Preview des Rencontres de la photographie d’Arles, du 1er juillet au 22 septembre

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Les Rencontres d'Arles célébreront leur 50e édition cet été. Voici un focus sur la programmation 2019.

En 1970, la première édition se tenait dans la salle d’honneur de l’hôtel de ville. Cinquante ans plus tard, le festival a pris de l’ampleur, accueillant 140.000 visiteurs en 2018.

Aperçu de la programmation

A LA LISIERE
Une cartographie des horizons et de leurs limites

Philippe Chancel, DATAZONE #13, Continent antarctique, CHARCOT POINT, 2017.

DATAZONE
« Philippe Chancel a meneé durant quinze ans une exploration de sites sensibles sur notre planète, pour ausculter le monde et observer les symptômes les plus alarmants de son déclin. Faire œuvre de telle manière ne correspond à aucun genre identifié dans les pratiques photographiques. C’est pourquoi Datazone est une invention qui parvient à englober les signes les plus tangibles de la catastrophe annoncée : écologie traumatique, de l’industrialisation chaotique, revers toxiques de la modernisation. De la Chine aux États-Unis, en passant par l’Afrique et l’Europe, c’est le monde entier qui hurle à nos yeux. Et aucun refuge n’est en vue. Philippe Chancel est un photographe classique, ce qu’il construit nous confirme que le monde moderne n’a pas tenu ses promesses. C’est par l’assemblage des images qui témoignent d’une profonde sensibilitée au monde que peut se constituer un grand récit. » Michel Poivert.


RELECTURE
La photographie revisitée

Helen Levitt, New-York, 1980.

« À partir des années 1930, Helen Levitt immortalise la culture de rue des quartiers défavorisés tels que Spanish Harlem et Lower East Side : graffitis, adultes assis devant des entrées d’immeubles et enfants en train de jouer comptent parmi ses principaux sujets. Contrairement aux reporters dont l’ambition traditionnelle est de documenter les dysfonctionnements sociétaux, elle comprend la photographie comme une expression artistique lui permettant de fusionner son vécu quotidien et son expérience esthétique personnelle. Brillante analyste des débats politiques et artistiques de son temps, elle montre des scènes de rues new‐yorkaises comme s’il s’agissait d’us et coutumes mythiques, de cérémonies exotiques, telle une ethnographe. Ces quelque 130 clichés – dont beaucoup sont exposés ici pour la première fois – permettent de jeter un regard nuancé sur l’œuvre de Levitt et retracent son évolution : de photographe de rue à réalisatrice de films et photographe couleur. »


CONSTRUIRE L’IMAGE
Pratiques matérialistes de la photographie

Valérie Belin, Lady stripes, 2017.

PAINTED LADIES
Les jeunes ladies portraiturées par Valérie Belin pourraient être des célébrités, mais il s’agit en fait de célébrités imaginaires – figures archétypales nées du regard de l’artiste et créées par le volume expressif des visages que vient, en quelque sorte, rehausser une « peinture photographique ». Comme si l’artiste, s’interrogeant sur ce qu’est « l’essence même de la vie », décidait d’en donner une représentation picturale par petites touches, à défaut de pouvoir créer un être vivant de toutes pièces. Cette nouvelle série se présente comme un ensemble de tableaux contemporains, réalisés à l’âge du numérique. Une occasion de se poser à nouveau la question récurrente des rapports entre photographie et peinture, figuration et abstraction, réalité et fiction.


ÉMERGENCES
Le festival est un défricheur, il va chercher les talents de demain

Maté Bartha, Kontakt IV, Hongrie, 2018.

« La série Kontakt de Maté Bartha est une découverte visuelle du camp d’été organisé autour de la thématique militaire par l’ONG hongroise « École de la Défense ». Des enfants âgés de 10 à 18 ans y apprennent la discipline, le patriotisme et l’utilisation d’armes de poing Airsoft, une version de loisir des véritables armes à feu, tout en expérimentant les difficultés de la survie dans la nature sauvage. Bartha a passé un an et demi avec eux, ce qui l’a conduit au fil du temps à se poser des questions sur notre attitude à l’égard de la violence, de la guerre et de leur place dans notre société, sur nos principes et les limites de notre tolérance. L’exposition raconte l’histoire d’une communauté d’un point de vue à la fois personnel et distant. L’ambivalence de l’interprétation de chaque image aide à explorer la complexité d’un ensemble de notions apparemment contradictoires autour d’un sujet délicat ». Flóra Mészáros.


Programme complet de l’exposition ici :

rencontres-arles.com


Informations pratiques

Expositions du 1er juillet au 22 septembre
Certains lieux d’exposition du centre‐ville ferment le 25 août au soir.
Tous les jours de 10h à 19h30, dernière entrée 30 minutes avant la fermeture des portes.

Billetterie en ligne : rencontres-arles.com
Les visiteurs pourront acheter leur billet en ligne et bénéficier d’une baisse des tarifs (7€ de moins sur les forfaits) ou dans les billetteries/boutiques du festival.

Forfaits, toutes expositions ou à la journée. Badge semaine d’ouverture et tarifs réduits : tarifs-horaires
Gratuité
Jeunes de moins de 18 ans.
Gratuité nominative : Arlésiens, personnes à mobilité réduite, bénéficiaires de l’AAH, RSA, ASS ou ASPA.
Gratuité pour les Arlésiens : retrait des billets uniquement à la billetterie du bureau du festival sur présentation d’une pièce d’identité et d’un justificatif de domicile de moins de trois mois.

Bureau du festival – 34, rue du docteur Fanton (9h30‐19h) – ouverture à partir du 17 juin 2019.

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