Le promoteur Les Villages d’Or : 1ère résidence seniors 100 % sociale en Occitanie

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Francis Veaute, maire de Gigean, coupe le ruban inaugural de cette première résidence 100 % sociale mais 100 % identique aux autres résidences privées du groupe, concernant la qualité des prestations offertes aux résidents. Ses loyers sont en moyenne 50 % moins chers que les prix du marché.

Le concept de résidence seniors 100 % sociale – où tous les appartements sont réservés à des locataires disposant de faibles revenus – représente désormais 50 % des projets en développement de ce groupe installé à Boirargues, près de Montpellier. Son premier projet en Occitanie vient d’être inauguré à Gigean. Localement, des programmes similaires sont en cours, notamment à Béziers…

Des loyers jusqu’à 50 % moins chers

La fibre sociale fait indéniablement partie de l’ADN du groupe Les Villages d’Or, fondé et dirigé par Jean-Luc Estournet. C’était même l’idée motrice de la création de la première résidence à Agde, il y a désormais plus de vingt ans. « La nouvelle résidence située à Gigean est notre première résidence seniors à vocation 100 % sociale en Occitanie » explique Jean-Philippe Ravel, directeur du développement du groupe montpelliérain. Cette résidence est composée à 100 % de logements sociaux dédiés aux seniors à faibles revenus. « Auparavant, il y a toujours eu du logement social, comme nous l’imposent les PLU pour nos résidences, mais c’était pour partie. C’est-à-dire en moyenne 25 à 30 %. Dorénavant, nous réalisons des résidences comme celle-ci, composées à 100 % de logements sociaux… ». La résidence est strictement la même que celles qui sont proposées à la location privée. « Ce sont les mêmes logements, il y a le même club-house, un régisseur, le même niveau de qualité des prestations et des animations. La différence se situe au niveau du loyer » observe Jean-Philippe Ravel. « Pour le logement libre ou privé, le loyer est plafonné au titre de la loi Pinel, et lorsque nous produisons du logement social, le loyer est conventionné par l’État. La différence entre les loyers privés et les loyers sociaux est de l’ordre de 50 %. Nous sommes à une moyenne de 6 euros du mètre carré, alors qu’en logement privé, cette moyenne est environ de 12 euros du mètre carré ».

 

Ouverte depuis juillet dernier, la résidence L’Air du Temps a été inaugurée le 7 novembre dernier. Elle compte 66 appartements de deux et trois pièces avec balcons ou terrasses et un jardin privatif pour les appartements situés au rez-de-chaussée.

 

15 autres projets en cours en France

La faisabilité de ce type de réalisation interpelle. Elle s’explique. Au niveau de la rentabilité de la résidence, la marge du promoteur est plus basse que pour une opération de résidence classique, explique le directeur du développement. « Mais nous n’avons pas le souci du timing de la commercialisation. Il s’agit d’une vente en bloc avec un seul acquéreur. Pour un projet de résidence identique en logement libre, nous vendons appartement par appartement, ce qui génère des coûts supplémentaires de commercialisation. » Le groupe Les Villages d’Or signe également la réalisation gigeanaise en coproduction. « Nous sommes promoteur. Mais pour cette résidence, nous sommes en coproduction avec Promojok, groupe sétois qui collabore avec nous sur plusieurs autres résidences » confirme Jean-Philippe Ravel. Cette résidence 100 % sociale en appelle déjà d’autres. « Nous avons aujourd’hui en construction une quinzaine de résidences  de ce type en France, dont cinq en Île-de-France. »

La Réunion, la Martinique et la Guadeloupe

Le groupe a également signé un partenariat important à l’échelle nationale avec CDC Habitat, la filiale immobilière de la Caisse des dépôts, anciennement connue sous le nom de SNI. Ce partenariat porte pour les cinq années à venir sur la réalisation de 3 500 logements sociaux pour seniors en France – y compris outre-mer – au sein d’une quarantaine de résidences. « Nous avons conclu en 2016 un partenariat pour réaliser sur l’île de la Réunion 800 logements sociaux pour seniors avec le bailleur social SIDR, également filiale de CDC Habitat, commente Jean-Philippe Ravel. Les besoins sont très importants outre-mer, notamment à la Réunion, en Martinique et en Guadeloupe. On note, dans ces territoires, un vieillissement montant de la population. C’est aussi le cas sur le territoire métropolitain, où nous constatons le même phénomène. » Pour donner quelques chiffres, la population des seniors représente environ 25 % de nos 68 millions d’habitants sur le territoire national. En 2050, cette proportion sera de 35 %, pour une population globale d’environ 75 millions d’habitants. « Cela va représenter une hausse d’à peu près 9 millions du nombre de seniors sur le territoire » souligne le directeur du développement de Villages d’Or.

Jean-Luc Estournet, PDG-fondateur des Villages d’Or.

100 résidences ouvertes avant 2025

Aujourd’hui, l’axe principal de développement des Villages d’Or passe bien par le territoire national. « Nous avons un objectif de 100 résidences ouvertes à l’échelle de 2025. Nous pensons y arriver avant cette date. Notre parc immobilier compte actuellement 45 résidences fonctionnelles. Et environ vingt-cinq en construction, dont une quinzaine en 100 % social » analyse Jean-Philippe Ravel. Plusieurs projets sont lancés en Languedoc, notamment à Béziers (93 logements), Pignan (88 logements), Maurin et Elne (95 logements). Ces résidences font partie des 15 résidences 100 % sociales en voie de réalisation. « C’est une forte tendance dans notre développement. La résidence 100 % sociale représente plus de la moitié de nos projets. C’est en quelque sorte la quintessence du concept Villages d’Or ». À l’origine, ce concept a été créé pour loger des personnes âgées ayant de faibles revenus au sein de résidences dites pour seniors. Pour M. Ravel : « Avec ce nouveau type de résidences sociales, nous allons au bout du bout du concept imaginé il y a vingt ans ».

Bientôt la Chine ?

Et des velléités d’ouvertures à l’étranger apparaissent : « Nous regardons à nouveau le territoire européen, l’Amérique du Nord et, c’est nouveau, l’Extrême-Orient. Sachant qu’aujourd’hui, nous n’avons pas  de projets en cours, mais que nous étudions le marché ». Pour la première fois de sa jeune histoire, le groupe pourrait lancer des implantations et créer des relations en joint-venture. « Notamment avec la Chine, où des groupes de promotion locaux pourraient s’associer et apporter leurs compétences à notre savoir-faire » confie M. Ravel.


Les Villages d’Or en chiffres

Le promoteur génère 200 millions d’euros de chiffre d’affaires, emploie plus de 40 personnes dans son siège situé à Boirargues et compte 45 régisseurs répartis sur les résidences. Une attention particulière va être portée aux régions Rhône-Alpes-Auvergne et Hauts-de-France, où le groupe est moins présent. Il est en très fort développement en Île-de-France (12 millions d’habitants), région où le foncier disponible reste important. « Nous avons la chance de trouver des terrains adaptés à nos implantations, puisqu’il faut que l’on soit situés à côté des commerces et plutôt à proximité des centres-villes, pour les besoins des personnes âgées » conclut Jean-Philippe Ravel.

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