« Une Scène Sétoise », onze artistes à l’honneur à la Chapelle du Quartier Haut, à Sète

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© Patrick Sardi

A la Chapelle du Quartier-Haut, à Sète, se tient depuis le début du mois d’août une exposition collective intitulée "Une Scène Sétoise", sous l’égide du Cercle des Arts et de son dynamique fondateur, Christian Jurand.

A cette occasion, des œuvres de 11 artistes sétois – ou très proches par le cœur de l’Ile Singulière – sont accrochées aux cimaises : dessins, peintures, sculptures et photographies… L’occasion pour le public de découvrir ou redécouvrir la diversité des artistes qui composent la scène artistique sétoise, et de retrouver une ancienne figure emblématique de Sète, Ketty Brindel, qui fut la première muse de Robert Combas. Lequel a d’ailleurs assisté au vernissage.

On apprécie l’accrochage, réalisé par la commissaire d’exposition, Sabine Van Tornhout, directrice de la galerie du Mas de Coulondres, à Saint-Jean-de-Védas, avec Philippe Saulle, directeur de l’école des beaux-arts de Sète et conseiller artistique de cette exposition événement. Rencontre informelle avec Philippe Saulle…

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Interview de Philippe Saulle, directeur de l’école des beaux-arts de Sète

 

Les artistes semblent très actifs à Sète…

On le sait peu : tout ce qui s’est créé sur le plan artistique à Sète l’a toujours été par
des artistes qui ont convaincu les pouvoirs publics. C’est un artiste qui a créé le premier musée des Beaux-Arts en 1891 et l’école des beaux-arts à Sète. Qui a été dirigée par l’ancienne artiste Eliane Beaupuy-Manciet de 1967 à 1987. C’est également une artiste qui a pris sa suite à la direction de l’école des beaux-arts en 1988 : Noëlle Tissier – actuelle directrice du Centre Régional d’Art Contemporain Occitanie. Et ce sont deux artistes, Gabriel Couderc et François Desnoyer, qui ont fait le musée Paul-Valéry en 1970. Depuis le XIXe siècle, ce sont toujours des artistes qui sont porteurs de projets culturels à Sète, et qui parviennent à convaincre les élus de les mener à bien. C’est une véritable tendance de fond, jusqu’à Hervé Di Rosa avec le MIAM (Musée International des Arts Modestes). A Sète, les artistes sont de vraies chevilles ouvrières de l’art qui font bouger les choses, et pas que dans leur propre intérêt mais aussi dans l’intérêt du public.

Vous vous êtes penché en profondeur sur l’histoire d’amour entre Sète et les arts

J’ai mené des recherches pour écrire un livre non encore publié, qui s’appelle L’Histoire des arts à Sète. Il fait une bonne soixantaine de pages. Pour l’écrire, j’ai interviewé l’inventeur de l’outrenoir Pierre Soulages, et des membres survivants du groupe Montpellier-Sète comme Pierre Fournel, créateur avec le peintre François Desnoyer de ce groupe dans les années 1955. Ils m’ont raconté beaucoup d’histoires. Je vais prochainement présenter mon manuscrit à des éditeurs. J’y dévoile des pans méconnus de l’activité artistique sétoise, et pas mal de scoops. J’ai fait beaucoup de découvertes intéressantes. Notamment le fait que depuis le XIXe siècle, ce sont souvent, voire toujours, des artistes qui ont été à l’origine de lieux et manifestations culturelles. C’est un livre d’histoire abordable, poétique, fluide… D’ailleurs, il serait passionnant d’écrire des livres comme celui-ci sur d’autres villes.

