Raphaël Zarka expose « Spolium » au site archéologique Lattara

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Crédit : H. Rubio / @Montpellier3m

"Spolium" de Raphaël ZARKA a été créée à partir de six installations inspirées par la richesse des pièces du musée, au sein des collections permanentes venant de faire peau neuve. Les créations de l'artiste seront accessibles au public jusqu'au 18 février 2019.

Depuis 2007, le site archéologique Lattara – musée Henri Prades à Lattes, accueille la création contemporaine dans une volonté d’ouverture et de transversalité culturelle. Pour cette nouvelle exposition, Raphaël Zarka est invité à interroger la collection archéologique du musée au prisme de son œuvre et du propos artistique qu’il souhaite développer. A travers l’exposition « Spolium », l’artiste a initié un processus de création qui établit une interaction entre sa recherche personnelle, le site de fouille, les espaces du musée, et la charge historique et esthétique des objets archéologiques qui sont exposés.

Son travail en résonance avec les collections permanentes

Le travail de Raphaël Zarka repose essentiellement sur les formes, physiques ou géométriques. À la manière d’un chercheur, il s’empare  d’un objet et l’explore dans toutes ses dimensions, pour en extraire une essence qu’il (re)charge de sens. Sa démarche artistique présente des analogies frappantes avec celle pratiquée par l’archéologue lorsqu’il fouille les strates de l’histoire.
Cette attention portée à l’objet, est celle du scientifique qui, au fil des recherches ne fait plus qu’un avec son sujet d’étude. Les œuvres produites pour cette exposition, entreront ainsi en résonance avec les civilisations de l’antique Lattara, comme des éléments récurrents d’alphabets oubliés. Si la sculpture est le socle commun de l’œuvre de l’artiste – son œuvre – celle-ci se réalise également par la photographie, le dessin ou encore la vidéo.

L’artiste convoque ainsi la question du remploi (comme stratégie, geste d’auteur), spolium ou spolia étant les termes pour désigner une réutilisation dans un cadre nouveau, comme une sorte de renaissance, une démarche inter-temporelle.


Raphaël Zarka

Né en 1977 à Montpellier, il vit et travaille à Paris.

Raphaël Zarka appartient à une génération d’artistes ayant discrètement renouvelé les rapports entre art et connaissance. Collecteur cultivé d’histoires, de faits et d’images, il cristallise dans ses sculptures les résultats de ses investigations variées, qui affleurent de manière indicielle ou subliminale la surface des objets.
Une manière concrète et sensible d’annexer des champs connexes ou hétérogènes à l’art en restant dans un régime sculptural.
Guillaume Désanges, commissaire d’exposition et critique d’art

Commissaire d’exposition

Nicolas Bourriaud, co-fondateur du Palais de Tokyo, critique d’art et ancien directeur de l’école nationale supérieure des Beaux-arts de Paris, est actuellement directeur général du MoCO (Montpellier Contemporain), qui inclut également l’école supérieure des Beaux arts de Montpellier et le futur musée des collections.


Infos pratiques

Site archéologique Lattara

Horaires

Semaine : 10h-12h et 13h30-17h30 Samedis, dimanches et jours fériés : 14h-19h Fermé le mardi.
En savoir plus sur le site du musée ou sur facebook.com/musee.site.lattara
Plein tarif : 4 €
Tarif Pass Métropole : 3 €
Tarif réduit : 2,50 € (étudiants hors Montpellier Méditerranée Métropole, groupe de plus de 10)
Entrée gratuite le premier dimanche de chaque mois.


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