Le projet Montpellier Université d’Excellence (MUSE) décroche le label I-site

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La future Faculté de médecine du Campus de Montpellier © François Fontès, architecte

Le projet MUSE, le plus vaste projet scientifique jamais imaginé sur le site universitaire montpelliérain, entend relever trois défis majeurs pour le XXIe siècle : nourrir, protéger et soigner. Après son audition par un jury international le 21 février, le projet Montpellier Université d’Excellence (MUSE) vient de décrocher la labellisation Initiatives – Science – Innovation – Territoires – Economie (I-SITE). MUSE devient un formidable accélérateur pour l’avenir de l’ensemble du site de recherche et pour sa visibilité sur la scène nationale et internationale de l’enseignement supérieur et de la recherche.

La création d’une université thématique de recherche internationalement reconnue capable d’entraîner dans une dynamique positive toutes les communautés scientifiques (non seulement celles de l’agronomie, de l’écologie et de la biologie, mais aussi de la chimie, des sciences dures, de l’ingénierie et des sciences sociales) est en effet un atout stratégique pour le développement du territoire. Les objectifs visés par MUSE ? Mettre sur pied des laboratoires communs de renommée mondiale, envoyer des équipes de recherche sur les campus, co-élaborer des enseignements adaptés aux enjeux de demain, co-construire des projets européens…

Le projet MUSE entend contribuer à la sécurité alimentaire, à la gestion durable des ressources naturelles et des écosystèmes ainsi qu’à l’amélioration des traitements des maladies infectieuses émergentes, des maladies chroniques et des cancers. « Il doit permettre de hisser Montpellier au rang de référence internationale en santé, sciences de l’environnement et agriculture » a indiqué François Pierrot, le coordonnateur du projet qui implique autour de l’Université de Montpellier, 10 organismes de recherche (BRGMCEA- Cirad-CNRS-Ifremer-Inra-Inria-Inserm-IRD-Irstea), 4 écoles (ENSAM-ENSCM-EMASuAgro), 3 établissements de santé (CHU Montpellier-CHU Nîmes-Institut de Cancérologie de Montpellier) et une organisation internationale (CIHEAM-IAMM).

150 entreprises partenaires

Riche de ses 6 000 scientifiques et de ses 50 000 étudiants, le projet MUSE bénéficie du soutien actif de la Région Occitanie / Pyrénées – Méditerranée et de Montpellier Méditerranée Métropole. Plus de 150 partenaires ont soutenu MUSE dans la course à la labellisation et se sont engagés à s’investir davantage dans des partenariats université – entreprise : PME, grands groupes (dont cinq partenaires privilégiés : la Banque Populaire du Sud, BRL, Horiba, Invivo et MSD) et pôles de compétitivité (Derbi, Eau, Eurobiomed, Mer, Optitec, Qualiméditerranée et Trimatec).

Des atouts Nord-Sud renforcés

Muse dispose en effet d’un réseau et d’une expertise sans équivalent au niveau mondial dans les pays du Sud, avec 400 chercheurs actuellement installés de manière permanente dans la zone intertropicale (dont issus du Cirad, de l’IRD et du CNRS). Montpellier est également le leader français de la recherche sur les nouveaux modèles agricoles ou la gestion environnementale et constitue le premier site national en agro-environnement-biodiversité (avec en projet l’implantation d’une partie des services de l’agence nationale de la Biodiversité). Le site montpelliérain est également une référence dans l’étude des maladies infectieuses émergentes et des vecteurs de transmission. Deux enjeux qui concernent au premier plan les pays du Sud et qui sont au centre du projet MUSE désormais labellisé I-Site.

(Source UM1)

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