Samuel Barreault, nouveau directeur des finances publiques dans l’Hérault

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Marié et père de trois enfants, chevalier de l’ordre national du Mérite, Samuel Barreault (49 ans) a pris fin février ses nouvelles fonctions de directeur départemental des finances publiques dans l’Hérault. Il répond aux questions de l’Hérault Juridique et Economique.

Quel a été votre parcours professionnel ?

« Après des études de russe et de chinois à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) et avoir obtenu le diplôme de l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris, j’ai travaillé pendant onze ans dans le secteur privé en tant que directeur administratif et financier à l’étranger puis au siège d’une entreprise spécialisée dans les travaux ferroviaires. Elève de l’Ecole nationale d’administration (Ena) de 2002 à 2004 (promotion Léopold Sédar Senghor), j’ai rejoint Bercy à la sortie de l’Ecole pour y occuper différents postes, comme adjoint puis chef de bureau à la direction générale de la comptabilité publique. »

Vous avez ensuite rejoint des cabinets ministériels…

« Effectivement, de 2008 à 2011, j’ai travaillé dans les cabinets ministériels auprès successivement d’Eric Woerth, de Georges Tron et de François Baroin. Nommé ensuite trésorier payeur général puis administrateur général des finances publiques, j’ai dirigé de 2011 à 2015 le pôle gestion publique à la direction départementale des finances publiques des Yvelines avant de rejoindre Marseille en tant que délégué du directeur général des finances publiques pour l’interrégion Sud-Est Outre-Mer, poste que j’occupais avant de venir à Montpellier. »

Quel est votre ressenti concernant ce département de l’Hérault ?

« C’est un département que je ne connais pas et que je commence à découvrir. Je suis toujours très bien accueilli par les différentes personnes à qui je rends visite, qu’il s’agisse des élus ou des représentants des services de l’Etat. J’ai aussi entrepris de visiter l’ensemble des services que nous avons dans le département. »

Comment envisagez-vous votre action ?

« Nous avons d’abord une mission vis-à-vis de nos usagers, c’est-à-dire les contribuables, les entreprises et les collectivités territoriales. Nous sommes une administration de services qui traite de sujets parfois complexes, et notre rôle est de les rendre aussi simples que possible, de bien les expliquer. En interne, notre mission est d’accompagner les agents dans les différentes évolutions. A titre d’exemple, le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu conduit à de nombreux changements dans notre mode de fonctionnement, et nous avons là un rôle qui consiste à préparer les équipes dans les meilleures conditions. »

La révision des valeurs locatives des locaux professionnels, sur laquelle vos services ont récemment travaillé, ne fait pas l’unanimité parmi les chefs d’entreprise. Quelle est votre position à ce sujet ?

« Il s’agit là d’une importante réforme, et les chefs d’entreprise ont été associés aux travaux au travers de leurs représentants. Evidemment, certaines évolutions dans la fiscalité locale peuvent générer des inquiétudes. Mais il s’agit là d’un processus nécessaire de mise à jour. Il faut en effet avoir à l’esprit qu’on disposait de valeurs locatives de 1970 ; beaucoup d’entre elles étaient déconnectées de la réalité. Nous avons donc une période de transition longue de dix ans pour pouvoir se rapprocher de la réalité économique des loyers, donc de la valeur locative effectivement payée par les entreprises. »

Avez-vous actuellement d’autres réformes à traiter ?

« Oui. Nous travaillons notamment sur la dématérialisation de nos flux entre les collectivités et les trésoreries, ainsi que sur la facturation électronique pour l’Etat ou pour les collectivités territoriales. Ce sont là des réformes très importantes qui nécessitent un accompagnement en direction de nos partenaires, les collectivités. Et nous devons parallèlement faire évoluer les méthodes de travail en interne. »

Quel soutien apportez-vous aux entreprises en difficulté ?

« Nos services accordent une attention particulière aux entreprises en difficulté. Si l’une d’entre elles saisit son Service des impôts des entreprises (SIE) suffisamment en amont, nous pouvons lui accorder des délais de paiement. La commission des chefs de services financiers que je préside peut aussi, lorsque la situation de l’entreprise le permet, les aider quand elles ont un passif fiscal et social. Là encore, des délais peuvent leur être accordés pour leur laisser du temps afin de rétablir la situation. Notre administration préfère toujours avoir des entreprises qui se portent bien. Il est vrai que dans ce département, il y a beaucoup de petites entreprises, avec un secteur industriel relativement faible par rapport au niveau national. »

Propos recueillis par Yves TOPOL

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