Confinement : admirez les expositions montpelliéraines depuis votre fauteuil

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Une maison hantée ou protectrice exposée à La Panacée
Vue de l'exposition "Possédé(e)s" à la Panacée.

Notre pays est plongé dans une nouvelle période de confinement et tous les lieux de culture, dont les musées et autres, sont désormais fermés. Mais rassurez-vous, la rédaction vous propose de les visiter depuis votre écran de téléphone ou d'ordinateur, à votre domicile.

Collection Cranford : les années 2000 au MOCO Hôtel des Collections (vidéo)

Le MOCO Hôtel des collections accueille une sélection de la collection Cranford pour l’exposition « 00s ». Cette collection d’art contemporain est rassemblée depuis 1999 par Muriel et Freddy Salem, installés à Londres. Plus de 80 œuvres des années 2000 à 2010, souvent signées par des personnalités reconnues de l’art contemporain – comme Sigmar Polke, Christopher Wool, Albert Oehlen, Cindy Sherman, Damien Hirst – sont présentées à cette occasion. Sur les murs, l’actualité du moment récapitulée année par année situe les peintures, sculptures et installations dans leur contexte. > Voici notre article sur cette exposition, accompagné d’une vidéo.

Une vue de l'exposition 00s du MOCO présentant notamment une photographie de Cindy Sherman.
Une vue de l’exposition 00s du MOCO présentant notamment une photographie de Cindy Sherman.

Les impressionnistes canadiens au Musée Fabre

Saviez-vous qu’entre 1880 et 1920, deux générations de peintres canadiens vinrent en France étudier la peinture ? Ils y rencontrèrent les impressionnistes français, et furent séduits par leur style, composé de touches de couleur, et par leurs sujets d’inspiration (le progrès, la campagne, les bords de mer, les scènes intimistes…). Une fois rentrés dans leur pays à cause de la Première Guerre mondiale, ils développèrent leur propre mouvement. Une épopée que vous pouvez lire dans notre article dédié à l’exposition du musée Fabre. 

Une locomotive avançant dans la neige, peinte par CLARENCE GAGNON
CLARENCE GAGNON, « Le train en hiver ». Vers 1913-1914. Huile sur toile, 56×71 cm.
Collection Donald R. Sobey © Photo MBAC.

La photographie de rue par l’Ecole de New York au Pavillon Populaire

Le Pavillon Populaire abrite en cette période de confinement un véritable petit bijou : des clichés pris par 2 générations de photographes de rue connus sous le nom d’Ecole photographique de New York. Parmi eux figurent Robert Frank, Lisette Model, Diane Arbus, Bruce Davidson ou encore William Klein. Plus de 150 œuvres de 22 photographes reconnus forment l’exposition « The New York School Show ». Visite guidée…

Vue de l'intérieur d'une voiture, la ville sous la pluie. En gros plan, une femme tient un parapluie rouge.
Saul Leiter, Parapluie rouge, vers 1955. Épreuve chromogène, tirage postérieur. 22,9 x 34,3 cm. © Saul Leiter Foundation, Courtesy Howard Greenberg Gallery, New York

La Panacée sous le charme des sorcières, fantômes et autres esprits vaudous

L’exposition « Possédé.e.s, déviance, performance, résistance » de La Panacée évoque les relations entre l’art contemporain et l’occultisme, ainsi que les préjugés. Les artistes contemporains exposés, dont plusieurs Montpelliérains et des internationaux, travaillent, pêle-mêle, sur les corps meurtris, réduits en esclavage, sur les préjugés de genre, les rituels… La force des œuvres est renforcée par une ambiance sonore pénétrante. La rédaction fait pour vous la visite détaillée de cette exposition magistrale… 

Deux robes faites en peau de vaches flottent dans l'air.
« The Shadows Between Us » par la Sud-Africaine Nandipha Mntambo.

