Bernard Cabiron, voeux de la CPME 34 : « Le syndicat, c’est la solidarité ! »

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© HJE 2019, Daniel Croci

Lundi 21 janvier, c’était au château de Flaugergues, à Montpellier, que le syndicat patronal avait convié ses adhérents. Avant une dégustation autour du vin et du chocolat, Bernard Cabiron, le président de la CPME 34, a présenté ses voeux pour l’année qui s’ouvre. Ses premiers souhaits et pensées ont été directement adressés aux commerçants victimes des violences perpétrées en marge des manifestations des « gilets jaunes ».

« Rue Foch et sur la place de la préfecture, certains d’entre eux m’ont confié qu’ils n’en pouvaient plus de fermer tous les samedis après-midi ! » a-t-il lancé. Et de citer les chiffres d’une étude menée par la CPME fin décembre au plan national : une perte de chiffre d’affaires de 34 %, 33 % de retards de livraisons, un report d’investissement (13 %), 21 % des dirigeants déclarant une perte de chiffre d’affaires de plus de 20 % sur les mois de novembre et décembre. « Le syndicat, c’est la solidarité ! Il ne faut pas hésiter à dire aux personnes concernées de venir nous voir. Nous les mettrons en contact avec les instances des Urssaf, de la Direccte, de la Banque de France, de la médiation du crédit, de la CCI… Nous pouvons être là pour aider ces commerçants à monter leurs dossiers. »

Le grand débat au national

« Si l’on reste sur un rond-point, on tourne en rond, c’est le principe ! L’intérêt d’un rond-point, c’est d’en sortir, et dans la bonne direction ». Mais quelle direction prendre ? Le message de Bernard Cabiron est celui-ci : « Il faut s’employer à sortir dans la bonne direction, c’est-à-dire qu’il faut prendre la parole et s’investir dans le débat citoyen. Il faut aussi porter la voix des chefs d’entreprise ». La CPME nationale a adressé à chaque adhérent un questionnaire pour collecter les avis et les idées, et en proposera une synthèse le 30 janvier.

Les mots du président

« Il faut que nous posions ensemble la question de notre avenir. L’emploi se crée avant tout dans les entreprises. Il faut donc leur donner les moyens de se développer. Un impôt trop élevé prive notre économie de ressources qui pourraient utilement être investies dans les entreprises, créant ainsi de l’emploi et de la croissance… Ces mots ne sont pas de moi mais du président de la République, dans sa lettre aux Français, ce qui confirme que l’entreprise est bien au coeur d’un débat auquel il faut absolument participer » a indiqué Bernard Cabiron.

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