Aérien : de Mozart à Transavia, pour un redécollage de l’activité économique

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Emmanuel Brehmer, Nicolas Hénin et Jean-Marc Maillot. © LeMasMédia, Pierre Bruynooghe.

Le 25 juin, au domaine des Grands Chais à Mauguio, le Cercle Mozart de Montpellier a réuni 270 participants. Jean-Marc Maillot, le président du Cercle, avait souhaité marquer le redécollage de l’aéroport et de la compagnie aérienne Transavia.

Au menu, des interrogations et des certitudes, et la volonté d’atteindre les objectifs fixés à la fois par la nouvelle base de la filiale low-cost d’Air France-KLM et par l’aéroport avec son plan 2025. Nicolas Hénin, directeur général adjoint de Transavia, et Emmanuel Brehmer, président du directoire de l’Aéroport Montpellier Méditerranée, ont répondu aux questions posées par les membres du Club.

Standing ovation

En préambule, Jean-Marc Maillot a évoqué les différentes actions philanthropiques menées par le Cercle durant l’épisode du Covid-19. Comme l’opération Une tablette pour nos aînés en Ehpad, étendue aux enfants malades, avec une cinquantaine d’équipements distribués. Le personnel hospitalier et les forces de l’ordre ont pu savourer, pendant toute la durée du confinement, des repas confectionnés par O Bento et Traiteur Germain. Le Cercle de Nîmes a également distribué des repas au personnel du CHU local. Des masques FFP2 ont été mis à la disposition des forces de l’ordre, pompiers et aides-soignants pour un montant d’aide de 40 000 euros. Un hommage appuyé aux forces de police et de gendarmerie et à tous ceux qui se sont engagés au quotidien a été marqué d’une minute d’applaudissements en format standing ovation.



Geoffroy Roux de Bézieux annoncé le 15 octobre

Jean-Marc Maillot a ensuite annoncé plusieurs rendez-vous économiques. Le 15 octobre, le Cercle Mozart accueillera le président national du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, en présence de Samuel Hervé, président du Medef Montpellier. D’autres rendez-vous sont programmés par le réseau. D’abord, le 5 septembre, une soirée à Sète avec la visite privée du MIAM (Musée International des Arts Modestes, créé par Hervé Di Rosa). Le Club Mozart a également lancé une action collector en demandant à des artistes renommés de créer, pour les adhérents du Cercle Mozart, des lithographies sur le thème du célèbre compositeur. La dernière en date est signée par Hervé Di Rosa. Les adhérents du Cercle peuvent acquérir à prix spécial l’une des 50 lithographies numérotées spécialement réservées à leur intention. Fédération des Cercles Mozart. Jeudi 10 septembre sera organisée une grande soirée à l’Hôtel Imperator de Nîmes, avec Pierre Gagnaire aux fourneaux, pour la première soirée de la Fédération des Cercles Mozart (Montpellier, Nîmes, Sète, Aix-en-Provence, Aubenas, Mende… et sans doute d’autres en cours de formalisation). La personnalité invitée à débattre n’a pas encore donné son accord, mais Jean-Marc Maillot promet une belle surprise.



La base Transavia de Montpellier confirmée

« Nous sommes ici dans la durée », a indiqué Nicolas Hénin, directeur général adjoint de Transavia, la filiale low-cost du groupe Air France – KLM aux 8 millions de passagers par an (avant le Covid). La compagnie dispose de 3 bases, à Paris, Nantes et Lyon. L’ouverture de celle de Montpellier a d’abord été décalée. « Nous ouvrons une base tous les dix ans. Nous percevions comme une évidence de créer notre nouvelle base à Montpellier, une anomalie dans le secteur aérien au vu du potentiel de l’aéroport, notamment vers les pays du Maghreb. » Malgré la crise du Covid et l’arrêt total de l’activité de la compagnie, « Nous gardons en tête de faire quelque chose ici (…) ». Dès le 26 juin, 15 destinations ont été ouvertes depuis Montpellier, c’est-à-dire les trois quarts des 20 liaisons prévues à l’origine pour la nouvelle base montpelliéraine. Huit pays sont ainsi désormais desservis (lire l’encadré ci-après). Avec une priorité : la sécurité des passagers et du personnel « pour redonner la confiance de voyager par avion. Il faut savoir que les filtres d’air des cabines sont identiques à ceux des blocs chirurgicaux et qu’ils renouvellent l’air toutes les trois minutes. Les avions sont entièrement désinfectés après chaque vol… ».



Dès l’ouverture de la billetterie en ligne, les réservations ont repris. C’est « une tendance encourageante, précise Nicolas Hénin, mais nous savons que pour ce type de service, les réservations se font souvent à la dernière minute ». Les prévisions sont donc difficiles, « C’est un travail d’équilibriste, conclut le DG de Transavia, mais nous sommes convaincus que les gens vont voyager à nouveau et notamment pour revoir leur famille [dans les pays du Maghreb plus particulièrement]. Nous donnons une lisibilité à notre offre en garantissant que les vols sur les destinations proposées auront bien lieu ». Le rétablissement des liaisons pour Paris est toujours discussion au sein d’Air France – KLM.

Depuis Montpellier, Transavia propose actuellement les destinations suivantes : • Espagne : Séville, Palma de Majorque • Grèce : Athènes, Héraklion • Italie : Palerme • Portugal : Faro, Lisbonne, Porto • Algérie : Alger, Oran • Maroc : Agadir, Marrakech, Oujda • Tunisie : Djerba, Tunis.



« Les accès sont saturés, il y a urgence »

Emmanuel Brehmer, président du directoire de l’Aéroport Montpellier Méditerranée, parle d’un redécollage économique et d’une magnifique aventure humaine. Son leitmotiv ? « Je le dis et le répète : le « Restez chez vous », c’est terminé. Notre slogan est maintenant « Partez de chez vous » avec une sécurité sanitaire optimale ». Avec le confinement, l’activité de l’aéroport était au point mort : « Nous sommes passés, entre avril et juin, de 5 000 mouvements habituellement à 170 ». Emmanuel Brehmer a rappelé les ambitions de l’aéroport montpelliérain et se dit convaincu que le trafic va repartir… Il précise : « Nous maintenons nos ambitions sur le budget 2021. Nous maintenons l’investissement de 70 M€ prévu sur le plan 2025 avec la création d’une seconde aérogare, l’agrandissement de la zone de fret en 2023 et la création de 3 000 emplois. Les ventes foncières nous permettent de réaliser cette ambition, pour atteindre à terme les 3 millions de passagers et la desserte de 70 destinations ». Quant à la reprise d’activité : « Nous nous ajusterons en temps réel ». Et de pointer au passage les problématiques qui fâchent : « Il manque du marketing territorial pour faire connaître la marque Montpellier. Le regroupement d’une douzaine d’offices et de comités de tourisme nous permet de disposer d’un budget annuel de 1 M€. La marque Cap d’Agde est aujourd’hui plus connue que la nôtre ! Il y a du travail à faire. Il manque aussi une réflexion sur les infrastructures d’accès à l’aéroport, aujourd’hui saturées… Nous travaillons avec le Département ». Une réflexion avec l’ensemble des collectivités concernées semble plutôt urgente. (DC)



 

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