Baisse de 8,8 % de l’emploi intérimaire en Occitanie en décembre 2018

Par |
etude-prism-occitanie-chiffres-de-l-emploi-interimaire

Dans son baromètre publié en décembre 2018, Prism'emploi constate que l’emploi intérimaire est en baisse de 8,8% en Occitanie par rapport à décembre 2017.

L’intérim en Occitanie

Chiffres de décembre 2018 par rapport à décembre 2017

En décembre 2018, l’emploi intérimaire est en baisse en région Occitanie (-8,8 %). 

Evolution des effectifs intérimaires par grand secteur d’activité

Tous les secteurs sont en recul. Les effectifs intérimaires déclinent dans les services (-0,4 %), le BTP (-3,1 %), l’industrie (-7,7 %), le commerce (-15,7 %) et les transports (-22,6 %).

Evolution des effectifs intérimaires par qualification

L’ensemble des qualifications sont en baisse. L’emploi intérimaire diminue chez les cadres et les professions intermédiaires (-2,9 %), les ouvriers qualifiés (-8,6 %), les ouvriers non qualifiés (-9,0 %) et les employés (-16,3 %).

Répartition des effectifs intérimaires en Occitanie en 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tendances territoriales : évolution des effectifs intérimaires

Aude : -9,6%
Gard : -13,2 %
Hérault : -2,0%
Lozère :  /
Pyrénées-Orientales : -5,4%
Ariège  : -5,8 %
Aveyron  : -19,8 %
Haute-Garonne  : -7,6 %
Gers  : -0,7 %
Lot  : -6,2 %
Hautes-Pyrénées : -11,9 %
Tarn  : -21,6 %
Tarn-et-Garonne : -14,6 %

Décembre 2018 par rapport à décembre 2017 dans les régions

La majorité des régions sont en baisse. Seule la région PACA est orientée à la hausse avec +0,1 %.

Données nationales pour l’année 2018

Le travail temporaire ralentit en 2018, tout en restant à un niveau historiquement élevé.
Les tendances mensuelles, comprises entre +10,4 % en mars et -5,9 % en décembre, sont restées positives jusqu’en août 2018. Le tassement observé à partir du mois de septembre a continué tout au long du 4e trimestre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Évolution des effectifs intérimaires par grand secteur d’activité

Les services dynamisent le marché, tandis que l’industrie recule nettement. Les tendances trimestrielles par secteur ont été particulièrement volatiles, notamment dans les transports, qui sont passés de +17 % au premier trimestre à -8,9 % au quatrième trimestre. De même, mais dans une moindre mesure, l’industrie a connu une dégradation continue, passant de +8,9% au premier trimestre à -9,1% au quatrième trimestre. Le BTP et les services ont enregistré des évolutions moins heurtées et positives tout au long de l’année. Le BTP est ainsi resté dans une fourchette de tendances comprise entre +6,5 % au premier trimestre et +2,8 % au second. Dans le secteur des services, l’évolution a été particulièrement stable, comprise entre +6,9 % au premier trimestre à +4,6 % au quatrième. 

Le travail temporaire est particulièrement sensible à la conjoncture des secteurs : il permet aux entreprises de réagir immédiatement aux variations de l’activité et anticipe, avec environ six mois d’avance, la tendance sur le marché du travail. 

Évolution des effectifs intérimaires par qualification

Les cadres et professions intermédiaires et les employés, moteurs de l’année 2018.
Le travail temporaire chez les ouvriers non qualifiés a été particulièrement dynamique au premier trimestre (+10,7 %), mais a connu une baisse qui s’est amplifiée tout au long de l’année (+3,8 % au deuxième trimestre, -2,7 % au troisième trimestre et -6,4 % au 4e trimestre). Les métiers des ouvriers qualifiés ont connu le même type d’évolution, mais avec des écarts moins marqués (entre +7,2 % au premier trimestre et -5,2 % au 4e trimestre). Les cadres, professions intermédiaires et les employés connaissent également un ralentissement puis une baisse au 4e trimestre, mais de moins grande ampleur. 

La France des régions

Cumul annuel de janvier à décembre 2018 en pourcentage .

En 2018, l’emploi intérimaire progresse dans toutes les régions, à l’exception de l’Occitanie (-0,7 %) et de la Normandie (-1 %).
Les régions dynamiques dans les domaines des services et du BTP, sont celles qui tirent leur épingle du jeu : Auvergne-Rhône-Alpes (+5,1 %), PACA (+3,9 %) et les Pays-de-la-Loire (+3,4 %).

 

 

Évolution du nombre de recrutements

Le recrutement atteint en 2018 son niveau le plus élevé depuis la mise en œuvre du service.
En 2018, les agences d’emploi franchissent le cap des 100.000 recrutements annuels avec une progression comprise entre +10 % et +13 %. L’année 2018 consacre ainsi le plus haut niveau atteint par cette activité depuis sa création en 2005 et confirme la place des agences d’emploi comme premier recruteur de France. 