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© Patrick Sardi

Parlez-nous de l’exposition Une scène sétoise

Je tiens à préciser que je n’en suis pas le commissaire d’exposition : c’est Sabine Van Tornhout qui a choisi les artistes et les œuvres, sur une idée de Christian Jurand, du Cercle des Arts. Ce sont leurs poulains, leurs artistes, leur réflexion ; c’est leur travail. Dans l’exposition Une Scène Sétoise, j’ai eu un rôle de conseiller artistique. Cela m’a intéressé de travailler avec Christian Jurand car il n’a pas d’a priori formels. Il n’est contre aucun mouvement ; il est plus dans l’inclusion que dans l’exclusion. Pour moi, cette exposition est un premier volet et s’inscrit dans une série d’expositions. On pourrait envisager d’ouvrir le champ des artistes dans les volets suivants pour continuer à explorer la scène sétoise. Il y a ceux qui sont purement sétois (nés à Sète et qui y vivent), ceux qui sont nés à Sète et qui vivent ailleurs, ceux qui sont depuis moins longtemps à Sète, ceux qui sont attirés par Sète… Le plus bel exemple est Céleste Boursier-Mougenot, qui, en 2002, après avoir exposé à Sète, a eu un coup de cœur pour cette ville et s’y est installé. Ça n’a pas nui à son travail ni à sa carrière, puisqu’il a représenté la France à la Biennale de Venise en 2015. Pareil pour Armelle Caron ou l’Ecossaise Vanessa Notley, qui adorent Sète aussi, et beaucoup d’autres artistes qui vivent à Sète, font un travail merveilleux, et qui sont comme des ambassadeurs pour la ville. Ils véhiculent l’esprit sétois.

Réunir plusieurs artistes dans un même lieu ne peut-il pas conduire à une guerre d’egos ?

Dans beaucoup de villes, il règne encore une sorte de guerre datant des années 1960-70 et toujours présente, dressant les écoles artistiques entre elles et dénigrant les artistes amateurs. Sans doute du fait d’un rapport d’échelle (il y a à Sète 45 000 habitants, dont beaucoup d’artistes), à Sète, j’ai senti une sorte d’énergie, de dynamique artistique, qui a fait boule de neige petit à petit. La concurrence habituelle entre les artistes prend plus ici une forme de bienveillance, voire de parrainages. Jean Denant, par exemple, fait cela très fréquemment : il aide d’autres artistes, jeunes ou moins jeunes. Et surtout, à Sète, des artistes de niveau international croisent des artistes à la carrière bien plus modeste, mais tout aussi méritants. Chacun travaille à sa façon, sans qu’il y ait un jugement de forme ; il existe un respect mutuel entre les uns et les autres. Du coup, on ne juge plus les artistes par leur forme d’art, sauf les imposteurs ou ceux qui sont trop ignorants pour comprendre les formalismes passés, ceux qui refont ce qui a déjà été fait mille fois. Entre les artistes qui ont leur propre vérité, qui sont sincères dans leur démarche de création, il y a cette forme de respect mutuel qui est très appréciable.

A Sète, la dernière bataille d’arrière-garde a eu lieu de 1997 à 2000, quand la municipalité de l’époque a voulu installer le MIAM au CRAC. Le CRAC, dont je faisais alors partie, disait : « plus on est de fous, plus on rit, mais ne venez pas mettre le MIAM dans un White Cube, ce serait insensé, c’est contre-nature ». Après moult débats, le MIAM a finalement été installé dans un lieu qui lui correspondait mieux, et tout cela s’est ensuite apaisé. Le premier directeur du Musée d’arts modestes, mon ami Frédéric Roux, avait beaucoup travaillé dans l’art contemporain. Et le CRAC a copublié un gros catalogue sur Di Rosa. Des passerelles se sont naturellement créées entre les deux institutions. Aujourd’hui, il y a une osmose réelle. Il faut dire que la politique menée par le maire François Commeinhes est favorable au développement harmonieux de l’art dans la cité. A Montpellier, actuellement, je ressens bien plus de concurrence entre les artistes, les galeries et les institutions qu’à Sète.

Propos recueillis par Virginie MOREAU
vm.culture@gmail.com

Remerciements à Patrick Sardi pour sa contribution photographique gracieuse à cet article.

