Les Français en 2020 ? L’amour, toujours l’amour, selon l’Observatoire Cetelem

Par |

« L’amour, l’amour, l’amour : se rencontrer, se séduire, se garder aujourd’hui » est le premier volet de l’enquête Panorama de l’amour aujourd’hui publiée par Harris interactive pour l’Observatoire Cetelem. Comment se manifeste-t-il ? Croit-on encore au grand amour à l’heure des technologies et des réseaux sociaux ? Et le mariage dans tout ça ?

 

En ce début d’année 2020, et à l’approche de la Saint-Valentin, tandis que la technologie s’est immiscée dans quasiment toutes les interactions sociales, les zOOms de l’Observatoire Cetelem ont opportunément décidé, avec l’aide de l’Institut Harris Interactive, de poser leur focus sur un thème à la fois universel et très intime : l’amour. Comment se manifeste-t-il aujourd’hui dans le quotidien des Français ? Croient-ils encore au grand amour à l’heure des applications de rencontre ? L’enquête, qui comporte trois volets, débute par une question fondamentale : comment cerner la définition que donnent les Français de l’amour aujourd’hui ? Entre aspirations, limites, attentes et représentations, l’Observatoire dresse un véritable panorama du couple à l’ère et à l’heure actuelles.

L’amour au centre

Il s’avère que la vie amoureuse est bien au centre de l’existence des Français… En effet, 8 Français sur 10 (82 %) affirment que leur vie amoureuse constitue une part importante de leur quotidien (91 % chez les personnes en couple), et 1 sur 5 (21 %) en fait une priorité au jour le jour.  68% indiquent que c’est également le cas de leur vie sexuelle — les hommes (76%) et les plus jeunes (75%) soulignent particulièrement l’importance de cette dimension. Côté grand amour (83 %), âme sœur (82 %), coup de foudre (80 %), les Français croient aux concepts clés de l’amour, qu’ils associent spontanément à des émotions positives : bonheur, confiance, complicité, fidélité… S’il apparaît plus simple de faire des rencontres aujourd’hui qu’il y a dix ans selon 39 % des Français, s’engager auprès de quelqu’un (46 %), rester en couple de manière durable (57 %) ou trouver une relation stable (57 %), semble plus complexe en 2020. Toutefois seuls 21% des Français en font une priorité, après la santé (53 %), la famille (39 %) et les enfants (34 %), ainsi que l’argent (34 %). Il s’agit d’un souci plus prépondérant chez les jeunes femmes (33 %), quand les hommes y accordent davantage d’importance entre 35 et 49 ans (31 %).

 

L’amour pour positiver

Lorsqu’ils pensent aux personnes qui leur évoquent l’amour, les Français citent en premier lieu l’idée d’un conjoint (65 %, et jusqu’à 78 % chez ceux qui sont en couple depuis plus de dix ans), tandis que la moitié d’entre eux évoquent également les enfants. L’amour est aussi associé à des émotions et à des sentiments positifs. Il s’avère notamment synonyme de bonheur (44 %), confiance (42 %), complicité (41 %) ou encore de fidélité (38 %). Sa dimension charnelle, incarnée par la passion (20 %) ou le sexe (18 %), est davantage mise en valeur par les hommes (23 % dans chacun des cas). Enfin, si 15 % des Français déclarent que l’amour est avant tout une question de compromis, ils sont dans l’ensemble assez peu nombreux à l’assimiler à des notions négatives : éphémère 4 %, jalousie 3 %, stress 3 %, routine 3 %, divorce 3 % — ou trop pratiques : compte commun 3 %.



Entre tradition et modernité

Dans cette enquête, les Français confirment leur vision plutôt traditionnelle de la relation amoureuse. Ils sont 91% à placer la fidélité comme valeur principale du couple, et affirment qu’il est possible de rester amoureux de la même personne toute sa vie (81 %), ou en avouant qu’ils ne s’imaginent pas, à terme, vivre autrement qu’en couple (66 %, 75 % chez les plus jeunes). Ils reconnaissent néanmoins ouvertement l’importance du désir (82 %) et de la bonne entente sexuelle (88 %) pour le fonctionnement à deux. Les évolutions de la société les conduisent aussi à proclamer l’indépendance financière (83%) et à accepter l’idée de vivre en famille recomposée, 67 % affirmant au passage qu’ils pourraient se mettre en couple avec quelqu’un qui a des enfants d’une précédente union. Les hommes sont nettement plus nombreux que les femmes à déclarer accepter des formes de liberté — couples libres, fait d’aimer plusieurs personnes en même temps, etc. — et pardonner la tromperie (45 % contre 35 %), aimer plusieurs personnes en même temps (47 % vs. 31 %), ou faire durer un couple libre (35 % vs. 23 %).

 

Le mariage, une aspiration forte chez les jeunes

Chez les personnes qui ne sont pas mariées, l’aspiration à se passer la bague au doigt paraît relativement faible : 34%. Cette envie est toutefois assez forte chez les plus jeunes (73 % chez les 18-24 ans) et décline avec l’âge (54 % chez les 25-34 ans). Seulement 7 % des personnes âgées de 65 ans et plus qui ne sont pas mariées aujourd’hui aimeraient le faire. Les Français ont pour la plupart ont une bonne image du mariage pour les couples de même sexe, perçu comme une bonne chose (68 %) et un progrès pour l’égalité (70 %) — malgré le sentiment que celui-ci a bousculé la société française (51 %), voire en partie désacralisé le mariage (51 %).

L’amour et les finances

Pour les Français qui vivent en couple, a fortiori ceux qui sont mariés ou en couple de longue date, la création d’un compte commun est une évidence. 76 % affirment en posséder un, et 51 % y placer la totalité de leurs revenus. Ils s’estiment néanmoins pour la plupart (50 %) totalement libres de leurs dépenses au sein du couple, 42 % reconnaissant suivre les dépenses de l’autre sans les contrôler. Mais 8 % indiquent réellement surveiller celles de leur conjoint de près. Pour les Français, cette liberté économique est centrale dans le couple. Il est important pour eux que chacun des conjoints travaille et contribue au budget du foyer (80 %), mais aussi que chacun conserve une certaine autonomie financière (83 %). Les Français en couple estiment en grande majorité (84 %) que les dépenses qu’ils effectuent individuellement et pour leur plaisir personnel ne créent pas de conflits au sein de leur couple. Effectuer des dépenses importantes à deux — mobilier, immobilier, etc. — apparaît plutôt comme une source de joie (77 %) que de stress pour eux (23 %), et la plupart confirment que même s’ils avaient la possibilité d’effectuer ce type d’achats seuls, ils choisiraient de les partager avec leur conjoint (74 %).


Source : Harris Interactive pour l’Observatoire Cetelem. L’ enquête a été réalisée par Harris Interactive en ligne du 14 au 16 janvier 2020. Échantillon de 1 036 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e). 

Commentaires

Vous devez être abonné pour commenter.

Abonnement newsletter

L’actualité juridique et économique de l’Hérault toutes les semaines dans votre boite mail.

En renseignant votre adresse email, vous accepter de recevoir nos derniers articles par email et vous prenez connaissance de notre Politique de confidentialité