« Le grand Montpellier et ses peintres », voyage dans la capitale languedocienne

Par |
grand-montpellier-ok

En cette fin d'année, le Papillon Rouge Editeur publie un ouvrage qui pourrait figurer dans votre liste au Père Noël : "Le Grand Montpellier et ses peintres". Ecrit par Alain Laborieux et Robert Faure, préfacé par Numa Hambursin, ex-directeur artistique du Carré Sainte-Anne, on peut y découvrir le regard porté sur notre ville par des artistes du XVIIIe siècle à nos jours.

Le lecteur peut ainsi se promener dans Montpellier au gré des reproductions de tableaux. Montpellier, « ville de peintres », comme la définit Numa Hambursin dans sa préface, se dévoile dans divers chapitres successifs qui mettent en valeur son patrimoine et ses paysages. Ainsi, après un bref rappel historico-artistique, au fil des chapitres, Alain Laborieux et Robert Faure conduisent le lecteur successivement dans les rues, places et quartiers de Montpellier, puis auprès des monuments et des églises, au cœur du musée Fabre et dans les ateliers d’artistes, sur l’esplanade et la place de la Comédie, au Peyrou et au Jardin des plantes, au bord des fleuves, puis aux alentours de Montpellier.

Les œuvres présentes dans cet ouvrage sont très variées, signées par des peintres talentueux, d’autres reconnus sur le plan régional, et d’autres moins connus. On a plaisir à revoir notamment La Rencontre entre le peintre et le mécène montpelliérain Alfred Bruyas peinte par Gustave Courbet (1854) et la Vue du village de Castelnau exécutée par Frédéric Bazille (1868), œuvres appartenant au Musée Fabre. Ou encore des paysages régionaux de Max Leenhardt et d’Eugène Castelnau. Le cabinet du collectionneur Alfred Bruyas par Auguste Glaize (1848). Plus près de notre époque, des aquarelles et gouaches colorées de Colette Richarme représentant Montferrier et les tours de la Paillade. Ou un paysage de Clapiers par Georges Dezeuze. Du côté de nos contemporains, les vues sensibles de Vincent Bioulès des abords de la cathédrale Saint-Pierre à différentes heures de la journée, de la rue Rey et des rues sombres de la cité la nuit, au début des années 2000, montrent un grand amour pour les lumières et les bâtiments montpelliérains. Il est également question de lumière crue du Sud dans Les Trois Grâces (1988) du regretté Philippe Pradalié, élève de Georges Dezeuze aux Beaux-Arts de Montpellier. Cette œuvre a d’ailleurs été choisie pour la couverture du livre. Tandis que son fils, Thomas Verny, témoigne en 2016, au pastel, de réalisations architecturales contemporaines : la nouvelle mairie et le paysage urbain avec ses grues de chantier. Avec des cadrages toujours intéressants.

 

Loin d’être une histoire de la peinture montpelliéraine, Le grand Montpellier et ses peintres propose plutôt une balade fort agréable du jardin du Pérou aux anciennes écuries de Grammont, de l’Ecusson au pic Saint-Loup, de l’intérieur du cabinet d’Alfred Bruyas à une galerie du Musée Fabre, du château d’eau au Jardin des plantes, des tours de la Paillade à Celleneuve, de la place de la Canourgue au marché Saint-Jaume, de Sainte-Eulalie à la cathédrale Saint-Pierre… Le lecteur est conduit en douceur d’une période de l’histoire à l’autre. Témoignage patrimonial et historique tout autant qu’artistique, Le grand Montpellier et ses peintres plaira aux amateurs d’art et de patrimoine…

 

Virginie MOREAU
vm.culture@gmail.com 

Le grand Montpellier et ses peintres
Par Alain Laborieux et Robert Faure
Le Papillon Rouge Editeur. 23,90 euros.
www.papillon-rouge.com

Commentaires

Vous devez être abonné pour commenter.

Abonnement newsletter

L’actualité juridique et économique de l’Hérault toutes les semaines dans votre boite mail.