Montpellier : le musée Fabre célèbre l’âge d’or napolitain

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Le musée Fabre de Montpellier Méditerranée Métropole accueille en ses murs sa nouvelle exposition, intitulée L’âge d’or de la peinture à Naples, de Ribera à Giordano. Le XVIIe siècle est une période florissante pour la peinture napolitaine. Une période d’évolution également, puisque divers mouvements se sont succédé en un siècle, depuis le naturalisme jusqu’au baroque. En 84 œuvres réparties en 6 sections, les visiteurs sont propulsés dans une ville phare du XVIIe, à la découverte de ses peintres. 

Michel Hilaire, conservateur en chef du Musée Fabre de Montpellier, qualifie la ville de Naples de « foyer artistique majeur au XVIIe siècle sur le plan européen ». Il résume ainsi l’exposition estivale du musée Fabre* : « Depuis l’arrivée de Caravage en 1606, dont l’exposition présente un splendide Saint Jean-Baptiste de 1610, jusqu’au triomphe de Solimena peu avant 1700, la peinture napolitaine évolua d’un ténébrisme caravagesque vers le classicisme et la couleur, avant la grande poussée baroque à partir de 1660, tout en sensualité et mouvement ». On le voit, le XVIIe siècle marque une période majeure pour la peinture napolitaine.
Certains peintres se font l’écho des divers drames qui secouèrent Naples à cette époque, comme l’éruption du Vésuve en 1631, la révolte de Masaniello en 1647 et la terrible épidémie de peste en 1656… faisant ainsi entrer l’histoire dans leurs tableaux. D’où la surreprésentation des saints dans les œuvres exposées, ces derniers étant réputés avoir protégé la ville à diverses reprises. Des scènes mythologiques ou religieuses, des paysages et natures mortes, ainsi que des saynètes du quotidien, composent la majeure partie de l’exposition.

Aux cimaises, les chefs-d’œuvre le disputent aux œuvres inédites. Des tableaux de naturalistes comme Caracciolo, Vitale et le grand Ribera cèdent la place aux toiles des maîtres de la couleur que furent Stanzione, Di Lione et Cavallino, ensuite relayées par des tableaux baroques de Giordano, Beinaschi et Solimena. Une figure ressort en particulier de cette présentation : le peintre Jusepe de Ribera, surnommé L’Espagnolet, dont 12 tableaux sont présentés au public. L’expo s’achève sur des toiles de Francesco Solimena, qui fut une figure importante du baroque théâtral.

Virginie MOREAU

vm.culture@gmail.com

> Musée Fabre – 39, boulevard Bonne Nouvelle – Montpellier – Tel. : 04 67 14 83 00.

> Exposition visible jusqu’au 11 octobre 2015, du mardi au dimanche de 10h00 à 19h00. Musée ouvert les 14 juillet et 15 août.

Légende de l’image : Jusepe de Ribera, « Le Pied Bot », 1642, huile sur toile,  164 x 93,5 cm, Paris, musée du Louvre, Photo © RMN-Grand Palais / Stéphane Maréchalle

* réalisée avec Nicola Spinosa, spécialiste de ce sujet.

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