Un été en France : Montpellier, la douceur de vivre méditerranéenne

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Le château d'eau du Peyrou, à Montpellier.

Septième métropole de France, classée première ville française pour son engagement dans l’écologie – reflété par l’élection aux dernières municipales d’un maire PS-EELV – Montpellier n’en finit pas de surprendre. Une visite en tram et à bicyclette s'impose…

De la Surdouée à la Smart City intelligente, Montpellier poursuit harmonieusement son développement entre modernité, traditions et séduction d’antan. Ses pôles d’excellence de notoriété internationale – la médecine, l’agro-écologie, les arts numériques – en font l’une des capitales renommées pour les enjeux scientifiques de demain. Son charme tient de l’équilibre parfait entre préservation de l’environnement, valorisation de son riche patrimoine historique et vision innovante de la ville du futur. Métropole connectée grâce à son réseau de tramways et de mobilités douces (pistes cyclables), la capitale languedocienne a su s’inscrire dans une démarche résolument numérique qui favorise, aujourd’hui, les usages technologiques. Labellisée French Tech, Montpellier voit son cœur battre en vert. Plus de 200 parcs, dont le parc zoologique du Lunaret, émaillent la ville comme autant de pauses nature. Située entre les vignobles du pic Saint-Loup, les contreforts des splendides Cévennes et les immenses plages de sable fin du littoral, Montpellier symbolise l’infini de l’âme languedocienne.

Montpellier, ville de culture

Côté institutionnel, les amateurs d’art contemporain seront sans doute séduits par le MOCO-Hôtel des collections et La Panacée, et bientôt par le Carré Sainte-Anne, qui pourrait être transformé en résidence / atelier d’artistes, selon les souhaits du nouveau maire, Michaël Delafosse. Le MOCO présente jusqu’au 20 septembre une exposition centrée sur les artistes d’Amazonie (Mecarõ). La Panacée propose pour sa part son expérience immersive Permafrost, les formes du désastre jusqu’au 30 août. Les amateurs d’art classique et moderne se tourneront vers le Musée Fabre, à la réputation bien installée pour ses précédents événements consacrés à Picasso, Courbet ou Francis Bacon, et pour sa collection permanente d’œuvres de Pierre Soulages et du mouvement Supports-Surfaces, né dans la région au début des années 1970. L’exposition actuelle du Musée Fabre, L’art et l’anatomie, se tient jusqu’au 30 août.

Musée Fabre2 © Ch. Ruiz – Montpellier3M.

Et ceux pour qui la photo passe avant tout se dirigeront vers le Pavillon Populaire pour y découvrir, jusqu’au 30 août également, les clichés de Jean-Philippe Charbonnier (1944-983). L’Espace Bagouet, destiné aux artistes locaux actuels et du XIXe siècle, donne un aperçu de la création locale. A visiter également, le Musée d’Art Brut, situé dans le quartier des Beaux-Arts. Riche d’un fonds de 2 000 œuvres environ, il expose des œuvres des créateurs bruts, singuliers et autres visionnaires, français comme internationaux, allant de la période « historique » du début du XXe siècle jusqu’à l’Art Outsider international d’aujourd’hui. A voir aussi, son exposition temporaire consacrée à Joaquim Baptista Antunes, jusqu’au 30 août.


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La ville compte de nombreux artistes, dont Mohamed Lekléti, Philippe Loubat, Jean-Paul Bocaj, Isabelle Marsala, Gisèle Cazilhac, Yann Dumoget, Clara Castagné, Karen Thomas, Seb. M… Elle est parsemée de galeries d’art : La Serre (située dans le fameux bâtiment L’Arbre blanc, dessiné par l’architecte japonais Sou Fujimoto), la Galerie AD, Iconoscope, la Galerie de l’Ancien Courrier, la Galerie Samira-Cambie, AL/MA, N° 5, ChantiersBoîteNoire… Elle est réputée pour ses street-artistes, exposés à la Galerie Nicolas-Xavier et chez At Down. Du 8 au 11 octobre 2020, la foire méditerranéenne d’art contemporain Art Montpellier recevra des dizaines de galeries d’art, donnant à voir la création picturale contemporaine et des mouvements artistiques créés autour de la photographie.

En balade à Montpellier, on n’oubliera pas de déguster les fameuses Grisettes, composées de réglisse et de miel, quifont partie des plus vieux bonbons de France et étaient utilisées comme monnaie par les pèlerins du chemin de Saint Jacques de Compostelle.