 

Informations pratiques
Chapelle du Quartier-Haut, à l’angle de la rue Borne et de la Grande Rue Haute, 34200 Sète. Renseignements : 04 99 04 76 00.
Une Scène Sétoise : entrée libre de 12h00 à 19h00 jusqu’au 17 septembre 2017.
Visites guidées en présence des artistes les 16 et 17 septembre à 17h30, dans le cadre des Journées du Patrimoine.
• Une fête des arts initiée par Christian Jurand (cercledesarts.fr)
• Commissaire d’exposition : Sabine Van Tornhout
• Conseiller artistique : Philippe Saulle.

 

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© Patrick Sardi.

Revue de détail, par Philippe Saulle, d’Une Scène Sétoise

« Avec la générosité et le dynamisme qui le caractérise, Christian Jurand, pour le Cercle des Arts, présente cet événement, qui, bien plus qu’une exposition est, au vrai sens du terme, une fête des arts. Il n’est plus nécessaire de souligner la vitalité de la culture et plus particulièrement des arts plastiques à Sète, c’est une singularité que beaucoup de métropoles nous envient. Au-delà des faits – un grand nombre d’artistes et d’événements culturels – il s’agit plus d’une modernité propre à l’île singulière. Les artistes se côtoient en bonne intelligence dans un respect mutuel sans souci d’une appartenance à tel ou tel courant ou marché de l’art. Du coup, la scène sétoise est à la fois fragile, singulière et solide ou puissante. Le choix proposé par Christian Jurand ouvre une sorte de premier chapitre exposant ces grandes différences formelles entre lesquelles se joue comme une « timidité des cimes » à l’œuvre au sommet des grands arbres.

Ce qui est particulièrement contemporain à Sète, ce n’est pas précisément ou exclusivement les formes d’art mais la promiscuité de formes fragiles, singulières avec d’autres beaucoup plus élaborées, solides ou profondes. Sète est une ville où les guerres de chapelles qui ont sévi partout au XXe siècle et sévissent encore dans certaines grandes métropoles, excluant les uns, bannissant les autres, jetant l’opprobre sur des facilités ou au contraire fustigeant l’intellect, taxant d’élitisme ou de populisme telle ou telle forme plastique, toutes ces querelles semblent apaisées sur l’Île singulière. Les artistes, locaux ou internationaux, sont à l’œuvre dans un respect mutuel assez rare pour être souligné ici. Le XXe siècle était une guerre d’écoles, le XXIe siècle est une épiphanie de singularités. La scène artistique sétoise en est le brillant exemple, où les imposteurs, les copieurs, les faiseurs n’ont pas leur place. Les anciens orthodoxes des avant-gardes militantes seront sans doute déboussolés tellement les formes d’art et leurs attitudes sont aujourd’hui disséminées. Ben Vautier réclamait sans cesse « Du nouveau ! Du nouveau », mais l’expression de soi, pour peu qu’elle soit vraie, est en soi forcément nouvelle. Il n’y a que l’ignorance des formalismes passés qui masque cette évidence…

Pour cette première d’Une Scène Sétoise, les sensibilités artistiques y sont très différentes, les intuitions, les recherches et les résultats surprennent par leur diversité. Loin d’anciennes classifications regroupées sous le vocable « école », comme l’école de Barbizon arc-boutée sur le paysage réaliste ou celle de Pont-Aven obsédée par la synthèse du paysage ou encore celle de Paris qui n’a d’école que son nom puisque il s’agissait plus d’un regroupement historique d’artistes étrangers que de dictats formels… la scène sétoise, elle, est aujourd’hui très active et infiniment diverse autant par les formes que par les sujets ou les histoires de chacun.

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© Patrick Sardi.

