xavier présente une exposition collective de huit de ses artistes permanents, intitulée "Summertime". Exposition d'œuvres inédites, élaborées par des as de la discipline, mais aussi de nouveaux arrivés comme Kan, le pointilliste urbain, ou SidKa, artiste montpelliérain. Un dialogue entre anciens et nouveaux artistes mais aussi entre des styles très différents ayant tous une poésie et un imaginaire qui leur sont propres.

BomK​

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Né en 1973 en banlieue parisienne, l’artiste s’initie au graffiti à l’âge de 17 ans grâce aux livres de référence de Martha Cooper et Henry Chalfant, Spray Can Art et Subway ArtPortant son regard sur des pionniers tel que Mode2, la Force Alphabétik et Creator, il développe un style caractérisé par une forte inspiration new-yorkaise que l’on retrouve sur diverses formes de supports comme les murs ou les trains.

Mais c’est avec la création du collectif Da Mental Vaporz, en 1999 avec l’artiste Iso, qu’il fait évoluer ses créations vers un univers plus intimiste et personnel à l’image de son environnement : périurbain, brut et sale. Avec l’arrivée d’autres artistes comme Kan, aussi représenté dans l’exposition, il peaufine son bestiaire sombre et infernal dans les friches industrielles pour multiplier ses expériences artistiques dans des lieux nouveaux. Durant la même période, il participe à ses premières expositions dans diverses villes françaises comme Paris ou Nantes et publie un livre, HB blacktrace, qui sera remarqué.
Aujourd’hui, l’artiste focalise son travail sur des toiles de format cinémascope montrant des créatures aériennes, insensées, des chimères hybrides semblant être marquées par l’univers de Francis Bacon et entrer en contact avec le spectateur.

Kan

Né en 1977 près d’Avignon, il se passionne dès l’adolescence pour le graffiti en s’essayant d’abord sur les meubles de son école puis sur les murs de sa ville. Il effectue un voyage à Paris puis à Los Angeles et rencontre le futur Bom.K, aussi représenté dans l’exposition. En 2000, il vient vivre à Paris et intègre le crew Da Mental Vaporz composé à la base de Bom.K et Iso. Grâce à cela, il effectue diverses productions collectives, participe à de nombreux jams graffiti tout en exposant dans des galeries en France et à l’étranger.

En combinant la technique du graffiti traditionnelle avec sa passion pour l’informatique, la vidéo et le design, il peut décliner un élément de mille et une façons, lui donnant un aspect « pixel » grâce à l’assemblage de milliers de points, appelé aussi le street pointillisme.

MadC

Née en 1980 en Allemagne, elle débute dans le domaine du graffiti pour ne plus le quitter. Diplômée de deux universités en design graphique, elle fait paraître trois livres concernant le street art. Parallèlement à son contact spécial et constant avec la rue, elle est exposée dans divers événements culturels dans le monde entier, en solo ou en groupe, pour la fresque du Sinkka Museum en Finlande ou le programme d’art mural de Philadelphie.

Son travail est caractérisé par des lignes vivement colorées, une certaine dynamique et un jeu sur les transparences pour mettre en avant l’énergie de la peinture de rue notamment.

Mode2

Né en 1967 à l’île Maurice, il passe son enfance au Royaume-Uni. Intéressé par la bande dessinée, la science-fiction, la littérature fantastique et les jeux de rôle, il les réutilise pour développer son style.

A partir de 1984, il fréquente le quartier de Covent Garden, point névralgique de la culture hip-hop à Londres. Il évolue dans ce milieu avec son partenaire Scribla et d’autres artistes comme Zaki Dee, Eskimo et l’équipe de Chrome dans le but de se faire un nom. Il se rend aussi à Paris parallèlement à ses études et devient un des membres de la première génération de graffiti artistes en Europe. Ces derniers ont permis d’établir les bases de cet art pour les générations suivantes. En 1987, son nom se répand grâce à la couverture du livre Spraycan Art, premier ouvrage à parler de la diffusion de la culture graffiti dans le monde.

