La collection de feu le Musée de l’Histoire de la France et de l’Algérie prêtée au Mucem pour cinq ans

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Conformément à son annonce faite il y a quelques jours en conférence de presse, le président de Montpellier Méditerranée Métropole, Philippe Saurel a officialisé, lundi 10 avril, le prêt de la quasi totalité de la collection dédiée à l'histoire de la France et de l'Algérie au Mucem de Marseille, pour une durée de cinq ans renouvelable, suite à l'arrêt du projet de musée de l'Histoire de la France et de l'Algérie au profit de la création du centre d'art Montpellier Contemporain.

Un premier prêt, avant un autre, plus important

Alors qu’elle préparait l’exposition-débat intitulée L’Algérie et la France, la voix des objets, la direction du MUCEM (Musée des Civilisations et de la Méditerranée – réalisé par l’architecte Rudy Ricciotti) de Marseille avait pris contact avec la Métropole de Montpellier afin d’obtenir le prêt d’œuvres et d’objets constituant l’ancien fonds de collection du musée de l’Histoire de la France et de l’Algérie. C’est dans ce cadre qu’une centaine de pièces parmi les 3000 qui composent la collection, issues de la période ottomane à 1962, complètent cette exposition, à découvrir jusqu’au 19 juin 2017. Pendant l’été, la quasi totalité de la collection dédiée à l’ancien musée rejoindra l’institution marseillaise.

Une collection fournie

« Depuis 2005, la Métropole a rassemblé une collection riche et complète composée de documents d’histoire, de photos, de bijoux, de carnets mais aussi d’objets du quotidien de l’ordre de l’intime et vecteur de souvenirs. Au total, pas moins de 3 000 pièces composent cette collection, du XIXe siècle à aujourd’hui », selon les services de la Métropole.

Passage de témoin

Philippe Saurel, maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole, a officialisé ce prêt le 10 avril, en présence de Jean-François Chougnet, président du MUCEM. « En 2014, nous avons fait le choix d’abandonner le projet de musée de l’Histoire de la France et de l’Algérie pour lui préférer un projet plus adapté à Montpellier. Pour autant, nous n’oublions ni le devoir de mémoire, ni le devoir d’histoire, et la valorisation du fond acquis reste essentielle. Je suis ravi que les pièces de la collection constituée dans ce cadre puissent être exposées dans un musée tel que le MUCEM. Elles trouvent toutes leur place au sein de ce lieu consacré aux civilisations de la Méditerranée », a déclaré Philippe Saurel.

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