Montpellier / Cité des écrans : Grand écran sur le numérique participatif

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Pourquoi ?

La Ville de Montpellier est partie d’un constat évident : les écrans sont présents partout dans la ville, sous des formes diverses comme les téléphones mobiles, les écrans dans les magasins et les établissements publics, panneaux dans l’espace urbain, les transports ou les façades des immeubles… A l’évidence aussi, la collectivité veut renforcer les sens de circulation de l’information. Après le sens descendant (l’information délivrée par les opérateurs publics ou privés), c’est bien un nouveau sens de communication qui est visé : celui dit ascendant qui voit les contributions apportées par les usagers prendre une place de plus importante ; avec un impact certain sur les échanges entre acteurs et le rôle de l’individu dans la cité. Partie intégrante du programme Montpellier Territoire Numérique, le projet Cité des Ecrans a pour ambition de faire naître de nouveaux médias urbains de communication, de services et d’échanges entre les habitants, les opérateurs qu’ils soient publics ou privés, et les visiteurs de la ville.

Comment ?

Grands, voire très grands, ces écrans interactifs tactiles peuvent être activés par plusieurs personnes en même temps, interagissant de concert ou indépendamment. Ces écrans spécialement conçus par les services de la ville, sont installés dans les établissements publics, les endroits de passage et d’échange de la ville. Les premiers ont été installés dans le hall d’accueil de la nouvelle mairie, à l’espace « Montpellier Territoire Numérique ». Leurs contenus émanent de la municipalité et d’autres acteurs : entreprises en tant que fournisseurs de services, acteurs sociaux et culturels, et des citadins eux-mêmes… Chacun peut – après accord des services de la ville – y apporter ses informations. Ces écrans sont interconnectés pour faciliter les échanges. Ils peuvent communiquer avec d’autres dispositifs installés ailleurs dans le monde, et notamment avec les villes ayant fait l’objet d’un jumelage avec Montpellier. Pour Hélène MANDROUX, maire de Montpellier, la vocation de ce média hybride est de donner une dimension physique et humaine de la ville, dans ses multiples composantes numériques : informations, flux, services, liens, etc. Une vocation éminemment sociale qui pourrait déboucher, à terme, sur un modèle économique viable.

Où ?

Les Ecrans seront placés dans des lieux publics semi-ouverts, c’est-à-dire protégés des intempéries et des dégradations comme la mairie, office de tourisme, médiathèques, galeries. Certains sont mobiles et peuvent être installés à la demande ou en fonction d’un événement
particulier dans une Maison pour Tous, une école, un hôpital, un espace culturel ou de manifestations publiques.

Pour quels services ?

Dans sa configuration de base, un écran interactif possède une application de lancement, le Carrousel et des applis comme le Kiosque, le VidéoScope, la Boussole et quelques applications de démonstrations ou ludiques. Le VidéoScope permet de consulter des vidéos réalisées lors d’événements culturels, scientifiques ou de regards poétiques. La Boussole (la Carte interactive) permet de trouver un lieu, de calculer un itinéraire, de choisir un moyen de déplacement, de découvrir la ville grâce aux données en réalité augmentée. Elle s’appuie sur des données en « open data » et sur « Open Street Map » (fonds de cartes graphiques publiques et contributives). L’appli permet de générer un QRCode qui permet de récupérer l’itinéraire sur un téléphone mobile ou une tablette. Le Carrousel permet de lancer, consulter ou manipuler les applications et services présents sur les écrans. C’est la clé d’entrée dans « l’univers de la Cité des écrans ». Le Kiosque est un journal numérique, temps réel et multi-utilisateurs qui gère divers flux (RSS) d’information. Autre appli, DELTA donne accès à de nombreuses vues de Montpellier (historique, thématique, …) sous forme de cartes 2D et 3D. Pratique pour les futurs acquéreurs d’un logement qui souhaitent identifier les nouveaux quartiers, la proximité d’équipements publics, l’évolution urbaine… et décider au mieux de leur acte d’achat ou de location.

(Daniel CROCI / Source : Ville de Montpellier)

> Lire également l’article Le THD à Montpellier : la ville 70 % fibrée

Article paru dans l’Hérault Juridique & Economique Spécial Immobilier n°2912 du jeudi 18 octobre 2012

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