Les Arceaux, le Peyrou et l’arc de triomphe

Constitué d’une double rangée d’arcades, l’aqueduc Saint-Clément, qui a donné son nom au quartier sur lequel il est situé – « Les Arceaux » – fut construit au XVIIIe siècle pour assurer l’alimentation en eau de Montpellier. Inspiré du fameux pont du Gard, il fut conçu par l’ingénieur Henri Pitot de Launay en 1754. Il relie la source Saint-Clément au château d’eau de la promenade du Peyrou sur 14 kilomètres et alimente les nombreuses fontaines du centre-ville. On apprécie de le longer et d’y assister à une partie de pétanque. Un marché se tient sous l’aqueduc les mardis et samedis matin.

La place du Peyrou.

Dans son prolongement se situe la promenade du Peyrou, qui tient son nom du « mont pierreux » sur lequel elle est située. Cette place royale accueille un belvédère et une fontaine, un château d’eau conçu au XVIIIe siècle, ainsi qu’une statue équestre de Louis XIV qui connut des mésaventures avant même son installation, puis à la Révolution française. Propice à la balade, entouré d’arbres, le Peyrou est très prisé des Montpelliérains. Chaque dimanche matin, son parc accueille une brocante qui attire les chineurs chevronnés. Le Peyrou aboutit à l’arc de triomphe, érigé en 1691 et classé monument historique en 1954. Sa destination originelle de porte d’apparat pour la royauté est détournée pour laisser passer, avenue Foch, les voitures qui souhaitent se garer pour accéder au centre-ville, entièrement dédié aux piétons. Les accros du shopping pourront commencer par la rue de la Loge, aux nombreux commerces.

La place de la Comédie © Ch. Ruiz – Montpellier3M.

L’Ecusson et la place de la Comédie

Le centre ancien de Montpellier regorge de boutiques indépendantes à mille lieues des franchises habituelles. La rue de l’Ancien Courrier en est l’exemple typique, avec une galerie d’art, des boutiques haut de gamme, deux magasins de jeux, une célèbre boutique d’espadrilles, et au sol des pavés à l’ancienne. Elle est signalée à ses deux extrémités par une enseigne rappelant celles des vieilles échoppes. Typique également, la rue de l’Argenterie la prolonge et mène sur une artère commerçante, la grand-rue Jean-Moulin. Parallèlement figure la rue des Etuves, au charme désuet, qui mène à l’Opéra Comédie et à la place de la Comédie, célèbre pour la fontaine-statue des Trois Grâces qui la ponctue.

La fontaine des Trois Grâces.

Lieu central de Montpellier, la place de la Comédie abrite des restaurants, des bars et un cinéma. Longée par deux lignes de tramway, elle est le lieu de rencontre par excellence des Montpelliérains. A moins qu’ils ne préfèrent se donner rendez-vous sur l’esplanade Charles-de-Gaulle, ombragée car bordée d’arbres, qui mène au Corum. Figurant au tout premier rang des Palais des Congrès de France, c’est un Opéra renommé pour ses qualités acoustiques et son Orchestre National. Le Corum accueille à la fois des manifestations professionnelles et des concerts, classiques ou contemporains. Il reçoit également de prestigieux festivals comme le Festival Radio France et le Festival du Cinéma Méditerranéen (Cinemed).



Antigone et la Grèce antique

Entièrement dessiné par l’architecte catalan Ricardo Bofill au début des années 80, le quartier Antigone, qui s’étend du Polygone au Lez et à l’hôtel de Région, se distingue par son architecture faisant écho à la Grèce antique. La place du Nombre d’Or et la place de l’Europe sont caractéristiques, avec leurs bâtiments et résidences incurvés en arc de cercle. Un marché paysan attire les gourmands le dimanche. L’axe de construction répond à l’est à celui qui a structuré la ville à l’ouest, avec la promenade du Peyrou et l’aqueduc des Arceaux. Des sculptures et fontaines jalonnent la promenade.

L’une des nombreuses fontaines d’Antigone.

Les Beaux-Arts, un quartier “village”

Surnommé le Montmartre de Montpellier pour son charme naturel et atypique, avec ses multiples placettes ombragées et ses nombreux lieux de convivialité, le quartier des Beaux-Arts invite à une vie méditerranéenne douce et inspirée. Ce quartier “village” du centre-ville réserve bien des surprises savoureuses et artistiques. Desservi par le tramway, facile d’accès, il est doté de commerces de proximité qui jouent la carte du circuit court et des produits de qualité. Les habitants apprécient son animation et la vie de son marché traditionnel. Ses lieux de culture également, comme le Musée d’Art Brut implanté près de l’Ecole des Beaux-Arts. Bordé par les toutes proches respirations verdoyantes que sont le parc Edith-Piaf, le Domaine de Méric – qui longe le fleuve Lez – et le complexe sportif Pierre-Rouge, il se situe à quelques pas du centre historique.

