L’art de Robert Combas rayonne à la Collection Lambert, en Avignon

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"Jojo et Momon font de l’aviron" par Robert Combas, 1986 (détail).

Bonne nouvelle : la Collection Lambert offre, jusqu'au 5 juin 2017, une session de rattrapage aux personnes qui n’avaient pu se déplacer pour admirer la rétrospective "Greatest Hits" de Robert Combas, présentée au Robert Combas en 2012. En Avignon, les cimaises de l’hôtel de Caumont présentent en effet plus de 200 œuvres issues de la collection du galeriste Yvon Lambert, qui fut le premier à croire en le talent du jeune Robert Combas, dans les années quatre-vingt, marquant le retour en grâce de la peinture figurative. L’exposition montre l’évolution stylistique du peintre, les divers supports sur lesquels il a exercé son art jusqu’à présent, aborde diverses thématiques chères à Combas, et retrace des décennies d’amitié entre un galeriste et l’un de ses peintres fétiches.

Robert Combaset Yvon Lambert préparant l’expositionrue du Grenier-Saint-Lazare, 1986. Il fallait être sacrément audacieux pour miser sur le retour de la figuration en plein boom de l’art minimal. C’est pourtant ce que fit le galeriste parisien Yvon Lambert, au risque de se brouiller avec ses collectionneurs et ses artistes, au début des années 80, quand il présenta pour la première fois des tableaux de Robert Combas, relevant du mouvement de la figuration libre. Il œuvra également à assurer sa renommée sur le plan international. La confrontation des premières œuvres du peintre avec d’autres des années 90 montre la naissance de l’écriture picturale de Combas, entre cernes noirs délimitant des aplats de couleurs, écriture pleine de fautes insérée sur les toiles et en commentaires, et humour débridé. « Saint Lambert » par Robert Combas, août 1991, Vence. L’exposition retrace les thèmes de prédilection du peintre : il se régale à peindre son entourage, ses amis artistes, ses amours, le sexe, les batailles, la musique ou encore le sacré. Le style est foisonnant, loufoque et drôle dans les saynètes anecdotiques composées par Combas. Souvent, le génie se fait sentir, notamment dans les œuvres plus magistrales sur la spiritualité, la mythologie, la guerre (les puissantes peintures d’histoire !) ou l’opéra. On découvre avec intérêt des œuvres réalisées sur des draps, draps-housses et housses de couettes qui n’avaient pas été montrées au Mac Lyon. Nombreux sont les tableaux illustrant directement l’amitié régnant entre le peintre et son galeriste, et les portraits d’artistes de la figuration libre et d’autres mouvements côtoyés par le peintre. De beaux témoignages picturaux sur l’histoire de l’art contemporain… « Enée descend aux enfers », par Robert Combas; 1988. Les bonus de l’exposition Ne manquez pas les vidéos proposées au cœur de l’exposition. Dans la salle Sol LeWitt : Robert Combas, l’Alchimie du Verbe, film (25...

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