Reprise d’Orchestra : Pierre Mestre veut finalement sauver l’entrepôt de Saint-Aunès et précise son offre 

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À la veille du dépôt des offres de reprise d’Orchestra devant le tribunal de commerce de Montpellier, Pierre Mestre, fondateur du groupe de prêt-à-porter pour enfants et candidat à la reprise, sort de son silence. 

Par Hubert VIALATTE

Une offre de reprise « collective, financée et sécurisée ». C’est que ce promet Pierre Mestre, ce mercredi matin, alors qu’il déposera demain après-midi, devant le tribunal de commerce de Montpellier, à travers sa nouvelle société NewOrch, la candidature pour la reprise de sa propre entreprise, Orchestra (prêt-à-porter pour enfants et articles de puériculture, Saint-Aunès), placée en redressement judiciaire en avril. Le groupe saoudien Al Othaim, actionnaire minoritaire d’Orchestra depuis 2016, est l’autre candidat à la reprise. Silencieux plusieurs semaines, Pierre Mestre a décidé de prendre la parole, en répliquant point par point aux attaques dont il fait l’objet de la part des représentants du groupe saoudien et du CSE. 

Une unanimité des salariés contre lui ? « Il y a deux semaines, ils étaient 14 syndicalistes devant le siège. Je les ai comptés. Un siège social où on est 300 ! Si tout le monde était contre moi, ils auraient été plus nombreux », assène-t-il. 

Un projet non financé ? « Le projet NewOrch (pour « Nouvel Orchestra ») est très bien financé, à hauteur de près de 90 M€. Il y a un capital de 5 M€ versé en cash par l’ensemble des actionnaires. À cela s’ajoutent un prêt à moyen terme de 19 M€, financé par Acofi, avec une garantie d’usage sur les stocks, et une lettre de crédit de 30 M€ en faveur de nos fournisseurs pour une mise à disposition de la marchandise. » Pierre Mestre fait aussi valoir 45 M€ de crédits fournisseurs. « On a leur confiance et, de fait, nous n’avons pas besoin de payer d’avance la marchandise commandée. S’il n’y avait pas Chantal (Mestre, son épouse, cofondatrice) et moi-même aux commandes, il faudrait payer d’avance. »

Un sacrifice social à Montpellier ? « Le PSE prévu pour l’entrepôt logistique de Saint-Aunès, qui emploie 120 salariés, est annulé. Je ne veux pas abandonner les magasiniers et les logisticiens…

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