Qui pourrait, par exemple, copier ou suivre l’artiste si singulier Aldo Biascamano ? Formé à l’école des beaux-arts de Sète, créant les Yaros avec Tino Cosentino et André Cervera au début des année 80, il développe depuis des dizaines d’années une mémoire mythique sur le passé, le présent et le futur de Sète. Il réinvente notre monde si bouleversé par la folie des hommes. Déesses, êtres hybrides, coquillages fabuleux et rituels spécifiques peuplent la future République du Quartier Haut. Cette mythologie, qu’il exporte dans le monde entier, s’exprime dans de nombreuses miniatures souvent peintes sur bois à la façon de retables primitifs. Aldo court le monde, de salons à New-York ou Paris en conférences dans de grands lieux prestigieux de l’art contemporain.

Impossible non plus de s’inspirer ou de copier Ketty Brinell  étant donné que chacune de ses peintures est dictée par les événements de sa propre vie. Ses peintures sont tellement personnelles qu’elle ne s’en sépare qu’avec parcimonie. Ketty aime écrire et, comme un journal de bord, fait des photographies chaque jour. Ses peintures sont comme des chapitres profondément personnels. Tout y est sensible, poétique et à fleur de peau. Chaque élément prend place dans une composition sauvage élaborée avec une mémoire précise des lieux, des choses et des états d’âme traversés. D’ailleurs, l’œuvre terminée devra patiemment chercher sa place dans l’espace pour être en résonance avec lui. Sinon elle sera roulée, transportée au gré des voyages de l’artiste. Un voyage débuté à Sète avec les jeunes trublions de la figuration libre.

Avec Julia Collaro, nous changeons encore de monde. Elle fréquente l’atelier de Conrad Paris à Céret et garde une fascination pour la terre et la céramique. Mais la photographie l’accompagne depuis son premier Rolleiflex et c’est à La fabrique des illusions à Montreuil que son œil va s’enhardir. Elle cherche une sorte de rondeur, comme une cohérence dans son travail. C’est l’eau qui, depuis quelque temps, la fascine. Elle cherche des langages non-verbaux pour parler clairement de l’eau, celle qu’elle rencontre en Dominique par exemple, et lors de ses nombreux voyages. Surprises essentielles que sont ces cascades, comme l’écrivait André Malraux.

Claude Combas, sportif, plein d’une énergie impossible à endiguer, dit lui-même qu’il n’est pas artiste, qu’il a beaucoup trop de respect pour eux. Il est un promeneur. Il dit n’avoir juste qu’une pratique artistique du dessin… Il dessine depuis toujours, dans ces moments creux que sont les réunions ou les coups de téléphone à rallonge, d’innombrables dessins automatiques. Longtemps, il n’a pas gardé ces milliers de dessins, et puis lors d’une immobilisation, il s’est mis à les reproduire, les découper, les arranger entre eux pour réaliser des compositions enchevêtrées. Dessiner, c’était sa passion à l’école des beaux-arts de Sète entre 6 et 14 ans. Il y était l’enfant des couloirs, jusqu’à ce que le sport le rattrape.

Christophe Cosentino, formé lui aussi à l’école des beaux-arts de Sète et co-fondateur des Yaros, développe une peinture précise aux couleurs fortes et cernes noirs. Il collecte sans cesse d’innombrables débris, de vaisselle, de pâtes de verre, de plomb, et divers matériaux qu’il ajuste ensuite dans ses camaïeux. Les travailleurs du port, des solitudes énigmatiques, des saynètes étranges ou des gueules cassées peuplent ses peintures. Il réalise aussi de grandes pièces en noir et blanc au graphisme puissant.

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© Patrick Sardi.

Il n’y a qu’à Sète qu’une légende comme celle de Marc Duran peut surgir. Marc a partagé lui aussi les premières heures des « figuration libre » à l’école des beaux-arts de Sète et de la revue Bato. Musicien, il a créé et participé à de nombreux groupes de rock, écrit un opéra, voyagé longtemps jusqu’au fin fond de l’Amazonie, puis, revenu à Sète, il aborde la peinture comme une profonde révélation. Il se lance avec fièvre dans ce qu’il a toujours fréquenté sans avoir jamais eu l’idée même de s’y plonger. Très prolixe, il expérimente et cherche un langage propre à ses histoires personnelles. Inextricables lacis nerveux, dripping échevelés ou tachisme originel cachent des figures mystérieuses que lui seul sait décrypter.

