Musique ancienne et expositions : Le Grand Pic Saint-Loup monte en gamme(s)

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©HJE2018, D. Croci

Les Rencontres de musique ancienne en Pic Saint-Loup viennent de s'achever de belle manière, confirmant l'intérêt du public pour le baroque et le patrimoine roman ainsi mis en valeur. Entretien avec Didier Fournials, directeur de l’action culturelle et de l’animation aux populations de la Communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup…

HJE : Le Pic Saint-Loup monte en gammes ?

Didier Founials : « Un territoire sans culture ça s’appelle un désert. La culture est une réelle volonté politique portée par Alain Barbe, le président de la communauté de communes, qui a d’ailleurs choisi de prendre en propre la compétence Culture. Pour un vrai rayonnement sur l’ensemble de notre territoire qui est vaste — 15 % du département de l’Hérault — et divers, allant du périurbain en limite de Montpellier aux contreforts du Larzac. Nous disposons de différents pôles culturels liés à l’histoire de notre intercommunalité après son « mariage » avec les intercommunalités Séranne (Saint-Martin de Londres et la Buège) et l’Hortus (Claret). Chacune avait ses éléments culturels comme le musée des Matelles pour le Pic Saint-Loup et la Halle du Verre à Claret. Ce qui a permis de développer une véritable politique d’expositions qui couvre 25 siècles d’histoire du site archéologique de Cambous à l’art contemporain. On ne s’interdit rien, ce qui est bien le propre de la culture.

Didier Fournials, directeur de la Culture et de l’Animation aux populations de la C.C. Grand Pic Saint-Loup, en visite à la Maison des Consuls des Matelles pour l’exposition L’extraordinaire de l’ordinaire. © HJE 2018, Daniel Croci.

De gros travaux ont été entrepris il y a trois ans pour créer la Maison des Consuls (Lire l’article vidéo HJE), née des entrailles de l’ex-musée des Matelles. 1,3 million d’euros investis dont 350 000 euros par la communauté, le solde par les partenaires institutionnels : la Région, la DRAC. Avec pour thématique l’objet, l’homme et sa curiosité. Elle se situe entre archéologie et art contemporain grâce à des expositions temporaires. L’an prochain, le paysage sera le fil rouge de notre action culturelle ».

HJE : L’art s’installe aussi dans le paysage…

« Des expositions de pleine nature sont conduites depuis trois ans. L’idée a été de créer autour du Pic Saint-Loup un parcours culturel composé de sculptures monumentales posées sur des sites naturels d’intérêt durant 3 à 4 mois pour un dialogue éphémère. Avec le soutien important de l’Europe, l’action « Aux bords des paysages » pourra un jour s’implanter sur une friche ou dans un « paysage industriel » comme un parking de supermarché, parce que c’est aussi une des composantes du paysage de notre territoire. Cette action entre idéalement en cohérence avec l’exposition In Situ. Lors de la première édition, la sculpture géante du Loup placée sur le parking de Cazevieille, au pied du pic Saint-Loup, qui voit 100 000 personnes en faire l’ascension, a marqué les esprits. »

Philippe Leclant, directeur artistique de l’association Les Muses en dialogue, à l’origine de nombreux festivals de musique ancienne en région, comme celui qui se tient du 12 au 14 octobre en Pic Saint-Loup. © HJE 2018, Daniel Croci.

HJE : La musique vient ajouter une pièce à ce puzzle culturel territorial…

« Nous avons un beau patrimoine ancien, roman… Je connaissais déjà le Festival de Maguelone créé par Philippe Leclant. Il y a des églises…

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