Bâtiment dans l’Hérault : menaces sur l’emploi

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Article de Daniel CROCI (Extrait) paru dans son intégralité dans l’Hérault Juridique & Economique du 19 juillet 2012, n°2899. ABONNEMENT

 

Réunis à la Maison du Bâtiment de Montpellier, les professionnels de la construction ont évoqué le difficile présent et les incertitudes qui pèsent sur l’avenir du Bâtiment héraultais. Le changement de gouvernement et de majorité à l’assemblée nationale s’inscrit en effet dans un contexte économique et politique particulièrement complexe et délicat : crise de l’euro, une Europe qui se cherche, des pays voisins en quasi-faillite et une désindustrialisation qui poursuit ses ravages… et ce, dans un contexte de réduction des coûts et d’engagements budgétaires drastiques. Patrick CECCOTTI et Bertrand SABLIER délégué général de la FFB, à l’instar des chefs d’entreprises du secteur, ont exprimé de fortes inquiétudes et des questions notamment quant à l’impact de la politique économique et sociale du gouvernement sur le Bâtiment et ses activités annexes. L’enjeu principal : “Comment, en dépit des turbulences, maintenir l’emploi, la compétence et le potentiel de production quand des prix inacceptables et l’explosion de la concurrence déloyale tirent les marchés vers le bas ? Comment restaurer la confiance auprès des acteurs économiques aujourd’hui malmenés et très peu rassurés ?”. Patrick Ceccotti a rappelé une nouvelle fois l’urgence devant laquelle se trouve la filière : carnets de commande réduits, trésoreries exsangues, un crédit fournisseur qui s’est réduit avec la loi LME, la prudence excessive des banques, des marges devenues portion congrue… D’où un nombre de défaillances d’entreprises qui reste constant mais qui concerne désormais une part importante d’entreprises employant plus de 10 salariés, avec un risque immédiat : “ l’accélération brutale des pertes d’emploi jusqu’ici contenues à plus ou moins 10 %” a indiqué le président de la FFB34.

Les AOB, ces offres anormalement basses

La FFB34 attire depuis quelques années maintenant, l’attention sur les effets négatifs induits par les AOB – appels d’offre bas – et une concurrence déloyale souvent associée à la main-d’oeuvre venue hors de France : la perte d’emplois locaux à très court terme qui ruine la performance des entreprises locales citoyennes dans leur rôle social et de formation des jeunes entrants dans les métiers du bâtiment.

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D’abord inhérents à l’Hérault, ces pratiques touchent désormais l’Aude et les Pyrénées- Orientales. Le président de la FFB souligne que des avancées ont toutefois eu lieu. Plusieurs conventions de bonnes pratiques ont été conclues avec des donneurs d’ordre public (12 à ce jour avec des acteurs majeurs comme le département de l’Hérault, l’agglo de Montpellier, le Bassin de Thau ou certaines OPH). (…/…)

 

Avec quelques espoirs et beaucoup de craintes : 1 million d’euros de travaux confiés à une entreprise locale génèrent 10,5 emplois et rapportent 200 000 euros de recettes fiscales et sociales, mais à contrario…si ce million est réalisé par une « organisation » usant de main d’oeuvre étrangère, ce sont 200 000 euros de recettes publiques perdues et 10 chômeurs à charge de la collectivité… sans parler de l’incidence sur la consommation locale ! ” dénonce Patrick CECCOTTI.

 

Article de Daniel CROCI (Extrait) paru dans son intégralité dans l’Hérault Juridique & Economique du 19 juillet 2012, n°2899. ABONNEMENT

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