Top départ de la ZAT « 100 artistes dans la ville »

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zat-couv

Pour cause de rassemblement national de "gilets jaunes" à Montpellier ce samedi, c'est finalement ce vendredi 7 juin à 19h00 qu'est donné le top départ, sur le parvis de l'Opéra, de la tant attendue ZAT de deux mois intitulée "100 artistes dans la ville", destinée à célébrer l'ouverture, le 29 juin prochain, du MoCo, hôtel des collections d'art.

Outre la Panacée, l’école des Beaux-Arts et le MoCo-Hôtel des Collections, divers lieux inhabituels accueillent les œuvres, dont de nombreuses rues, des squares, des commerces, alors ouvrez l’œil !

La ZAT 2019 est donc inaugurée ce vendredi 7 juin à 19h00 sur la place de la Comédie (parvis de l’Opéra) et propose un parcours entre le MoCo, l’Ecusson et l’Ecole des beaux-arts, en passant par La Panacée, où se tient l’exposition La Rue. Organisée sur deux mois, elle s’articule autour de deux temps forts, deux week-ends de performances à ne pas rater : les 8 et 9 juin, pour son ouverture, et les 29 et 30 juin, pour l’inauguration du MoCo-Hôtel des Collections.

Quels artistes ?

Rappelons qu’il n’y a pas eu d’appel à projets officiel pour cette ZAT. Certains artistes ont été appelés par le comité de sélection, d’autres ont posé leur candidature. On constate que nombreuses sont, parmi les personnalités sélectionnées, celles qui sont issues d’écoles des beaux-arts. Qu’il s’agisse d’artistes locaux, nationaux ou internationaux, émergents ou confirmés. Bref, une sélection où l’on reconnaît très nettement la patte de Nicolas Bourriaud.

Parmi les invités figurent notamment Neïl Beiloufa, Berdaguer & Péjus, Hicham Berrada, Braco Dimitrijević, Agnès Fornells, Gloria Friedmann, Mona Hatoum, Fabrice Hyber, Pascale Marthine Tayou, Mathieu Mercier, le collectif Opavivara!, ou encore Jeanne Susplugas.

L’artiste activiste britannique Bob & Roberta Smith a réalisé une grande fresque dans la cour de l’École Supérieure des Beaux-Arts, le Montpelliérain Yann Dumoget a installé son veau d’or à l’apothicairerie de la Chapelle de la Miséricorde. Le Sétois Jean Denant a posé une pièce devant le Musée Fabre, dont la cour accueille également une œuvre d’un autre artiste évoquant le peintre Courbet. Franck Scurti a déposé ses Reflets chez Mécènes du Sud. Le Montpelliérain Jimmy Richer propose ses scènes fantomatiques au 15 de la rue Maguelone, Bruno Peinado (vu au MRAC de Sérignan il y a quelques années) laisse ses « drapeaux » peints flotter au vent dans la rue Jacques-Cœur, passage Lonjon et passage Bruyas. Melik Ohanian a déposé ses lithographies dans les vitrines commerçantes du quartier des Beaux-Arts. Mathieu Mercier questionne la place de l’objet au square Bagouet. Sur les quatre vitrines de Monoprix, rue Maguelone, Clémentine Mélois propose Cent titres, un trompe-l’œil d’une bibliothèque truculente. Et bien d’autres encore…

Nicolas Bourriaud a souhaité montrer également des expositions de collectifs d’étudiants issus de l’ESBA Montpellier, pour que s’exprime «la richesse de la création artistique des artistes émergents».

Deux artistes déjà présents en 1970

Deux artistes dont les œuvres étaient exposées lors de l’exposition événement 100 artistes dans la ville en 1970 sont à l’affiche lors de cette ZAT 2019 : une rétrospective consacrée à Vincent Bioulès se tient au Musée Fabre du 15 juin au 6 octobre 2019 et une autre exposition dédiée à sa passion pour le pic Saint-Loup se tient à la Maison des Consuls aux Matelles. Tandis que Tjeerd Alkema est lui aussi doublement à l’honneur au FRAC Occitanie et à la Galerie AL/MA du 8 juin au 20 juillet ou au 31 août selon les lieux.

Trois œuvres pérennes dans l’espace public

De nombreuses œuvres ont été produites pour l’occasion, accompagnées de prêts et de performances d’artistes. Seules trois de ces pièces, expressément commandées par la Ville de Montpellier, sont pérennes et resteront dans l’espace public à l’issue des deux mois : une sculpture sans titre en aluminium brut de Lili Reynaud-Dewar place de Strasbourg, l’installation Cosma en marbre et peinture sur le sol de la place Salengro par Abdelkader Benchamma, et une sculpture intitulée Le Triomphe de Gilgamesh sur le mur de soutènement du pont de Sète, réalisée par Dominique Figarella.

Expo La Rue à La Panacée

Du 8 juin au 18 août, des œuvres de 80 artistes internationaux sont présentées à la Panacée dans le cadre de l’exposition La Rue, sous l’égide du curateur Hou Hanru, commissaire du Pavillon Français en 1999 et du Pavillon Chinois en 2007 à la Biennale de Venise et qui dirige le MAXXI – Museo Nazionale delle arte del XXI secolo – de Rome. Excusez du peu ! La vidéo y est particulièrement représentée. Cette exposition aborde divers sujets, comme les manifestations, les notions de minorités et d’interactions, la rue comme extension de l’espace domestique, la solitude urbaine, la rue en tant que lieu de transition, et la cartographie.

En juin et juillet, il sera donc impossible de s’ennuyer à Montpellier, tant les possibilités sont nombreuses de partir à la rencontre d’œuvres à travers la ville. Et même à Sète, partenaire de cette ZAT 2019 vraiment extraordinaire !

Virginie MOREAU
vm.culture@gmail.com

Site Internet : https://zat.montpellier.fr

A noter : une application, en téléchargement gratuit sur les plateformes Apple Store et Google Play dèsaujourd’hui, met à la disposition des visiteurs des notices explicatives complètes et propose différents parcours thématiques autour de l’expo­sition. A vocation pérenne, cette application mobile géolocalisée continuera à être utilisée par la Ville de Montpellier après la manifestation pour présenter la richesse de la scène artistique locale.

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