Plan Apprentissage, ce qu’il faut retenir

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“Un alternant de 20 ans ou moins n’aura aucun coût (salaire et charges sociales) pour l'entreprise. Entre 21 et 25 ans, le coût sera de 175 euros par mois, ce qui reste raisonnable” a expliqué le ministère du Travail.

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a annoncé le 4 juin plusieurs mesures immédiates afin d’éviter une forte baisse prévisible du nombre d’apprentis et de maintenir cette voie de formation professionnelle qui avait atteint un niveau historique l’an dernier (lire notre article sur le CFA de la CMA 34, ICI) avec une hausse de 16 % des nouveaux contrats pour atteindre 370 000 contrats signés en France.

Parmi les mesures annoncées figurent des aides à l’embauche pour les entreprises et des aides à la recherche d’emploi pour les jeunes. Ces mesures vont mobiliser au total 1 milliard d’euros.

A retenir

  • une aide exceptionnelle est instaurée pour l’embauche d’apprentis. Son montant est de 5 000 euros pour les moins de 18 ans et de 8 000 euros pour les alternants majeurs. Elle sera ouverte de juillet 2020 à février 2021 aux entreprises qui embauchent des alternants titulaires d’un CAP ou d’une licence professionnelle. Elle sera sans condition pour les entreprises de moins de 250 salariés. Les plus grandes entreprises (7 000 environ) devront justifier d’un taux de 5 % d’alternants dans leurs effectifs d’ici 2021, au risque de devoir rembourser l’aide. L’embauche d’apprentis représentera un coût quasi nul la première année, allant de zéro euro pour les moins de 21 ans jusqu’à 175 euros par mois pour les plus de 21 ans, précise le ministère
  • une autre mesure pérennise une disposition prise pendant le confinement : les jeunes qui n’ont pas pu signer de contrat du fait de la crise ont jusqu’à six mois pour trouver un contrat d’apprentissage,
  • par ailleurs, « chaque jeune qui a fait un vœu via Parcoursup ou Affelnet pour aller en apprentissage sera assuré d’avoir une place en entreprise” a indiqué le ministère,
  • les centres de formation pourront également financer, grâce à l’aide au premier équipement professionnel, l’achat d’ordinateurs portables ou de tablettes à destination des apprentis.

Des discussions sur l’emploi des jeunes sortant du système éducatif cette année seront également ouvertes à la mi-juin. Un plan de protection pour accompagner les 700 à 800 000 jeunes concernés est également à l’étude. Il est en préparation avec les organisations syndicales et devrait être présenté en juillet prochain.

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