Déprogrammer l’obsolescence, tout un programme

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Réparer, acheter des smartphones usagés et remis en état… Par conviction ou guidés par la recherche de profit, plusieurs acteurs expérimentent différentes voies pour déprogrammer l’obsolescence. Témoignages lors d’un Up Café du groupe SOS, à Paris.

Le scandale avait fait grand bruit : Apple avait admis ralentir volontairement le fonctionnement des applications sur les modèles anciens de ses smartphones, espérant pousser les consommateurs à acheter la dernière version de l’appareil, en 2017. Un exemple flagrant d’obsolescence programmée dont, aujourd’hui, des acteurs divers, avec des moyens variés, prennent le contre-pied. Plusieurs d’entre eux ont témoigné lors de la conférence « Déprogrammons l’obsolescence », qui s’est tenue à Paris le 26 juin, dans le cadre d’un Up Café. Ces derniers sont régulièrement organisés par le groupe SOS, acteur de l’économie sociale et solidaire. A Paris, par exemple, un Repair Café invite les individus à réparer leurs objets. En un an, « nous avons organisé 24 événements où sont passés 1 820 objets dont 900 ont été réparés », explique Stéphane Gauchon, bénévole. Le principe ? « Il s’agit de mettre en présence des gens qui ont des produits à réparer et d’autres qui savent le faire », lors de sessions organisées le week-end, pour des petites réparations sur de l’électroménager, de l’informatique, mais aussi des vêtements… Deux types d’ateliers sont organisés : dans les premiers, le bénévole réalise l’intégralité de la réparation, mais le propriétaire de l’objet assiste, essaie de comprendre. Autre formule, des ateliers où les personnes réparent elles-mêmes les objets, épaulées par des bénévoles, qui sont la seule ressource de l’association. « Il s’agit d’un mouvement citoyen. Il existe 1500 Repair Cafés dans le monde. Le mouvement est né aux Pays-Bas, dans les années 1990. Une journaliste spécialisée dans l’environnement, effarée devant la quantité de produits électroniques jetés, se demandait quoi faire. Il n’existait pas de réponse politique ou économique. (…) Son initiative a connu un succès foudroyant à Amsterdam, alors elle a mis en ligne un kit pour démarrer, et les Repair Cafés se sont développés en Allemagne, en Belgique et depuis 2013 en France »,...

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