Bourses France 2016 L’Oréal-UNESCO : deux jeunes chercheuses montpelliéraines lauréates

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La Fondation L’Oréal a organisé le mercredi 12 octobre 2016, pour la première fois, l’événement « Génération Jeunes Chercheuses », clôturé par la remise des bourses L'Oréal-Unesco Pour les Femmes et la Science en partenariat avec l’Académie des sciences et la Commission nationale française pour l’Unesco. Deux jeunes chercheuses montpelliéraines lauréates vont bénéficier d'une bourse France 2016 L'Oréal-Unesco.

Les 2 jeunes chercheuses montpelliéraines ont été récompensées pour leur parcours d’exception et leurs travaux de recherche novateurs.

– Cécile Echalier est actuellement en thèse à l’Institut des Biomolécules Max-Mousseron et à l’Institut Charles-Gerhardt, au sein de l’Université de Montpellier. Sujet de recherche :  » Des molécules Lego® pour régénérer les tissus » .

– Maria Morel Carretero est post-doctorante au sein de l’Institut de Génétique humaine du CNRS à Montpellier. Sujet de recherche :  » Jeune et en bonne santé ? Un défi, même pour une cellule « .

 

Cécile Echalier : les molécules Lego® pour régénérer les tissus

Remplacer un rein lésé, régénérer un cartilage usé ou encore greffer une peau artificielle… autant de défis qui pourraient être solutionnés grâce à un gel formé de molécules hybrides capables de s’assembler comme des Lego®. C’est l’idée originale développée par Cécile Echalier, actuellement en thèse à l’Institut des Biomolécules Max-Mousseron et à l’Institut Charles-Gerhardt, au sein de l’Université de Montpellier. Son constat de départ est simple : pour aider les tissus lésés à se reconstruire, il faut les soutenir à l’aide d’un gel capable de s’adapter à chaque situation et à chaque tissu. « Nous avons choisi de synthétiser des molécules composées de deux parties. L’une porte l’activité biologique désirée pour régénérer le tissu, la seconde est celle qui est capable de s’assembler à d’autres molécules par liaison chimique ; c’est la partie LEGO », explique Cécile Echalier. Pour aller encore plus loin, Cécile Echalier explore la possibilité d’injecter une solution pour former ce gel directement dans le corps du patient à l’emplacement de l’injection et « vous obtiendrez une recette prometteuse pour la régénération des tissus « humains » ». Désireuse de partager son enthousiasme, elle peaufine actuellement un atelier de travaux pratiques destiné aux étudiants sur le thème « Synthèse et impression 3D de biomatériaux hybrides ». « Je souhaite qu’ils prennent conscience du rôle des scientifiques – femmes tout autant qu’hommes – dans les grandes avancées de la société », conclut la jeune chercheuse.

María Moriel Carretero :  » Jeune et en bonne santé ? Un défi, même pour une cellule « 

Retarder le vieillissement de la cellule et la garder en bonne santé, tel est le défi de María Moriel Carretero, actuellement en post-doctorat au sein de l’Institut de Génétique Humaine du CNRS. Ces travaux s’appliquent notamment au cancer et au vieillissement des cellules, dont le point commun est de conduire à la mort de l’organisme. Pour cela, María s’intéresse aux ARNs non codants issus du nucléole. Ces petits composés sont fabriqués à partir de l’ADN, mais ne seront pas utilisés par la cellule pour fabriquer des protéines. « La fonction réelle de ces ARNs reste une énigme. Mais leur quantité est augmentée pendant le vieillissement et le cancer. Limiter cette transcription pourrait donc avoir un impact pour préserver la santé de la cellule et l’empêcher d’aller vers des états dégénératifs », postule la chercheuse espagnole. Pour cela, elle est allée vers les médecines traditionnelles chinoise et ayurvédique, toutes deux connues pour leurs actions protectrices et anticancéreuses. Elle envisage de tester des molécules identifiées dans ce contexte qui pourraient jouer un rôle sur cette fabrication d’ARNs non codants. Des collaborations avec deux équipes, l’une à Taïwan, l’autre en Inde, permettront d’avoir accès à ces molécules. Avec ce projet, María Moriel Carretero s’inscrit dans un virage de la perception de la santé et de la maladie : « l’idée est de reprogrammer la maladie pour permettre un retour vers l’état sain, plutôt que d’investir tous les efforts dans la lutte contre la maladie au risque d’affecter les cellules saines. »

Découvrir toutes les lauréates sur www.fondationloreal.com/fr/

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