Après 20 ans de succès, Les Villages d’Or s’ouvrent à l’outre-mer

Par |

Lundi 20 novembre, en présence de Gilles D’Ettore – le maire d’Agde, qui a souligné l’enjeu non seulement économique mais surtout humain de la démarche – Les Villages d’Or et son fondateur Jean-Luc Estournet ont fêté, avec les résidents et résidentes du premier village du groupe, deux décennies d’une réussite mêlée d’innovation et de remise en question permanente pour affiner le concept.

On le sait peu, mais avant une reconversion plutôt réussie dans la promotion, Jean-Luc Estournet, agathois d’origine et fondateur-président-directeur général du groupe, était pharmacien dans le centre-ville d’Agde. Dès 1995, il a posé, avec l’architecte Yves Pénau, les premiers jalons d’un concept novateur en France : la résidence pour retraités proposée en locatif.

La résidence Les Villages d’Or d’Agde a été créée en centreville sur 1 hectare. C’est le premier des « villages » du groupe à avoir ouvert la voie à une success-story qui s’ouvre désormais à de nouveaux territoires et de nouvelles technologies. Il est constitué de 58 logements (4 appartements T3 par pavillon avec accès individuels et services partagés) et accueille actuellement 73 résidents et résidentes (bientôt 80 personnes). Ce concept de résidence pour seniors non médicalisée fait également travailler une quarantaine de prestataires extérieurs.

40 résidences en vingt ans et 20 nouvelles en construction

Jean-Luc Estournet, fondateur des Villages d’Or et Gilles D’Ettore, maire d’Agde. © HJE 2017 D Croci

Il s’agit d’une résidence pour retraités conçue comme un village – comprenant une habitation en rez-de-chaussée où chacun peut rester indépendant et un club-house central – située en centre-ville, et surtout destinée à la location à des prix abordables. L’idée innovante a été de démocratiser la résidence pour retraités, jusqu’alors réservée aux personnes les plus fortunées. L’optimisme et un humanisme que l’on perçoit profond sont à la base de ce succès. Ce que confirment ses proches collaborateurs et son équipe, que Jean-Luc Estournet a tenu à remercier en cette journée-événement.

Avec un témoin particulier, Marie Puig, la régisseuse recrutée il y a vingt ans, toujours en fonction. « C’est l’âme de la résidence et l’exemple même de l’esprit des Villages d’Or ; la référence pour tous nos régisseurs » dira le président du groupe. Une fidélité dans le temps, dans la qualité de service et dans la relation humaine apportée qui comblent le fondateur des Villages d’Or.

« C’est un bonheur immense d’être là… »

…pour les vingt ans de cette première nationale imaginée dès 1995. » Le fondateur de ce groupe à part dans le secteur immobilier a ainsi retracé le chemin parcouru, entouré des résidents et résidentes, présents pour l’occasion. En France, dans les années 90, un seul type de résidences seniors privées existait, réservé aux plus aisés – propriétaires – avec des charges de fonctionnement extrêmement élevées. Les premières lois fiscales liées à l’immobilier ont permis de vendre rapidement cet ensemble et de trouver des retraités pionniers pour un concept novateur. 

« La presse a joué un grand rôle dans le succès de cette opération. D’abord locale puis nationale, avec pour point d’orgue Antenne 2 et le journaliste Daniel Bilalian. Il avait proposé un reportage de près de cinq minutes durant le journal télévisé de 20h00. » a indiqué Jean-Luc Estournet. La puissance de la télévision a fait le reste. Le standard de la mairie d’Agde a sauté, croulant sous un nombre impressionnant d’appels. Vingt années se sont depuis écoulées. Et le concept a prouvé son efficacité. Il reste accessible au plus grand nombre. Mieux il rassure les investisseurs, qui disposent d’un accompagnement désormais bien rodé. Et ce, depuis l’acquisition jusqu’à la revente de leur bien après défiscalisation, s’ils le souhaitent. Aujourd’hui, le groupe réalise autour de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires par an.

Une réussite à multiples facettes

En vingt ans, 40 résidences Les Villages d’Or ont ouvert partout en France. Et plus de 20 sont actuellement en construction. Le groupe est désormais présent à La Réunion avec une dizaine de projets. Les premiers chantiers démarrent. Dans la foulée, d’autres sont prévus en Martinique et en Guadeloupe. Le siège de l’entreprise est basé à Montpellier, où plus de 40 personnes concourent à la réussite du concept. Le groupe s’est diversifié en lançant notamment une marque de résidence pour étudiants – Campus – avec des ensembles à Paris et Montpellier, soit plus de 1 000 logements. Les Villages d’Or (LVO), c’est aussi une société de gestion (Sagestimm). Elle est dotée de plusieurs milliers d’appartements en portefeuille.

Le groupe dispose également d’une société de transaction (Transaccord) . Celle-ci commercialise les nouveaux programmes auprès des investisseurs. Et elle les accompagne lorsqu’ils font le choix de revendre leur bien après défiscalisation. Le groupe a également mis en place une foncière (la SCI Le Louisiane). Elle détient les club-houses des villages et investit dans les résidences. Côté promotion classique, LVO est notamment le concepteur de l’Île Saint-Martin, au Cap d’Agde, devenue depuis un quartier emblématique de la station balnéaire. Il intervient aussi dans le tertiaire. L’impressionnant immeuble Le Liner, près du futur quartier Cambacérès, à Montpellier, en est l’exemple le plus abouti.

Daniel CROCI  croci.daniel.hje@gmail.com

Commentaires

Vous devez être abonné pour commenter.

Abonnement newsletter

L’actualité juridique et économique de l’Hérault toutes les semaines dans votre boite mail.

En renseignant votre adresse email, vous accepter de recevoir nos derniers articles par email et vous prenez connaissance de notre Politique de confidentialité