Rencontre avec Marc Séchaud, président du groupe Cogim

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A l’occasion de l’inauguration de la résidence Luminescence le 1er décembre dernier, l’Hérault Juridique et Economique va plus loin avec Marc Séchaud, le président de la société de promotion Cogim. Il passe en revue les projets de sa société pour 2018 et analyse l’évolution du marché montpelliérain.

Quel bilan tirez-vous de l’opération Luminescence ?

« Cette résidence implantée au cœur de Parc Marianne, face au parc Georges-Charpak, se distingue par son architecture moderne, qui fait écho aux constructions voisines, mais diffère par son élégance et les différentes identités données aux constructions, sous l’impulsion des architectes montpelliéraines Céline Martin (Yellow Architecture) et Elodie Nourrigat (NBJ Architectes). En raison des prestations de qualité, le coût des travaux a atteint 1.650 € HT le mètre carré habitable, soit 10 % de plus que la moyenne du quartier.  L’ensemble de 61 logements répartis en 3 bâtiments R + 5 représente une surface de plancher de 4.500 m2. Un commerce de 218 m2 est également prévu au rez-de-chaussée du bâtiment A. Les grands appartements (du 3 au 5 pièces) sont majoritaires avec 39 logements. 65 % des logements ont été commercialisés en accession libre au prix moyen de 4.500 € le m2, y compris le stationnement. Ils sont destinés à la résidence principale. La performance énergétique des bâtiments est supérieure de 20 à 30 % par rapport aux exigences de la RT 2012. »

Quel est le programme de Cogim pour la ville de Montpellier en 2018 ?

« Le projet Park View, que nous pilotons en partenariat avec le promoteur nîmois Les Villégiales, verra le jour dans le quartier Ovalie, à proximité du parc du Rieucoulon. L’ensemble, conçu par les architectes montpelliérains Nicolas Lebunetel et Daniela Parito, représente 5.200 m2 de surface de plancher. Il se compose de trois bâtiments R + 3 en forme de U, donnant en dégradé sur le parc. 86 logements seront réalisés, au prix de vente moyen de 3.600 € le mètre carré. Ce programme sera axé sur la résidence principale en financement libre, comme le montre la commercialisation, qui a débuté récemment. Les appels d’offres viennent d’être lancés et le choix des entreprises aura lieu en janvier. Le lancement des travaux est prévu en mars 2018 pour une livraison au quatrième trimestre 2019. »

Avez-vous d’autres opérations en vue sur l’agglomération ?

« Dès le mois de janvier, nous allons engager les travaux de la résidence La Commanderie sur la ZAC des Saurèdes à Castries. Le bâtiment R + 2 en pierres de Castries représente 2.400 m2 de surface de plancher. Imaginé par l’architecte montpelliérain Emmanuel Nebout, il comprend 36 appartements du 2 au 4 pièces se prolongeant sur des terrasses ou des jardins privatifs. La commercialisation est achevée à 65 %, essentiellement sous forme de résidences principales, et surtout pour des gens habitant dans le secteur de Castries. Le prix moyen au mètre carré s’élève à 3.500 €. La livraison interviendra en juin 2019. »

Comment analysez-vous l’évolution du marché montpelliérain ?

« Il y a une forte concurrence entre promoteurs, donc une surchauffe sur le prix du foncier. Dans une ville moyenne comme Pau, où nous intervenons également, le prix du foncier est de 120 à 150 euros le mètre carré, contre 400 à 500 euros à Montpellier, et jusqu’à 900 euros, voire 1.000 euros sur certains terrains. Nous adoptons une démarche différente de celle de nombreux confrères, et nous nous limitons à quelques opérations. Mais tout le monde n’a pas le même raisonnement. Donc aujourd’hui, il y a une pression énorme. La source d’inquiétude est la suivante : au fur et à mesure où le foncier devient plus cher et où les coûts des travaux progressent, les prix de vente augmentent. Aujourd’hui, le marché montpelliérain est-il en mesure d’accepter ces augmentations de prix ? Jusqu’à maintenant il tient, puisque les gens achètent. Mais ce marché a une véritable fragilité. Si les taux d’intérêt repartent à la hausse, il sera plus difficile de vendre. »

Comment appréhendez-vous l’avenir pour vos futures opérations ?

« Le vrai marché aujourd’hui, pour la métropole, est en première ou en deuxième couronnes, dans des villes comme Clapiers, Prades-le-Lez, Lavérune… Mais dans certaines communes de la première couronne, comme par exemple Saint-Jean-de-Védas, les prix sont comparables à ceux de Montpellier. En deuxième couronne, les prix sont de l’ordre de 3.500 euros le mètre carré. »

 

 

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