L’EPF Montpellier forme les jeunes ingénieurs à la smart city

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Sandrine Pincemin, enseignant-chercheur, est rattachée à l’EPF (Ecole Polytechnique féminine), un organisme arrivé à Montpellier en 2012 et qui depuis quelques années s’associe aux actions de la JCE dont la convention nationale qui se tiendra à partir de jeudi 15 juin 2017 et pour trois jours à Montpellier.

« Notre but est de former des ingénieurs qui auront pour cursus soit le salariat en entreprise, soit la création d’une entreprise. Avoir des liens avec la JCE est pour nous quelque chose d’important et d’intéressant » explique Sandrine Pincemin. Par ce lien, l’EPF collabore avec les Jaycees de Montpellier sur leur événement lié à la convention nationale qui va se tenir dans la capitale languedocienne. « En parallèle, j’appartiens également à l’IES, un des laboratoires de l’Université de Montpellier. A l’EPF, nous sommes plusieurs enseignants-chercheurs, et pour pouvoir développer nos activités de recherche, nous avons une convention d’accueil faite par l’université de Montpellier, dont le laboratoire de rattachement est l’Institut d’Electronique et des Systèmes, qui nous accueille dans ses locaux » ajoute Sandrine Pincemin.

Comment s’inscrit l’EPF dans la conférence Smart City de la JCE ?

L’enseignant-chercheur précise : « Avec les étudiants de l’EPF, nous avons aidé à l’organisation de la conférence. La smart city est un sujet intéressant pour de jeunes ingénieurs généralistes qui vont se spécialiser dans le domaine de l’énergie ». Un groupe de cinq étudiants a réfléchi durant un semestre sur une série de questions… Qu’est-ce qu’une smart city ? Quels sont ses contours ? Quel est le périmètre ? Comment peut-on définir la smart city ? Quels sont les critères qui font une smart city ? Ces travaux ont été réalisés en lien avec des organismes comme le CSTB*.
Les futurs ingénieurs ont dessiné les contours de la conférence, les thématiques qui pouvaient être abordées et les questions importantes à poser pour les néophytes qui vont découvrir la smart city en l’espace d’un après-midi. Après plusieurs brainstormings et réunions, une trame de questions a été définie pour chacune des tables rondes. Les étudiants ont ainsi participé à toutes les étapes de création de cet événement. « En amont, nos ingénieurs feront une présentation d’une trentaine de minutes pour présenter leur définition de la smart city, leur vision des expériences qui sont faites sur la métropole de Montpellier et qui font que Montpellier est une smart city ; ainsi que les avancées technologiques de par le monde, avec une analyse sur d’autres villes portant sur différents aspects comme la mobilité, l’énergie, l’eau, le confort des personnes… » confirme Sandrine Pincemin.


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Dans un deuxième temps, Alain Foucaran, directeur de l’IES, interviendra en fin de journée pour conclure cet après-midi dédié à la smart city. C’est en effet un des sujets traités par l’Institut d’électronique et des systèmes de Montpellier.

INWES et Elles bougent, les autres actions de l’EPF

L’EPF, l’ancienne Ecole Polytechnique féminine, arrivée en janvier 2012 à Montpellier avec 9 étudiants au départ, compte aujourd’hui 500 jeunes futurs ingénieurs formés sur le campus de Montpellier. Dont 35 à 40 % de jeunes femmes. « Nous sommes toujours sur des taux féminins assez élevés, mais on n’est plus sur une majorité de jeunes femmes. Ceci dit, nous y travaillons » constate Sandrine Pincemin. Composée d’environ 17 permanents administratifs, enseignants et enseignants-chercheurs, l’équipe cultive d’étroites relations avec de nombreuses entreprises à Montpellier et dans ses environs, car beaucoup des intervenants de l’Ecole sont des décideurs experts de l’énergie qui exercent dans le monde professionnel. L’EPF est mixte depuis 1996, mais différentes actions sur le volet féminin sont toujours en cours, notamment par le biais de l’association Elles bougent. La délégation régionale Languedoc-Roussillon est d’ailleurs animée depuis juin 2016 par Liliane Dorveaux, enseignante et responsable pédagogique à l’EPF.

L’Ecole a également accueilli un événement INWES, porté par l’association européenne qui intervient sur le travail féminin. Le 10 juin a ainsi été proposée une matinée de conférences en anglais sur l’entrepreneuriat au féminin, avec une vision plutôt européenne. L’EPF continue également de travailler autour de la femme en entreprise. Au niveau international, elle contribue à ce que la jeune femme étudiante africaine puisse s’intégrer au mieux dans le monde entrepreneurial. Elle aide à l’organisation de prépas au Cameroun qui permettent aux jeunes femmes de poursuivre leurs études
techniques et scientifiques.

Propos recueillis par Daniel CROCI
croci.daniel.hje@gmail.com

* Centre scientifique et technique du bâtiment.


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