Évolution du nombre de CDI intérimaires signés

Le CDI intérimaire poursuit sa montée en puissance. En 2018, 25.200 CDI intérimaires ont été signés, correspondant à la signature de 2 100 nouveaux contrats en moyenne chaque mois. Ce sont ainsi 51 600 CDII qui ont été signés depuis la mise en œuvre de ce nouveau contrat. En tenant compte des créations d’emploi en CDII, la tendance annuelle de l’emploi intérimaire se situerait donc à près de +4 % au lieu de +1,8 %, hors CDII. 

Outil de mise en œuvre de la flexisécurité à la française, le CDII traduit l’engagement du secteur en faveur d’un marché de l’emploi plus inclusif. Entré en vigueur en 2014, ce nouveau contrat s’est imposé sur le marché du travail comme une solution alternative permettant aux salariés intérimaires de bénéficier de la sécurité d’un CDI et de dispositifs de formation. Les entreprises utilisatrices conservent la souplesse du recours à un salarié pour des missions ponctuelles et les agences d’emploi fidélisent leurs salariés. En effet, c’est l’entreprise de travail temporaire qui rémunère le salarié en CDII pendant les périodes d’intermission. En septembre 2018, le CDII a fait son entrée dans le code du travail, entériné par la loi Avenir Professionnel.  

 

Tendance générale 2018

En décembre 2018, le travail temporaire diminue de -5,9 %, correspondant à la baisse mensuelle la plus marquée de l’année. 

Dans le détail sectoriel, le travail temporaire poursuit son développement dans le BTP (+2,1 %) et les services (+ 3,7 %), mais à un rythme moins soutenu qu’au cours du mois de novembre (respectivement +3,3 % et +6,5 %). En décembre, la tendance dans le secteur industriel (-9,0 %) reste comparable à celle observée depuis octobre. Les secteurs sensibles à la consommation des ménages, en premier lieu le commerce et dans une moindre mesure, les transports, enregistrent une nette dégradation, passant de +1,4 % à -2,8 % pour le commerce et de -7,9 % à -12,8 % dans les transports. La « crise des gilets jaunes » pourrait constituer un facteur d’explication de la dégradation dans ces deux secteurs.
Dans ce contexte, toutes les catégories professionnelles observent un recul. Les cadres et professions intermédiaires (-3,1 %) et les ouvriers non qualifiés (-5,6 %) sont les catégories qui connaissent une évolution légèrement supérieure à la moyenne. 

La baisse du travail temporaire observée en décembre doit toutefois être relativisée :
• Orienté à la hausse depuis janvier 2015, le travail temporaire se situe désormais à un niveau historiquement élevé et continue de progresser en 2018 avec +1,8% en cumul sur l’année ;
• Avec près de 52 000 CDI intérimaires signés à fin décembre, cette nouvelle forme d’emploi continue de se développer de façon complémentaire aux contrats d’intérim classiques. Depuis un an, environ 25 000 CDII supplémentaires ont été mis en œuvre par les agences d’emploi. Ainsi, en tenant compte de ce type de contrat, la tendance du mois se situerait plutôt aux alentours de – 3,3 %. 

Les effectifs intérimaires sont en baisse  (-5,9 %) au niveau national.

Evolution des effectifs intérimaires par grand secteur d’activité

La majorité des secteurs sont en recul. L’emploi intérimaire progresse dans les services (+3,7 %) et le BTP (+2,1 %). En revanche il recule dans le commerce (-2,8 %), l’industrie (-9,0 %) et les transports (-12,8 %).

 

 

 

 

 

 

 

 

Evolution des effectifs intérimaires  par qualification

Toutes les qualifications sont en baisse. Les effectifs intérimaires reculent chez les cadres et professions intermédiaires (-3,1 %), les ouvriers non qualifiés (-5,6 %), les employés (-6,8 %) et les ouvriers qualifiés (-7,3 %).

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Focus sur l’intérim

  • L’intérim représente une part relativement stable de l’emploi salarié en France (entre 2,9% et 3,6%, depuis 2000).
  • L’intérim constitue un indicateur avancé de l’emploi, les infléchissements observés intervenant 6 à 12 mois avant que les mouvements d’emploi des autres secteurs ne soient perceptibles.
  • Un niveau de croissance économique annuel compris entre 0,6% et 0,8% permet de créer des emplois intérimaires. Le seuil permettant aux entreprises de développer de l’emploi durable se situe aux alentours de 1,5%.
  • L’évolution de l’intérim ne permet pas d’anticiper l’évolution du chômage, qui est influencée par de nombreux facteurs extérieurs à l’emploi.
  • 51 600 CDI intérimaires ont été signés à fin décembre. 

Le travail temporaire ralentit en 2018, tout en restant à un niveau historiquement élevé.

 

 

 

Commentaires

Vous devez être abonné pour commenter.

Abonnement newsletter

L’actualité juridique et économique de l’Hérault toutes les semaines dans votre boite mail.

En renseignant votre adresse email, vous accepter de recevoir nos derniers articles par email et vous prenez connaissance de notre Politique de confidentialité