Le XXIe siècle sera-t-il celui de la mer ? Vers la création de la FrenchSea Tech

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Le président de la République, accompagné de 3 ministres, Elisabeth Borne (Transition écologique et solidaire), Didier Guillaume (Agriculture et Alimentation) et Annick Girardin (Outre-Mer), a ouvert la 15e édition des Assises de l’économie de la mer, organisée à Montpellier les 3 et 4 décembre 2019.

Les Assises de l’économie de la mer sont organisées par le magazine Le Marin pour le pôle mer du groupe Ouest-France, en partenariat avec le Cluster maritime français. 1.600 acteurs des filières maritimes ont participé à cette première journée des Assises. Pendant une heure, Emmanuel Macron a présenté aux acteurs du secteur maritime sa vision de la France maritime dans tous les domaines, de l’environnement à la pêche, des énergies marines renouvelables à l’économie portuaire et au transport maritime. Il a ensuite répondu aux questions de 6 acteurs de l’économie maritime de grands capitaines d’industrie. Elisabeth Borne s’est exprimée sur scène, rappelant l’engagement de son ministère pour la défense de la biodiversité, le développement des énergies marines renouvelables  et la transition écologique du transport maritime. Avec une annonce forte : si 24 % des aires marines françaises sont déjà protégées, le président de la République ambitionne d’atteindre les 30 % d’ici 2022.

Une coalition de partenaires privés et publics

Venu à la rencontre des acteurs du maritime, le président de la République a accepté de présider la Coalition pour la Transition écologique et énergétique du maritime initiée par le Cluster Maritime Français (CMF) en partenariat avec l’Ademe. Ces deux organismes ont été rejoints depuis par des fédérations, entreprises, centres de recherche et pôles de compétitivité Mer, qui ont décidé de travailler en coalition pour entraîner l’ensemble des acteurs, accélérer les travaux engagés et réussir la transition écologique et énergétique. Cette première coalition de partenaires cofondateurs est appelée à s’étoffer et à embarquer au-delà du maritime et de l’énergie, l’ensemble de l’économie, de l’industrie aux services, de la recherche aux écosystèmes d’innovation.

Accélérer et déployer en mode collaboratif

La coalition doit permettre « l’accélération et le déploiement en mode collaboratif de chemins de solutions », explique Frédéric Moncany de Saint-Aignan, le président du Cluster ; une véritable « vision à 2050 de la transition écologique et énergétique du maritime » pour mettre en œuvre dès aujourd’hui les premiers leviers de transition. Cette « vision à 2050″ sera opérée grâce à une plateforme numérique dotée de moyens pour animer l’innovation ainsi que des outils d’aides à la décision. « Il est absolument nécessaire de mettre en commun [les] données, leur collecte et leur stockage, ainsi que leur analyse, pour répondre à cet enjeu planétaire qu’est la protection de l’océan » a indiqué le président de la République. Les travaux auront vocation à alimenter la future stratégie de décarbonation pour que la France, pays maritime de premier rang, dans une collaboration entre l’Etat et le secteur privé, dispose d’une stratégie ambitieuse qui alimente ses engagements internationaux dans la lignée du One Planet Summit et du G7 à Biarritz et encourage le positionnement de ses entreprises sur les marchés de la transition écologique et énergétique.

Création de la FrenchSeaTech

La démarche reposera également sur la création de la FrenchSeaTech voulue par le président de la République dans son programme présidentiel, afin de se connecter aux écosystèmes du maritime et d’ailleurs, pour identifier les meilleurs projets d’innovation qui répondront aux multiples défis de la transition écologique et énergétique. Dans la session de questions-réponses, le président de la République a ainsi proposé de travailler avec le Cluster autour de deux axes : la création d’un répertoire de l’offre et un code de bonne conduite : « […] comment par l’achat, le partenariat d’innovation, on favorise les acteurs français. [Une] bonne manière, si vous en êtes d’accord, et on peut faire ça avec le Cluster, c’est de créer de la transparence […], et qu’on mette en valeur les bons acheteurs […]. La deuxième chose, c’est que l’on puisse répertorier de manière très transparente […] l’ensemble de l’offre ». En complément, il faut donner une visibilité accrue aux start-up afin de répondre à l’ambition : « pourquoi l’écosystème start-up French Tech du maritime ne se structurerait pas de manière un peu plus spécifique pour être présent en force en juin […] et se donner des objectifs ». L’ensemble des filières professionnelles liées à la Mer représentent 91 milliards d’euros de valeur de production et 355 000 emplois.

Rendez-vous en juin 2020 à Marseille

Les premiers travaux de la coalition seront présentés  au Congrès de l’UICN en juin 2020 à Marseille, autour des chemins de solutions et d’une FrenchSeaTech structurée pour répondre aux besoins des acteurs qui travaillent en équipages aux ruptures à la fois technologiques, d’organisation des chaînes de valeur et des modèles d’affaires.

(Source Le Marin / DC)

 

 

 

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