Mohed Altrad candidat déclaré aux Municipales Montpellier 2020

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L’emblématique chef d’entreprise – premier entrepreneur français lauréat du Prix mondial de l’Entrepreneur de l’année (EY) en 2015 et président du club de rugby montpelliérain MHRC – a confirmé, en ce matin du 16 septembre, sa candidature à la mairie de Montpellier, avec l’idée « d’ouvrir une nouvelle page pour Montpellier ». Le néo candidat lancera officiellement sa campagne publique le vendredi 20 septembre à 18h à la Brasserie le 9  Avenue du Pirée, Esplanade de l’Europe, à Montpellier. Il présentera ses engagements pour la ville et remettra son livre intitulé « Le Coeur et l’Action » (inscription sur www.mohedaltrad2020.fr).

« Je suis né d’un drame »

Depuis mars 2019, le puissant homme d’affaires a préparé sa candidature via un think-tank baptisé Les Montpelliérains, créé pour l’occasion. Dans son annonce, il évoque un défi personnel mis au service de la ville. Et un destin… « Vous le savez, je ne devrais pas être ici et ne pas avoir eu cette idée » (voir sa biographie ci-après). A Montpellier depuis quarante-cinq ans, il indique s’être attaché aux quartiers, à la vie de la ville, à ses coups de gueule, son identité… « Je suis venu de loin… né dans le Djezireh, en Syrie, dans le berceau de l’humanité (…) Je suis né d’un drame, j’ai vécu comme un paria (…) Avec ma venue en France, ma vie a changé grâce à (…) l’égalité des chances, et (parfois) j’ai goûté les grandes joies de l’hospitalité ».

Trois priorités majeures pour la ville

Aucun programme n’est annoncé pour l’instant. « Il viendra en son temps », assure l’entrepreneur. En fin d’année sûrement. Sur la philosophie de la campagne – dont Serge Guiseppin sera le directeur et Mathieu Casuccio le coordinateur – et pour la future gestion de la ville, Mohed Altrad propose « une seule méthode de travail : l’excellence ; un objectif : la réussite ; une valeur : l’humanité. Je crois que chacun peut donner plus qu’il ne le croit ». Son projet pour Montpellier se veut « simple » : « Je veux donner à Montpellier une nouvelle confiance en elle-même (…) forte des savoirs qu’elle produit et qu’elle transmet… [Pour que la ville] ne soit plus une surdouée qui a son avenir derrière elle mais [soit] le vrai cœur battant du sud de la France » aux côtés des autres grandes métropoles.

Et de citer ses trois priorités majeures : l’économie et l’emploi d’abord. « Montpellier a besoin d’être redynamisée avec de nouveaux secteurs porteurs », en lien avec la question sociale : « je travaillerai pour ceux qui vivent à Montpellier, de toute condition, en voulant trouver une solution pour chacun… » Faisant allusion à son enfance, il indique : « Vous savez, je n’ai pas oublié ». Puis vient la question de la qualité de vie. « De la cantine des enfants à l’air que l’on respire, aux transports faciles, à l’écologie partout…  je veux que Montpellier invente le bien-vivre durable. Nous serons un laboratoire… ». Troisième axe, la gouvernance. « La ville doit travailler de concert avec la métropole, le département, la région et au-delà. Aujourd’hui, l’harmonie n’existe pas ».

 

© HJE 2019, Daniel Croci.

 

Quelques piques politiques

Il égratigne au passage le maire sortant, sans le citer toutefois : « Il y a eu du bon avec François Delmas, puis Georges Frêche bien sûr, et madame Hélène Mandroux. Et du moins bon, surtout récemment… » Et de poursuivre sur une note politique :  » Paul Valéry disait avec un peu de dureté : ‘la politique c’est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde’. Je veux que demain, les Montpelliérains puissent se mêler de ce qui les regarde ». Evoquant également la gouvernance de la ville, il affirme : « la gouvernance, c’est aussi celle du conseil municipal : je ne serai pas l’homme qui dressera les uns contre les autres (…) Je ne veux pas d’une ville divisée où les proches du maire combattent les ennemis du maire, où les uns médisent des autres, où les décisions sont prises en fonction des liens personnels« .

Des soutiens de gauche comme de droite

« Je prendrai le meilleur de la gauche (…) et le meilleur de la droite. » Mohed Altrad peut déjà compter sur des soutiens politiques – présents avec lui sur l’estrade du Mercure Centre, lieu de l’annonce officielle – comme le sénateur Jean-Pierre Grand, le professeur Jacques Touchon (président de son comité de soutien), l’ex-députée européenne Virginie Rozière, Serge Martin (conseiller politique) et Flora Labourier (porte-parole). Le néo-candidat aux municipales de 2020 a également cité la députée LREM Coralie Dubost, qui n’était pas présente lors de l’annonce. Le candidat a indiqué vouloir être « le maire qui rend possible et qui tire vers le haut ». « Avec notre énergie, notre sens de l’urgence, notre passion, notre espérance, nous gagnerons les municipales pour le meilleur de notre ville, Montpellier » a-t-il argumenté.


Mohed Altrad en résumé… De la Syrie aux municipales de 2020

© Voxitanie

Originaire de Syrie, arrivé en France très jeune dans les années soixante-dix, il réalise une carrière d’ingénieur après l’obtention d’un doctorat en informatique puis crée sa première entreprise en 1984 à Béziers. L’année suivante, il rachète dans l’Hérault (Pinet) un groupe d’échafaudages en faillite. En trente ans, Mohed Altrad procède à plus de 60 acquisitions, fusions et créations d’entreprises en Europe et dans le monde.

Premier Français à remporter en 2015 le Prix mondial de l’Entrepreneur de l’année décerné par le réseau EY, il préside l’entreprise éponyme (Altrad), qu’il a fondée. Aujourd’hui, le groupe Altrad, leader européen des échafaudages, s’est diversifié dans l’équipement pour la construction (bétonnières). Le groupe international a su également évoluer vers d’autres secteurs industriels. Avec l’acquisition du groupe britannique CAPE en juillet 2017 et depuis d’autres opérations de croissance externe, le groupe Altrad, dont le siège est situé à Montpellier, emploie aujourd’hui 42 000 salariés dans le monde au travers de ses 120 filiales, pour un chiffre d’affaires de 3,4 milliards d’euros. Mohed Altrad affirme : « Ce multiculturalisme représente la véritable richesse de l’entreprise ».

En 2018, Mohed Altrad était classé 26e fortune mondiale au classement Forbes avec 2 milliards d’euros. Il est également président du Montpellier Hérault Rugby Club depuis mai 2011. Il y a injecté plus de 30 millions d’euros d’argent personnel depuis cette date. Il a été fait officier de la légion d’honneur en 2014. Il a également présidé l’Agence France Entrepreneurs (AFE) en 2016-2017 à la demande expresse du président de la République, François Hollande.

Le chef d’entreprise montpelliérain est aussi l’auteur d’ouvrages de management (Stratège de groupe, 1990 – Ecouter, harmoniser, diriger, 1992) et de romans à caractère biographique (dont Badawi, 2002 – L’Hypothèse de Dieu, 2006 – La Promesse d’Annah, 2012).

Tout récemment, faisant suite à l’incendie de la cathédrale Notre-Dame à Paris, le groupe Altrad a proposé une assistance matérielle gracieuse sur toute la durée du chantier.

Ce lundi 16 septembre 2019 à 10h45, Mohed Altrad a fait son entrée en politique en annonçant officiellement sa candidature aux élections municipales de 2020 de la ville de Montpellier.


Site : www.mohedaltard2020.fr

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