Odysseum, et Port et Parc Marianne

Pour les fans de shopping et d’activités culturelles et sportives, un centre commercial et ludique à ciel ouvert se dresse à Odysseum. Rassemblant notamment des boutiques, un supermarché, un cinéma, une salle d’escalade et une immense librairie, il jouxte le quartier d’habitations Parc Marianne, ainsi nommé pour le parc qui le longe. Un peu plus loin, faisant la curiosité des touristes, la nouvelle mairie de Montpellier, imposant parallélépipède bleu, est érigée dans le quartier Port Marianne, au bord du Lez et près du bassin Jacques-Cœur.

La mairie.

Conçue par Jean Nouvel et François Fontès, la mairie symbolise à elle seule le développement de l’agglomération et son étirement vers la mer, située à une dizaine de kilomètres au sud.

Le Marché du Lez © Virginie Moreau.

Le Marché du Lez et les halles du Lez

La route de la mer (avenue Raymond-Dugrand) propose une pause agréable au Marché du Lez, « village dans la ville », lieu branché où se retrouvent les hipsters, bobos et cadres dynamiques, mais aussi les jeunes. On y trouve une halle gourmande, des restaurants, des foodtrucks, une brocante, des boutiques hype, un pôle bien-être, une école de DJs et des start-up. Le tout dans un décor street-art. Un marché aux puces y accueille les chineurs le deuxième samedi de chaque mois.

Virginie MOREAU, avec une contribution de Daniel CROCI


Les dessous des hauts lieux de la métropole montpelliéraine et des alentours révélés par des podcasts

Une jolie initiative à souligner : l’Office de tourisme de Montpellier Méditerranée Métropole met à la disposition du public (habitants et touristes) des podcasts enregistrés par ses guides touristiques. Fourmillant d’anecdotes mais concis, ils détaillent en trois minutes les secrets de Montpellier et de sa métropole.

Sur https://soundcloud.com/vivezmontpellier, laissez-vous conter la vie de Saint-Roch ou la mise en place incroyable de la statue de Louis XIV sur la place du Peyrou par Bruno, le destin de la famille Sabatier par Marie-Hélène, l’histoire de l’anatomie et les œuvres de Louis Auzoux par Xavier, ou encore les dessous de l’Opéra Comédie par Cécile. Certains podcasts invitent à la balade hors de la ville. Notamment le fameux petit train de Palavas raconté par Danièle. Parmi les nouveautés, écoutez par exemple Manon évoquer la faune et la flore des étangs proches de Montpellier ainsi que l’activité des salins. Ou Danièle, qui narre les relations entre les tramways montpelliérains et l’art. Toujours en matière d’art, la « solution » de Bruyas fait l’objet d’un podcast de la guide Caroline, qui fait référence, dans d’autres enregistrements, à l’ouverture du musée Fabre en 1828 ou encore aux musées antérieurs. D’autres podcasts concernent le château de Castries, la famille de la Croix de Castries et le fameux aqueduc de Castries, dû à Pierre-Paul Riquet, l’ingénieur du Canal du Midi. Toutes les visites guidées de l’Office de tourisme de Montpellier Méditerranée Métropole figurent sur le sitewww.montpellier-tourisme.fr


Inscriptions obligatoires pour les visites guidées auprès de l’Office de tourisme de Montpellier Méditerranée Métropole, place de la Comédie à Montpellier. Tel : 04 67 60 60 60 – contact@ot-montpellier.frwww.montpellier-tourisme.fr


Infos pratiques

• Montpellier est facilement accessible en avion par vols directs ; la ville est à 1h10 de Paris. L’aéroport international de Montpellier Méditerranée se trouve à seulement 8 km du centre-ville et propose des vols directs vers 8 villes françaises. > Plus d’infos sur : www.montpellier.aeroport.fr

• Montpellier possède 2 gares : la Gare Montpellier Saint-Roch, située en cœur de ville, à 200 mètres de la place de la Comédie, et la Gare Montpellier Sud de France, gare TGV implantée à l’extérieur de la ville (à 20 minutes du centre, accessible en tramway et navettes). De nombreuses liaisons directes existent depuis Paris-Gare de Lyon ou l’aéroport-Charles de Gaulle (3h15) ; et depuis Lille (4h45). > Plus d’infos sur www.sncf.com

• A une heure et demie de voiture de Marseille, deux heures trente de Toulouse, trois heures de Lyon, trois heures et quart de Nice, Montpellier est desservie par les autoroutes A9, A709 et A75.

(Source : Office de Tourisme Montpellier Méditerranée Métropole)

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