L’Université de Montpellier s’apprête au lancement du 2e nanosatellite français dans l’espace

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Chacun se souvient de la sonde Robusta et de son périple interstellaire. Ce que l'on sait moins, c'est que ce sont les étudiants de l’Université de Montpellier qui avaient envoyé en 2012 le premier nanosatellite français dans l’espace. Ils s'apprêtent à récidiver ! Le lancement de leur deuxième nanosatellite, ROBUSTA1B, initialement prévu en 2016 par SpaceX depuis les Etats-Unis, et reporté suite à l’explosion d’un de leurs lanceurs, vient finalement d’être programmé pour fin avril…

Le lancement est programmé fin avril sur un lanceur PSLV depuis l’Inde par l’ISRO (agence spatiale indienne). Laurent Dusseau, directeur du Centre Spatial Universitaire de l’Université de Montpellier, explique : « Environ 50 étudiants ont travaillé sur ce nanosatellite pendant quatre ans, de 2012 à 2015, encadrés par les académiques et en interaction avec des industriels. La particularité du projet est qu’ils ont tout développé de A à Z, en maîtrisant l’ensemble de la technologie. Depuis les exigences techniques (sous vide, grande chaleur, grand froid, radiations spatiales…) aux documentations spécifiques pour les agences spatiales, en passant par la gestion de projet, ils ont développé les compétences de professionnels et sont aujourd’hui prêts à l’embauche. La réussite du projet, elle est là. C’est pour cela que nous existons. Maintenant, nous espérons aussi que tout se passera bien pendant et après le lancement. Mais le spatial est imprévisible ; on ne peut jamais être sûr à 100 %. Si tout marche bien, ce sera comme une deuxième victoire ».

Pour rappel, le Centre Spatial Universitaire français de l’Université de Montpellier, avec le soutien de la Fondation Van Allen, accueille les étudiants en stages ou projet d’études pour réaliser de A à Z des nanosatellites. L’objectif est éducatif. Il s’agit d’offrir une formation concrète d’excellence aux étudiants, selon les mêmes méthodes et exigences que la profession, et avec en ligne de mire l’envoi en orbite de leur nanosatellite. Parmi les anciens étudiants de la première aventure ROBUSTA, plusieurs d’entre eux sont aujourd’hui salariés du CNES, de 3DPlus, d’Airbus…

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