La féminité selon Pierre LOHNER

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La Galerie de l’Ancien Courrier accueille à ses cimaises une exposition à la fois émouvante et poignante, consacrée aux oeuvres de Pierre LOHNER portant sur les femmes. Décédé en 2008, cet artiste qui travaillait essentiellement à la pierre noire était professeur de dessin anatomique à l’Ecole Supérieure des Arts et Techniques de Paris et croquait l’actualité pour le journal Le Monde dans les années 1990. Il s’était établi à Montpellier en 2000. La veuve de l’artiste, Isabelle LOHNER, a laissé toute liberté à la galeriste Claire BORNERAND pour choisir des oeuvres parmi le fonds laissé par son défunt époux. Celle-ci y a déniché des merveilles de grâce ou de force, dont plusieurs travaux inédits.

Article de Virginie MOREAU / A lire dans son intégralité dans l’Hérault Juridique & Economique du jeudi 22 novembre 2012.

La vitrine mérite le détour, puisque la galeriste a choisi d’y exposer une oeuvre énigmatique et puissante : Les Amazones (1982). On y voit des femmes très fines, fortement cambrées, aux longues chevelures délicates traitées selon le style Art Nouveau. Armées de frondes, elles sont uniquement parées de jambières improbables, mêlant des cordages et des éléments mécaniques. Exhalant une féminité exacerbée, ces guerrières font front de façon solidaire.

Un autre dessin fait pendant à cette oeuvre : Tentations. Pierre LOHNER y met en scène des béliers se frottant contre de charmantes nymphettes graciles. Un dessin plein de sensualité, le bélier étant une allusion sexuelle à peine masquée.

Aux murs, de nombreuses études de nus montrent des femmes allongées, recroquevillées ou debout. “ Leurs pieds et leurs jambes sont massifs et leurs mains anguleuses. Les torsions de leurs corps sont typiques de LOHNER. Il étirait les corps pour augmenter leur expressivité ” indique la galeriste, ajoutant que “ l’artiste mettait l’accent sur les regards de ses modèles vivants, les rendant ainsi fascinants ”. Leurs membres massifs font d’elles des femmes qui ont les pieds sur terre, solidement ancrées dans la réalité,
même si, parfois, elles se laissent aller à être pensives ou plus fragiles. Leurs chevelures travaillées, qu’elles soient bouclées ou sagement tressées, faisaient l’objet d’une attention particulière de la part de l’artiste. On apprécie certains cadrages surprenants, qui mettent en valeur des caractères féminins ou des situations. (…)

 

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