LabThau : IAGE mène des tests pour déterminer la présence du Covid-19 dans les eaux usées

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Détecter le virus COVID-19 dans les eaux usées pourrait permettre de suivre l’évolution de l’épidémie sur la population. Un nouveau procédé va être expérimenté dans le cadre de la plateforme d’innovation territoriale du bassin de Thau.

Spécialisée dans la recherche génétique appliquée à l’environnement, la start-up IAGE va expérimenter un procédé original, la PCR digitale, plus sensible que les méthodes classiques employées jusqu’alors, pour détecter la présence du virus dans les eaux usées. Ce procédé va être expérimenté dans le cadre du Lab’Thau, plateforme d’innovation territoriale dédiée à l’expérimentation d’idées nouvelles au service de la transition écologique et de la résilience des territoires littoraux.

En intégrant la plateforme, la start-up bénéficiera de l’accompagnement des acteurs et partenaires scientifiques du territoire et notamment de l’unité MIVEGEC de l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement) de Montpellier, de la Région Occitanie et de Sète agglopôle Méditerranée, gestionnaire du réseau d’assainissement. Elle s’appuiera également sur la connaissance du fonctionnement des réseaux d’assainissement  développée par le SMBT depuis plus de quinze ans pour veiller sur la qualité de l’eau de la lagune.

Des études récentes, en particulier celles menées dans l’agglomération parisienne, ont montré que la quantité de coronavirus détectée dans les eaux usées reflète le niveau du virus dans la population. Une fois excrété par le corps, le virus se retrouve en effet dans les selles et donc dans les eaux usées. A ce stade, il présente peu de risque d’être infectieux et est sans conséquence pour l’environnement, mais sa détection pourrait permettre de suivre l’évolution de l’épidémie. Si les tests s’avèrent concluant, cet indicateur pourrait renforcer les suivis épidémiologiques déjà en vigueur. Un suivi régulier permettrait d’estimer l’évolution de la circulation du virus dans le temps et d’anticiper tout rebond de l’épidémie (les fragments du virus excrétés par le corps sont détectables en moyenne quatre jours après la contamination, alors que les premiers symptômes surviennent quinze jours plus tard).

 

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