Banque Populaire ouvre ses données sur les paiements des étrangers

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Des Belges ou des Russes, lesquels dépensent le plus en France ? Où vont-ils, et dans quelles régions achètent-ils le plus ? La Banque Populaire donne accès à ces données, anonymisées. Une mine d’informations potentielle pour les opérateurs publics et privés locaux, économiques et touristiques. Et aussi pour la recherche.

En matière touristique, c’est un complément précieux aux enquêtes de l’Insee. Mais la source est bancaire… Le 2 juillet, à Paris, Michel Roux, directeur du développement des Banques Populaires, présentait le portail de l’ « Observatoire des données au service du territoire », de l’établissement. Ce dernier est librement accessible sur Internet (https//donnesterritoire.banquepopulaire.fr). L’utilisateur accède aux informations concernant les dépenses des étrangers en France, en montant et en nombre, au niveau des départements et des régions. Il peut suivre leur évolution dans le temps. Ces informations sont extraites des tickets émis par les cartes de crédit appartenant à des étrangers, à l’exclusion des transactions relevant du e-commerce. Cela concerne donc 1,2 milliard de transactions, comptabilisées chaque année depuis janvier 2017, y compris en sans contact, mais hors e-commerce et paiements en espèces, auprès de 400.000 commerçants clients de la banque. L’outil permet, par exemple, de connaître le Top 3 des régions où se rendent les étrangers en 2018 : il s’agit de l’Île-de-France, suivie d’Auvergne Rhône-Alpes, puis, de la Provence-Alpes-Côte-d’azur (PACA). Autre constat que permet l’outil, l’effet Brexit n’est pas encore patent dans les Hauts-de-France, ou, en tout cas, il n’a pas découragé les Britanniques de se rendre dans cette région. Bien au contraire : entre 2017 et 2018, le nombre de transactions les concernant et les montants ont augmenté, respectivement, de 32 et 47 %. Et la tendance se confirme en 2019. « Utiliser des données commerciales anonymisées pour les mettre au service du développement régional » : tel est le but de l’Observatoire, pour Michel Roux, qui évoque un procédé « gagnant/ gagnant » pour les territoires et l’établissement bancaire, engagé dans ces économies locales. Remplir les campings et décrypter les tendances de fond Un avis qu’illustre André Joffre, président de la Banque Populaire du Sud et de la Fédération nationale des Banques Populaires (FNBP), et vice-président de...

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