« L’Atlas du street-art et du graffiti », ouvrage mondial de référence en la matière

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Vous adorez le street-art mais il vous arrive de vous demander si vous avez bien reconnu une signature ? Votre ado vous montre régulièrement des œuvres urbaines sur les murs de votre ville, et vous avez besoin d'une mise à niveau en la matière ? Vous avez du mal à différencier un tag d'un graffiti ? "L'Atlas du street art et du graffiti", de Rafael Schacter – anthropologue et conservateur à Londres, qui fut l'un des organisateurs et commissaires de l'exposition « Street Art » à la Tate Modern de Londres, en 2008 – est pour vous !

En introduction, Rafael Schacter retrace l’épopée du street art, connu comme tel à la fin des années 60, mais né en fait sur les parois des grottes, durant la préhistoire. Le vandalisme semble avoir cédé la place aux tags, qui eux-mêmes sont souvent supplantés, dans l’esprit du public, en termes de qualité, par les fresques murales artistiques gigantesques qu’il peut admirer dans les cités internationales. Mais tous ces moyens d’expression coexistent.

D’abord mêlé d’interdit et uniquement pratiqué en extérieur, l’art urbain a progressivement acquis ses lettres de noblesse et investi les intérieurs, jusqu’à se vendre sur toiles, aux cimaises des galeries. L’éphémère est devenu plus pérenne, même si régulièrement, les œuvres sont effacées par les services spécialisés des municipalités. Et « l’art pour tous » des débuts est devenu parfois inaccessible aux simples bourses.

De l’Amérique du Nord à l’Amérique latine, jusqu’à l’Europe du Nord et l’Europe du Sud, c’est sous la forme d’un atlas que Rafael Schacter – anthropologue et conservateur à Londres, sommité du street art, qui fut l’un des organisateurs et commissaires de l’exposition Street Art à la Tate Modern de Londres, en 2008 – a choisi de traiter le sujet de l’art urbain. Il y recense 123 artistes exerçant leur art sur les murs de 25 pays différents. Des spécialistes font également des focus sur 16 villes réputées pour leur art urbain, agrémentées de cartes de villes spécialement créées par des artistes.

Des artistes qui ont tous débuté en signifiant leur identité, « en marquant leur territoire sur un mur avec un crayon, de la craie, un marqueur ou une bombe de peinture », rappelle John Fekner dans la préface.

 

L’ouvrage livre un panorama mondial de l’art urbain et de ses influences : arte povera italien, pixaçao brésilien, pop art et land art américains, pochoirs politiques argentins, De Stijl, muralisme mexicain… Et n’oublie pas d’évoquer, au-delà des condamnations par certaines autorités et des amendes et poursuites dont sont encore passibles ces artistes, la puissance d’évocation de cette forme d’art qui rime avec liberté. C’est dans la commande officielle que le consensus s’établit finalement, et que tout le monde trouve son compte. Les illustrations de cet atlas témoignent de la richesse expressive des artistes référencés dans cet ouvrage, de la peinture à la bombe d’Honet aux sculptures mosaïques d’Invader, des altérations de panneaux d’affichage d’Ox aux installations urbaines des Frères Ripoulain, pour ne parler que d’artistes urbains français.

 

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Références de l’ouvrage

« L’Atlas du street-art et du graffiti » par Rafael Schacter.
Editeur : Flammarion.
39,90 euros. 400 pages. 300 illustrations. 235 x 220 mm.
Nouvelle édition mise à jour.

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