Le singulier univers de Pepe Doñate au Musée d’art brut de Montpellier

Le musée d’arts brut et singulier accueille les peintures de l’Espagnol Pepe Doñate. On y découvre des tableaux sombres, habités par des animaux et des êtres étranges. La première impression, lorsque l’on voit un tableau de Pepe Doñate, est d’être confronté à une œuvre pariétale. Ses peintures auraient pu être créées dans une grotte pendant la préhistoire. Les formes animales ou humaines, très simples, sont esquissées de manière naïve, et se détachent du fond grâce à un contraste de couleurs important. Les couleurs de ses œuvres sont souvent terreuses car empruntées à celles de la nature. Les êtres représentés sont le plus souvent statiques, immobiles, comme figés par le temps.

Une bête à cornes blanche sur fond noir par pépé Doñate.
Un animal mythologique de Pepe Doñate.

Ses peintures sur cucurbitacées (évidées) pourraient évoquer des rituels persistant à travers les âges ou oubliés de tous, avec leur sarabande de personnages semblant exécuter des danses. Le volume donne alors du mouvement, anime les êtres, dans une sorte de chamanisme joyeux. L’œuvre de Pepe Doñate nous rappelle nos origines, notre fusion primitive avec les espèces animales, avant que nous ne nous en détachions et ne commencions à les domestiquer. Ses peintures reviennent à l’essentiel : la vie, qui nous a été donnée, universelle. Exposition parrainée par Cogim. 

Œuvre sur cucurbitacée par Pepe Doñate.
Œuvre sur cucurbitacée par Pepe Doñate.

Les œuvres lumineuses et colorées de Colette Richarme à l’Espace Bagouet

Avant sa fermeture, l’espace Dominique Bagouet présentait l’univers pictural de la Montpelliéraine Colette Richarme (1904-1991). Son style et sa palette chromatique sont très caractéristiques, de même que les 4 axes qu’elle avait choisi d’explorer : construction, couleur, passage et transposition. Proche des peintres du Groupe Montpellier-Sète, Colette Richarme évolua progressivement de la figuration à une sorte d’abstraction, avec pour sujets d’intérêt principaux les marines, étangs, goélands, pietàs, natures mortes… L’exposition reflète aussi l’intérêt de cette peintre pour son époque, à travers de belles évocations des tours de la Paillade et d’usines, qui représentaient alors le progrès… La rédaction vous suggère de lire l’article intégral consacré à cette exposition.

Colette Richarme a peint les tours de la Paillade, à Montpellier, à la fin des années 1970.
« Les Tours (La Paillade) », Colette Richarme, 1977, huile sur toile, 130 x 89 cm. Collection Musée Fabre, Montpellier 3M.

Swimmers ou la natation désynchronisée par Kate Wyrembelska à l’Espace Saint-Ravy (vidéo)

Avant le confinement, la rédaction s’était rendue à l’Espace Saint-Ravy pour y découvrir l’exposition « Swimmers » de l’artiste polonaise Kate Wyrembelska. Œuvre principale de la première salle, sa « Déferlante » psychédélique reflète selon elle les émotions provoquées par le déferlement d’images sur nos écrans concernant le Covid : peur, inquiétude, fatigue… Ses nageuses synchronisées/désynchronisées en vidéo et sérigraphies sur toiles et papier soulignent la mécanisation de nos vies, les routines répétitives, selon elle. Son installation mêlant vidéos, chant des sirènes et reflets lumineux bleutés enveloppe les visiteurs dans son atmosphère aquatique. Diplômée de l’Ecole supérieure des Beaux Arts de Montpellier (MOCO), Kate Wyrembelska avait déjà créé un arbre à souhaits très fédérateur lors d’une précédente exposition à La Panacée. > La rédaction de l’HJE vous présente la vidéo de cette exposition à l’ambiance particulière.

Plongée dans l'installation aquatique mêlant vidéos de natation synchronisée avec bugs et chant des sirènes.
L’installation de la seconde salle d’exposition.

 

Virginie Moreau
vmoreau.hje@gmail.com 

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