Les start-up esquissent l’alimentation du futur

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Demain, on se nourrira de burgers végétaux, de desserts au riz de Camargue au citron et de brownies aux pois chiches... Entre plaisir, qualité nutritionnelle, conscience écologique et nouveaux modes de vie, des start-up dessinent notre alimentation de demain. Rencontres, au récent Salon de l’agriculture.

« Je voulais montrer qu’un produit végan peut être bon ; que ce n’est pas un sacrifice ». Tel est l’objectif que s’est fixé Jean-Christophe Bernard, cofondateur de MoRice, qui commercialise de savoureux desserts au riz bio de Camargue. La start-up faisait partie de la dizaine de start-up présentées sur le Village by CA Nord de France, l’une des structures du réseau d’incubateur du Crédit Agricole basé à Lille, le 26 février, dans le cadre du Salon international de l’Agriculture. Point commun entre ces jeunes pousses ? Toutes misent sur la protéine végétale, qu’il s’agisse de pois chiche, de soja ou de riz, pour inventer l’alimentation de demain. Avec un défi : rendre attrayants ces nouveaux aliments aux yeux des consommateurs. Chez MoRice, Jean-Christophe Bernard, 35 ans, a d’abord travaillé chez Danone. Il était lui-même un adepte de yaourt au soja. Cette double expérience lui a donné envie de réaliser un produit 100% végan, bio, à base de ressources locales et avec un impact carbone limité. « Même quand on achète bio, il y a beaucoup de sucres ajoutés », commente le jeune entrepreneur. Et surtout, « avec le riz, on s’est dit qu’on avait un trésor près de chez nous. C’est un épaississant naturel avec un goût neutre », poursuit Jean-Christophe Bernard. Avec son associé, en 2017, il a commencé par « tester » le marché en produisant ses desserts, aidé d’un prêt d’honneur du Crédit Agricole (10.000 euros) et d’une subvention à l’innovation (15.000 euros) de Bpifrance, la banque publique d’investissement. Actuellement, ses produits sont distribués dans une centaine de magasins bio. « Nous voulons passer à la phase deux en nous associant avec un industriel et en procédant à une levée de fonds, principalement pour le marketing et la recherche et le développement », poursuit Jean-Christophe Bernard, qui vise une...

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