FNTP / Bruno Cavagné : « Construire un dialogue ensemble, pour ensemble construire l’avenir »

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Accueilli à Nice pour ouvrir le récent Conseil des Régions de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP), le président de la FNTP, Bruno Cavagné s'est exprimé sur la conjoncture – et l'avenir – de la filière en France.

Interview publiée dans son intégralité dans notre édition hebdomadaire du jeudi 19 octobre 2017 n°3173 (A lire dans votre Espace Abonnés).

Quelle est la situation actuelle pour les travaux publics ?

Bruno Cavagné : « Nous avons subi une crise sans précédent entre 2009 et 2015, avec une baisse de 27 % de nos activités. Ces deux dernières années, il y a eu un léger rebond, + 2,5 % en 2016 et sans doute aux environs des 3 % en 2017. Ce rebond est dû au Grand Paris, le chantier du siècle, qui fait travailler beaucoup d’entreprises et qui laisse donc plus d’accès aux marchés sur l’ensemble du territoire.

Le Grand Paris représente un point dans la reprise de l’activité, le reste étant à attribuer aux collectivités locales qui sont passées à mi-mandat et qui donc, mécaniquement, ont recommencé à investir après avoir digéré la forte baisse des dotations de l’État. Un choc financier doublé d’un choc psychologique, car elles ne s’y attendaient pas forcément. »

Y a-t-il également un effet Macron ?

« On voit bien qu’il y a, du côté des travaux publics comme ailleurs, une énorme attente, et que le monde économique dans son ensemble s’est positionné sur une ligne et une attitude plutôt positives. C’est peut-être la méthode Coué, mais il y a une réelle envie de faire bouger les choses. »

Quel est votre rôle dans cette attente ?

« C’est de me battre, d’expliquer au président de la République qu’il ne faut surtout pas tuer cette timide reprise dans l’œuf, notamment dans le BTP. Nous avons réussi à passer certains messages, nous avons travaillé en amont avec les candidats à la présidentielle – Emmanuel Macron y compris – pour avoir une vraie vision de ce que l’on veut faire en France sur les infrastructures.

Cette vision, et de fait la visibilité qu’elle peut nous procurer, ne passeront que par le fait de poser le problème sur la table, de réfléchir à nos vrais besoins. On peut l’appeler comme on veut, conseil ou autre, mais à un moment donné, il faut se poser et réfléchir.

Quels sont les besoins, les attentes et les moyens de financement, pour les collectivités locales, pour les entreprises, pour les usagers ? Qui doit payer : l’usager, le contribuable ? C’est un vrai choix politique. Nous avons aussi beaucoup travaillé sur la cohésion sociale, les fractures territoriales, via 11 débats de terrain, pour comprendre ce que les Français veulent vraiment.

Visiblement, ce travail a porté, puisque l’Etat s’est appuyé sur notre modèle pour ses Assises de la mobilité, qui se sont déroulées en septembre, et où on a beaucoup parlé d’infrastructures et d’innovation…

(…/…)

Retrouvez la version intégrale de cette interview dans l’Hérault Juridique & Economique print du jeudi 19 octobre 2017 (n° 3173) et dans votre Espace Abonnés.

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Propos recueillis par Isabelle AUZIAS pour Reso Hebdo Eco

 

 

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