Art : Sylvie Léonard-Seigneuret, passion et transmission

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Née dans le monde du théâtre, agrégée de la Sorbonne, Sylvie Léonard-Seigneuret a été successivement institutrice, professeur d’arts plastiques en collège et lycée puis formatrice en arts visuels à l’IUFM. Elle a également été journaliste au NouvelObs, pour RFI et des radios libres. Artiste peintre depuis des années, elle écrit également des ouvrages sur l’histoire de l’art et l’histoire. Rencontre avec cette femme aux multiples talents, dans son atelier montpelliérain. 

La fusion des encres

Après avoir placé les « jus », (brou de noix, etc.) sur le papier, Sylvie Léonard-Seigneuret dessine à l’encre de Chine au calame. Alors, les encres fusionnent selon leur bon vouloir. « Ainsi, les regards, les visages, les postures et les expressions apparaissent. C’est un travail à la limite du maîtrisable, loin d’être une sage copie du réel. Une totale ressemblance avec le modèle n’est pas nécessaire : je suis dans la captation, pas dans la représentation », indique l’artiste, qui travaille à partir de modèles vivants. « Les poses peuvent être rapides ; quelques minutes me suffisent pour faire mes dessins, je travaille très rapidement. Et certains modèles me portent », ajoute-t-elle. Si elle emploie des « encres d’écolier », Sylvie Léonard-Seigneuret avoue être gênée par la douceur. « Ma préférence va vers ce qui a du caractère », affirme-t-elle. Elle aime se confronter aux matériaux, expérimenter l’utilisation de divers supports, « par plaisir de la difficulté et de la découverte ». Ainsi, elle a peint sur du liège, des radiographies médicales, du bois et des cartons abîmés. Mais c’est finalement sur papier qu’elle a trouvé son équilibre. Dans ses « danses avec le hasard », la fusion des encres permet « une fusion des âmes ». Ses travaux sont « chargés de l’intensité du moment », dit-elle. Pour Sylvie Léonard-Seigneuret, dessiner et peindre s’apparente à une expérience intérieure de l’ordre de la méditation, qui permet d’aller loin en soi. Elle dit ne pas représenter la nudité en elle-même mais l’être humain, pour révéler l’humanité de chaque personne.

La transmission

« Quand je parlais d’art contemporain à mes élèves de l’IUFM, futurs enseignants, ils avaient une certaine méfiance. Ils craignaient de ne pas savoir en parler à leurs futurs élèves. Ils faisaient preuve d’une véritable résistance à l’art contemporain. J’ai alors entrepris de leur retracer l’histoire de l’art, pour qu’ils comprennent mieux l’art contemporain. Puis m’est venue l’idée d’écrire des ouvrages d’histoire de l’art accessibles, directement à destination des préadolescents, des adolescents voire des adultes. Le CRDP a été séduit par ce projet. C’est ainsi qu’une série de 6 tomes a vu le jour dans la collection Petites histoires de l’art. 20 000 exemplaires ont été vendus à ce jour. On trouve notamment mes ouvrages au CRDP, dans les bibliothèques et à la librairie Polymômes », indique Sylvie Léonard-Seigneuret. L’auteur, qui a également publié un Petit Guide de Montpellier (éditions du Cabardès), vient d’achever l’écriture d’un roman sur le Moyen Age.

Virginie MOREAU
vm.culture@gmail.com

> Sylvie Léonard-Seigneuret ouvrira les portes de son atelier montpelliérain au public dans le cadre du parcours d’ateliers des Briscarts, les 25 et 26 avril 2015. Un plan du parcours est disponible sur le site Internet www.briscarts.com

> Site Internet de Sylvie Léonard-Seigneuret : www.dessinsdencres.com

> Retrouvez ses petites histoires de l’art sur : www.histoiresdartistes.fr/

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