UNGE Occitanie, Simon Balzagette : les géomètres-experts tracent leur avenir

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Il préside le syndicat Union nationale des géomètres-experts Occitanie depuis quatre ans. L’UNGE vient d’organiser sa rencontre régionale annuelle à Lamalou-les-Bains*. Réélu pour deux ans (ce sera son dernier mandat), Simon Balzagette évoque les évolutions qui impactent sa profession.

HJE : La législation est en évolution constante. Elle a des impacts pour de nombreux secteurs d’activité et professions. Qu’en est-il pour les géomètres-experts ?

Simon Balzagette : «Au niveau de la politique générale du gouvernement, nous voyons une volonté très forte, liée au contexte écologique et à la pression sociale, de limiter l’urbanisation et de préserver les espaces naturels et les espaces agricoles. Une circulaire a été adressée en juillet dernier aux préfets pour que ceux-ci relaient cette volonté auprès des collectivités et fassent appliquer les lois dans ce sens : loi SRU, loi Elan, loi Alur… L’objectif étant qu’en 2050, il n’y ait plus aucune artificialisation des sols, et dès maintenant une réduction de l’artificialisation. En tant que géomètres et aménageurs, cela nous impacte directement. Cela veut notamment dire que le nombre des projets de lotissements va se réduire. Demain, nous aurons à intervenir sur le bâti et le renouvellement urbain. Autre sujet, la formation, qui a été réformée en profondeur cette année. Les entreprises auront moins de financements, puisqu’une partie des fonds va être fléchée vers Pôle Emploi à destination de la formation des chômeurs. C’est un sujet important pour notre profession. Autre actualité, les branches professionnelles se regroupent. Le rapprochement de notre profession avec l’Untec – les économistes de la construction – est en cours. A priori, on pourrait penser que l’on n’a pas trop de liens avec eux, mais ils disposent d’une organisation assez similaire à la nôtre et interviennent sur le bâtiment. Dans la perspective d’une mutation dans l’aménagement des sols et du bâti, nous avons tout intérêt à nous rapprocher de ces experts.»

Quel a été le thème de vos rencontres de Lamalou ?

« La thématique de nos rencontres professionnelles était très claire : l’ensemble des prestations et des compétences que nous pouvons mettre au service des collectivités rurales et semi-rurales. Ceci pour les aider dans leur gestion communale et la valorisation de leur patrimoine, notamment en appui technique sur le terrain. De par nos compétences transversales et notre couverture territoriale, nous sommes proches des maires, des collectivités et des intercommunalités. Nous avons une compétence juridique et technique en droit civil, en droit administratif, en droit de l’urbanisme, qui nous permet d’être un soutien et une aide à la décision pour les maires.»

Que représente le secteur public dans votre activité ?

«L’activité auprès des collectivités diminue parce qu’elles ont tout simplement moins d’argent et réalisent donc moins d’investissements. Il y a trente ans, nous réalisions de 30 à 40 % de notre chiffre d’affaires avec le secteur public. Aujourd’hui, c’est 15 %, commandes de l’Etat comprises. Et je pense que cela va continuer à diminuer. Du coup, les …/…

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