On est loin, là encore, d’une forme radicale comme celle de Fred Hoyer qui, lui, ne peint que des radis depuis des dizaines d’années. Un prétexte à peindre en ne se souciant plus de thème ou du sens des choses, pour ne s’intéresser plus qu’à la peinture en tant que telle. Formé aux beaux-arts de Toulouse, où le grand Jean-Luc Godard avait accepté de jouer dans son film de diplôme de fin d’études, Fred ne peint plus que pour peindre. Les questions de tons, de couleurs, de glacis, de matières, de support, de rapports d’échelle sont les seules qu’il se pose. Sa peinture n’est pas là pour nous dire quoique ce soit, mais seulement nous permettre de jouir de ces matières visibles.

Sans doute que Lucas Mancione ne peint ou ne dessine pas non plus pour nous dire quelque chose, mais des figures, souvent animales, surgissent. Il réalisait à New-York, à la fin des années 90, de vastes dessins à la bande magnétique vidéo, que sur les conseils avisés de l’artiste Roland Flexner, il finit par couper pour rompre enfin avec la figuration. Il réalise plusieurs films vidéo, et joue avec Robert Combas dans le groupe Les Sans Pattes. Mais c’est au contact du marbre, par cette matière noble qu’il faut sempiternellement poncer, qu’il renoue avec le désir de dessin. Sur calque d’abord, à la mine de plomb, puis vastes aquarelles et enfin huiles très diluées dans lesquelles des regards profonds s’imposent.

Expérimenter encore et encore, c’est l’acharnement quotidien de Frédéric Périmon. Passé par la sculpture pendant des années, puis libéré de ses propres contraintes, il invente des solutions techniques parfois très sophistiquées, pour approcher prudemment le fait de peindre. Perfectionniste, il se détache depuis quelques temps de cette qualité pour se concilier les bonnes grâces du hasard, si chères à la peinture. Des perspectives abyssales d’immeubles de mégalopoles sont un sujet presque géométrique et ordonné au sein desquelles il ouvre soudain un champ poétique et humain qui le surprend lui-même.

Jean-Marie Picard, lui, est habité par d’innombrables histoires, des mythologies grecques aux légendes du Far West ou du rock n’roll. Il est intarissable, et cette source généreuse alimente son travail de graveur sur bois. Depuis qu’il est revenu à Sète, Jean-Marie renoue avec le dessin en grand format comme un forçat et s’approche peu à peu de la couleur. Les vastes paysages aux cieux sombres et aux prairies vertes infinies sont comme des chevauchées graphiques. Sa faconde dans le dessin, très maîtrisée, est inspirée et nourrie par les grands maîtres du genre. De Dürer à Doré, de Passada aux expressionnistes allemands jusqu’à Tardy ou Hugo Pratt.

Enfin, et là encore il n’y a qu’à Sète qu’une telle légende peut naître, c’est celle de Marc Combas, dit Topolino. Dessinateur et peintre compulsif, acharné de travail, il ne cesse de dessiner ce qu’il voit, ce qu’il entend, comme un rapport au monde qui serait exclusivement dessiné. Au point que la Ville de Sète l’embauche pour être reporter dessinateur des événements culturels de la ville. Un cas unique, sans doute. Son trait est caractéristique, d’une exécution à la fois libre, personnelle et très maîtrisée dans sa rapidité. Observateur aiguisé de la vie culturelle sétoise, ses dessins, foules, portraits, situations ou paysages urbains révèlent cette vie si fertile qui prolifère sur l’Île singulière.

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© Patrick Sardi.

 

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