Cybercriminalité et fraude : les entreprises peu actives face aux risques

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Le dernier baromètre Euler Hermes-DFCG fait état d’une augmentation du risque de fraude et de cybercriminalité en entreprise, aussi bien en fréquence qu’en intensité. Si la menace est bien identifiée, les investis- sements ne suivent pas : une entreprise sondée sur six n’a pas alloué de budget dédié. Décryptage.

Si le nombre de victimes d’au moins une tentative de fraude reste identique à celui de 2017, avec sept entreprises sur 10 touchées, ces dernières doivent faire face à des pirates davantage déterminés et qui n’hésitent plus à récidiver à plusieurs reprises. C’est le constat dressé par le 5ème baromètre de la DFCG, association nationale des directeurs financiers et de contrôle de gestion, et de l’assureur-crédit Euler Hermes, dévoilé le 18 avril dernier. En effet, en 2018, une entreprise sur cinq a dû affronter plus de 10 tentatives de fraude dans l’ année, contre une sur 10 seulement en 2017. Les périodes de congés, les week-ends et les veilles de week-end constituant les dates favorites des pirates. Malgré cette accentuation d’attaques, divers dispositifs ont permis de faire baisser le nombre de fraudes avérées à 26 % en 2018, alors qu’il atteignait les 30 % en 2017. Les préjudices subis sont par contre de plus en plus conséquents. D’après l’étude, 13 % des entreprises ont ainsi perdu plus de 100.000 euros l’an dernier, contre 10 % seulement en 2017. D’autres structures ont été impactées plus sévèrement avec un préjudice qui dépasse les 500.000 euros (5 % en 2018, soit +2 points par rapport à 2017). Le risque de fraude : une préoccupation majeure pour les entreprises Autre enseignement du baromètre, conscientes de la menace qui les guette, huit entreprises sur 10 craignent une accentuation du risque de fraude et de cybercriminalité en 2019 (sept sur 10, l’année dernière). Les cyberattaques constituent en effet le risque financier le plus redouté par ces dernières à 50 %, devant le défaut de paiement à 33 %, l’interruption d’activité (32 %), la conjoncture économique (31 %) et l’usurpation d’identité à 29 %. Toutefois, 59 % des établis- sements n’ont alloué aucun budget spécifique pour faire face à la fraude, tandis que plus des deux tiers ne sont...

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