Tanguy de La Fouchardière, président de France Angels

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Tanguy de la Fouchardière

France Angels est la fédération nationale des réseaux de business angels. C’est la seule structure organisée qui regroupe en France les investisseurs individuels privés. Les business angels ne sont pas seulement des investisseurs, puisqu’ils accompagnent les entreprises qu’ils ont sélectionnées. A l’occasion de leur université d’automne à Montpellier, Tanguy de La Fouchardière, président de France Angels, fait le point sur l’actualité des business angels et sur leurs attentes vis-à-vis des pouvoirs publics et de l’administration fiscale, dont ils espèrent la reconnaissance d’utilité publique.

HJE : Quelle est aujourd’hui la place des business angels dans le financement des jeunes entreprises ? Tanguy de La Fouchardière : « Il y a dix ou quinze ans, personne ne savait  ce qu’était un business angel. Les business angels sont des personnes physiques qui investissent une partie de leur patrimoine personnel dans le capital des jeunes entreprises innovantes à fort potentiel de croissance et créatrices d’emplois. Ils mettent gratuitement leurs compétences à la disposition de ces start-up. Les business angels sont historiquement regroupés par réseaux. Il y a près de 80 réseaux en France, soit environ 4 500 business angels, pour un montant de 41,2 millions d’euros investi à titre privé en 2015 au travers de 386 opérations de financement, à 68 % pour un premier tour de table et 32 % pour des refinancements. Le réseau couvre une très large partie du territoire, avec peu de zones d’ombre. Dans les endroits où il y a de l’université, de l’industrie, de l’innovation et un peu de patrimoine, on arrive à trouver le bon terreau pour pouvoir créer des entreprises. » Qu’est-ce qui différencie un business angel d’un fonds d’amorçage ou d’une plateforme de crowdfunding ? « Un business angel est un investisseur individuel qui, seul ou en regroupement dans des réseaux, va investir dans de jeunes sociétés, mais après en avoir réalisé le sourcing. C’est-à-dire après être allé chercher les dossiers pour les sélectionner, les instruire, les étudier en détail et, finalement, pour une petite minorité d’entre eux, investir dans ces jeunes sociétés, en faisant des opérations de closing et en accompagnant l’entreprise pendant cinq à sept ans. C’est notre marque distinctive. Un investisseur qui place de l’argent dans un fonds ou via le crowdfunding n’a pas ce même engagement, notamment au niveau de la sélection, qui sert à la fois de...

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