Ordonnances Travail : Pierre-André Imbert, les précisions du conseiller social du président Macron

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Le pari de l'intelligence collective… En entamant, lundi 9 octobre 2017 à Dijon, son intervention sur le thème de la réforme du Code du Travail, Pierre-André Imbert n’a pas manqué de reposer le contexte qui la sous-tend. Il a évoqué les 4 grands volets de la réforme. Pour l'ancien directeur de cabinet du ministre du Travail dans le gouvernement Hollande, les questions de la formation et de l’apprentissage sont au cœur d’une réforme qui doit donner plus de souplesse, et donc plus d’opportunités de se réorienter, tout au long de sa vie professionnelle.

Le conseiller social du président de la République est revenu sur la philosophie générale qui a présidé à l’élaboration des ordonnances Travail. L’objet était de « Transformer le modèle social français, actualiser, tenir compte des défis… ». Le lundi 9 octobre à Dijon, Pierre-André Imbert a évoqué devant 200 chefs d’entreprises, un contexte porteur de changements profonds. Un contexte dans lequel ce conseiller par ailleurs ancien directeur de cabinet du ministre du Travail dans le gouvernement précédent, évolue en terrain connu. Pierre-André Imbert a pris, et prend encore, une part prépondérante dans la genèse de cette réforme. « La philosophie, a-t-il précisé, c’est de mettre de la souplesse négociée dans les entreprises. Avec deux axes qui tiennent particulièrement à cœur au gouvernement actuel. Il s’agit de la formation professionnelle et de l’apprentissage ». Deux axes, selon lui, indispensables si l’on veut affronter le double défi posé par la compétitivité de la France et la transformation numérique de l’économie. « Ce que nous voulons mettre en place en réformant le Code du Travail, poursuit-il, c’est une assurance employabilité. En donnant la possibilité de se former tout au long de la vie et donc, de conserver une capacité à s’adapter aux évolutions ». Deux grands volets Les ordonnances, dévoilées en septembre, s’étalent sur plus de cent cinquante pages. Pierre-André Imbert synthétise l’approche du thème en le déclinant selon quatre grands volets : L’articulation des niveaux de négociation branche/entreprise « Depuis les années soixante-dix en France, on est allé vers un nombre croissant d’accords d’entreprises. On en compte aujourd’hui entre 35 000 et 40 000 par an. C’est la conséquence de plusieurs facteurs. Il s’agit de l’internationalisation, du poids croissant de l’économie de service. Mais aussi du fait que les choix sont aujourd’hui plus dictés par les clients des entreprises que par la planification stratégique. De plus en plus,...

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