Jean-Marc Daniel : « Croissance économique : reprise ou feu de paille ? »

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De g. à dr. : l'économiste Jean-Marc Daniel, Steve Amat le président de la CRCC Montpellier et Jean Bouquot président de la Compagnie nationale des Commissaires aux comptes. © HJE 2018, Y. Topol

Dans sa conférence devant les commissaires aux comptes à Montpellier le 21 septembre dernier, l’économiste Jean-Marc Daniel souligne l’échec de l’Etat à agir efficacement pour le plein emploi et déplore l’excès de prélèvements mis en place. Mais dans le monde économique hérité du passé et sans réelle direction, les nouvelles technologies font émerger un nouveau modèle fondé sur la concurrence entre individus, appelés désormais à sans cesse se surpasser.

« Quelle est la capacité de l’Etat à intervenir et à générer de la croissance économique ? », s’interroge d’entrée l’économiste Jean-Marc Daniel en guise d’introduction à sa conférence « croissance économique : reprise ou feu de paille » donnée le 21 septembre à Montpellier devant les commissaires aux comptes. Il rappelle que dans l’optique keynésienne de l’après-guerre, l’Etat estime qu’il est le détenteur de la capacité à générer la croissance et le plein emploi tout en maîtrisant l’inflation, ceci grâce à une bonne gestion de la demande par la politique budgétaire.

233 prélèvements chaque année sur les entreprises

« Mais la promesse de la fin des années 40 n’a pas été tenue. Nous arrivons à la fin de cette logique, et de la période écoulée, nous héritons des dettes publiques colossales », estime Jean-Marc Daniel. L’Etat ne renonce cependant pas à son credo, les dépenses publiques continuant à augmenter. Avec logiquement en parallèle, un accroissement des impôts et prélèvements divers. En libéral convaincu et critique, l’économiste affirme : « Toujours au nom de la croissance et du plein emploi, l’Etat ponctionne par tous les moyens imaginables, dont notamment 233 prélèvements chaque année sur les entreprises ! » A titre de preuve de l’échec du modèle de l’après-guerre, Jean-Marc Daniel avance : « Nous perdons systématiquement de la croissance », se référant à l’évolution du taux de croissance moyen annuel de l’économie française. Celui-ci a progressivement diminué de 5,5 % de 1960 à 1972 jusqu’à 1,25 % de 2011 à 2017.

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