Medef : plus que deux candidats en lice pour la présidence nationale

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Geoffroy Roux de Bézieux et Alexandre Saubot visent la présidence du Medef national.

Au lendemain du vote des membres du conseil exécutif de l’organisation patronale, ils ne sont plus que deux à postuler pour succéder à Pierre Gattaz, le 3 juillet. Olivier Klotz vient de se rallier à Alexandre Saubot face au favori Geoffroy Roux de Bézieux. Gros plan sur les prétendants et leurs programmes dans notre édition Print du jeudi 21 juin 2018.

Geoffroy Roux de Bézieux, le favori. 53 ans, vice-président du Medef chargé de l’économie, entrepreneur et investisseur. Fondateur, entre autres, de Virgin Mobile et The Phone House.

Alexandre Saubot, le prétendant. 56 ans, vice-président du Medef, ex-président de l’UIMM et dirigeant d’Haulotte, une entreprise spécialisée dans le matériel d’élévation. Il vient d’être rejoint dans sa course à la présidence nationale du Medef par Olivier Klotz, qui était l’outsider de cette élection. 56 ans également, il est le président du Medef Alsace, président délégué du Medef Grand Est et directeur général de Heuft France, PME de 49 salariés. Après mûre réflexion, Olivier Klotz a annoncé chier (20 juin) son « ralliement plein et entier » à la candidature d’Alexandre Saubot. Celui-ci s’engage à continuer de porter six priorités, avec le soutien actif d’Olivier Klotz à ses côtés dont le renforcement du soutien aux MEDEF territoriaux en les aidant concrètement à développer leur offre de services aux entreprises et à leurs dirigeants…

L’analyse des programmes. Lire l’article…

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Geoffroy Roux de Bézieux et Alexandre Saubot, les prétendants à la présidence nationale du syndicat patronal ; et Olivier Klotz

Geoffroy Roux de Bézieux, le favori

53 ans, vice-président du Medef chargé de l’économie, entrepreneur et investisseur. Fondateur, entre autres, de Virgin Mobile et The Phone House. Depuis le lancement de la course à la succession de Pierre Gattaz, le nom du Parisien s’est constamment retrouvé en tête des pronostics. Et pour cause, le patron de ce groupe d’investissement très actif dans le numérique, qui a créé plusieurs entreprises dans le secteur des télécoms, a enregistré tout au long de sa campagne des soutiens de taille. Patrick Martin l’a rejoint à l’issue de la consultation du conseil exécutif où le président du Medef Rhône-Alpes-Auvergne n’avait obtenu que 5 voix sur 45. Lors de ce vote uniquement consultatif, Geoffroy Roux de Bézieux s’est une nouvelle fois affirmé comme le favori de cette élection puisqu’il a rassemblé 22 voix, soit la moitié des suffrages. L’éternel numéro 2 de Pierre Gattaz et déjà candidat il y a cinq ans veut « redorer l’image de l’économie de marché en France » et « faire entrer les entreprises dans les grandes transitions du XXIe siècle, numérique et énergétique ». De fortes ambitions pour cet adepte du triathlon Ironman, qui s’est engagé à 20 ans dans les commandos marines, où il a servi sur le terrain, à Djibouti puis au Liban, en pleine guerre civile. Garde-à-vous !

Alexandre Saubot, le prétendant

56 ans, vice-président du Medef, ex-président de l’UIMM et dirigeant d’Haulotte, une entreprise spécialisée dans le matériel d’élévation. Depuis quelques semaines, il a le vent en poupe. Décrit par ses adversaires comme étant un homme de l’ancien Medef, il a pour credo de laisser à l’entreprise « des libertés pour embaucher, se réorganiser, se développer pour que la France retrouve sa place en Europe et dans le monde ». Il souhaite aller vers de nouvelles baisses de charges et plus de simplification administrative. Son credo : la réforme de la formation et l’apprentissage. Il souhaite augmenter de 50 % le nombre d’apprentis en cinq ans. Alexandre Saubot, ancien numéro un de la puissante fédération de l’Union des industries et métiers de la métallurgie, dispose également du soutien de la Fédération nationale des travaux publics, de celle du commerce et de la distribution et de Prism’Emploi, la fédération des professionnels du recrutement. 16 des 45 votes des membres du conseil exécutif se sont portés sur lui.

Olivier Klotz, l’outsider qui s’est rallié

56 ans, président du Medef Alsace, président délégué du Medef Grand Est et directeur général de Heuft France, PME de 49 salariés. Relégué dans les limbes du classement des votes du conseil exécutif avec une voix, le président du Medef Alsace n’entend pas rendre les armes. Son objectif ? Réformer le syndicat patronal de manière radicale. Avec lui, le Medef « réduira progressivement son investissement dans les sujets sociétaux » et « dans les négociations interprofessionnelles ». Pour Olivier Klotz, « le Medef est aujourd’hui trop parisien et trop éloigné des préoccupations quotidiennes des patrons ». Élu consulaire à la CCI Grand Est et à la CCI Alsace Eurométropole, l’homme d’affaires souhaite « un Medef d’influence, plus qu’un Medef de gestion ». Olivier Klotz propose également de « signer un pacte de stabilité réglementaire pour le quinquennat avec le gouvernement ». Le but ? « Si on veut que les entrepreneurs se concentrent sur ce qu’ils font le mieux, développer leurs projets, et donc embaucher et investir, il faut que les pouvoirs publics s’engagent à leur donner de la visibilité sur la durée du quinquennat ». Olivier Klotz s’est associé à la candidature d’Alexandre Saubot le 20 juin 2018.

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