Montpellier, Smart City d’excellence

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© Yves Topol, HJE 2017

La Smart City montpelliéraine se fonde sur une approche globale et durable pour assurer à la fois le développement économique, la construction de quartiers innovants, la préservation des ressources et la performance des transports.

Les projets de la Smart City montpelliéraine mettent les citoyens au coeur des préoccupations. Ils font appel aux différents acteurs de la vie urbaine : Métropole et Serm, entreprises, exploitants des services, universités, usagers… Les échanges, via les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), génèrent une multiplicité de données – ou Big Data – qui, à leur tour, sont sources d’innovations.

Partager la croyance en l’intelligence collective

«Montpellier n’a pas attendu le XXIe siècle pour être intelligente», souligne Chantal Marion, vice-présidente de Montpellier Méditerranée Métropole, lors de la conférence «SmartCityZen, le citoyen au coeur de la cité». Organisée le 15 juin 2017 à l’hôtel de ville de Montpellier par la Jeune Chambre Economique (JCE) avec le concours de l’Ecole d’ingénieurs Polytechnique Féminine (EPF) et de l’Institut d’Electronique des Systèmes (IES) de Montpellier, cette conférence a séduit un public venu en nombre.

Gwendoline Lefebvre, présidente de la JCE Montpellier, rappelle que «l’objectif est d’appréhender le système de la Smart City, en replaçant l’humain en son centre». François Stéphan, directeur de l’EPF Montpellier, affirme : « Avec la JCE, nous partageons la croyance en l’intelligence collective. Comment intégrer les nouvelles technologies au service de la cité, au service de la vie des citoyens, en préservant les libertés ? », demande-t-il.

Des réalisations tous azimuts

Cinq étudiants de l’EPF et leurs enseignants ont consacré une partie de leur année de travail au défi de la Smart City. Leurs exposés, unanimement appréciés, permettent de dégager les différentes dimensions de la « ville intelligente » : économique, sociale, environnementale, mobilité des citoyens. Puis de faire ressortir le rôle-clef des NTIC et des Big Data comme générateurs des interactions qui s’établissent entre les acteurs de la cité, et à partir de là, d’innovations. Leur étude met en avant les projets et réalisations tous azimuts de Montpellier, de multiples exemples à la clef.

Les quartiers nouveaux de La Mantilla et d’Eurêka avec des bâtiments à énergie positive, des applications mobiles étant proposées aux citoyens en vue de mieux gérer les réseaux (maîtrise de la consommation électrique…) et d’accéder à divers services. Le système de transport souple donnant le choix entre tram, bus, vélos et voitures électriques, enrichi d’applications mobiles pour informer les usagers, par exemple sur les heures de passage. Le projet Smart Water en vue d’optimiser la gestion de l’eau grâce à l’implantation de capteurs le long du réseau. Ou encore la centrale de trigénération, l’usine de méthanisation Amétyst et la centrale solaire sur la toiture de l’aéroport de Montpellier, pour gérer l’énergie dans une perspective de développement durable.

La réussite tient pour une bonne part à la forte présence de start-up, dont témoigne le label French Tech. Ce sont des forces de propositions pour des solutions nouvelles. La conférence du 15 juin 2017 a donné lieu à trois tables rondes riches en échanges et en informations, sur lesquelles l’Hérault Juridique reviendra dans les prochaines semaines.


Notre dossier SmartCityZen JCE Montpellier


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