Ses œuvres montrent l’importance que l’artiste accorde à différentes disciplines comme la danse et la musique avec, par exemple, la réalisation de nombreuses affiches pour le Battle Of The Year dans le but de promouvoir la danse en tant qu’art à part entière mais aussi avec la représentation de B-Boy et de B-girl. Elles s’attachent aussi à mettre en valeur la discipline du graffiti, subissant un certain mépris de nos jours, en montrant son importance dans la démocratisation de l’accès à l’expression artistique pour les jeunes notamment.

PRO176

Né en 1976 à Paris, il fait parti de plusieurs groupes de graffiti et est imprégné de culture hip-hop. Il possède aussi un autre nom, Profecy, qui est son nom de rappeur. C’est en 1989 qu’il découvre le writing grâce à une performance de Colt et de Mode2 qui est aussi représenté dans l’exposition.

Il tire une grande partie de son inspiration des bandes dessinées et en particulier des comics. Cela se retrouve dans ses œuvres à travers une ambiance assez galactique mais aussi avec les personnages inspirés de super-héros. Un étirement des éléments figuratifs est aussi caractéristique de ses œuvres. Il déforme les corps et les formes pour leur donner un aspect encore plus fantastique et mener à une certaine abstraction. Cela se retrouve sur ses œuvres présentes dans la rue mais aussi sur ses toiles sur lesquelles il se concentre de manière plus importante depuis 2008.

Il collabore avec le graffeur new-yorkais Seen, considéré comme le « parrain du graffiti », ce qui lui permet de développer une utilisation de l’acrylique et du pinceau pour des rendus encore plus aboutis.

Ratur

Né en 1983 au Havre, il est rapidement intéressé par les arts graphiques et intègre une école de communication visuelle en 2001.

Cela lui permet de faire la connaissance du graffeur Madkow et ainsi, de réaliser ses premières fresques avec son frère Sckaro. Les trois artistes fondent le collectif MV3 et se font un nom en France.

Ratur devient indépendant à partir de 2007. Grâce à sa participation à divers festivals d’art de rue et à ses expositions en Europe et aux Etats-Unis, il acquiert peu à peu une renommée internationale.

 

Son travail est caractérisé par une approche contemporaine et réaliste de ses personnages tout en ne cherchant pas forcément à reproduire la réalité. La main est un élément essentiel de ses œuvres et constitue une indication sur ce qu’a voulu montrer l’artiste, sur la situation de ses personnages.

Il interroge aussi sur les relations entre les artistes issus du graffiti et les arts picturaux classiques. Un mélange d’influences s’opère donc avec des éléments empruntés à la peinture classique mais aussi au graphisme et au graffiti, ce qui se reflète dans ses œuvres.

SidKa

Romain, alias « Sidka », né à Montpellier, découvre le graffiti en 2005. Il commence ses premières esquisses de lettres et de personnages. De là naissent sa vocation et son amour pour le graffiti, le dessin et la typographie, qui guideront naturellement son parcours individuel et scolaire.

Diplômé d’un Bachelor en design graphique à l’Ecole Supérieure des Métiers Artistiques en 2016, il obtient un bagage solide en illustration et en design graphique, notamment en print.

À la fin de ses études, il se lance en tant qu’artiste graffeur indépendant et expose pour la première fois à la Montana Gallery de Montpellier en 2016. Cette première exposition le place comme un grand artiste en devenir, promis à une longue et prometteuse carrière dans le domaine artistique.

Zest

Né en 1980 à Montpellier, il découvre le domaine du graffiti dès l’âge de 15 ans grâce aux pionniers de la discipline. Il commence alors à réaliser des œuvres et à affirmer sa personnalité artistique.

Il fait partie de l’équipe TDM qui lui permet, avec d’autres artistes, de produire des fresques dans le monde entier comme à New York et Nouméa, mais aussi dans diverses capitales européennes.

Il parfait ainsi son style, côtoyant l’art abstrait. Grâce à l’utilisation très importante de la couleur et une grande maîtrise du geste, il construit un univers régi par la subjectivité. En effet, les lettres de son pseudonyme, des contours féminins et certaines formes cubiques sont signifiées au spectateur.

L’association des couleurs vives voir fluorescentes sur des aplats rigoureusement élaborés permettent de reconnaître le travail de l’artiste et de construire un vocabulaire pictural spécifique, reconnaissable entre tous.

 


Informations pratiques

Galerie Nicolas Xavier
2 bis, rue Glaize, impasse du Musée
34000 Montpellier.


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