Commissaires aux comptes : naissance de la Compagnie régionale Montpellier-Nîmes

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© Daniel Croci, HJE 2020

Les Compagnies Régionales des Commissaires aux Comptes de Montpellier et Nîmes, respectivement présidées par Laury Lozano-Pugliese et Jean Dreveton, ont tenu vendredi 18 septembre leurs assemblées générales annuelles au Palais des Congrès de La Grande-Motte, et validé leur fusion au 1er novembre.

C’étaient les dernières assemblées générales de la longue histoire de ces deux compagnies régionales, créées en 1967, qui fusionneront le 1er novembre prochain pour donner naissance à une nouvelle entité forte de près de 550 commissaires aux comptes. Une mutation des structures régionales souhaitée et anticipée par les deux compagnies, fruit de la nouvelle dynamique engagée pour mieux répondre aux nouveaux enjeux de la profession.

Le siège de la nouvelle entité CRCC est fixé à Montpellier. Une antenne territoriale sera assurée à Nîmes pour permettre à l’institution de rester dans la proximité  avec ses adhérents. Le siège de Formega – formation professionnelle des experts-comptables – reste implanté à Montpellier, qui agrégera celui de Toulouse  (le Cerecamp)*.



Dans le même temps, les commissaires aux comptes étaient invités jusqu’au 30 septembre à élire leurs représentants à la fois aux plans national et régional (lire les résultats sur www.heraultjuridique.com à partir du 1er octobre) Laury Lozano-Pugliese, présidente de l’ex-CRCC Montpellier, qui ne se représentait pas en région, figurait sur la liste nationale.

Physiquement absent mais représenté par André-Paul Bahuon, le président national Jean Bouquot a néanmoins tenu à adresser aux 160 confrères présents un message vidéo plein d’espoir et de gratitude : « Au-delà de ses traumatismes, cette crise sanitaire et sociale nous a permis d’être vus différemment… Oui, nous sortons à peine d’une période qui a été éprouvante et  extrêmement complexe. Oui, toutes les blessures ne sont pas encore cicatrisées et les angoisses pas complètement réparées. Mmais je suis absolument persuadé que notre profession est désormais engagée sur le chemin de la reconnaissance pour ce que nous apportons à l’économie et à la société. »



Si les précédentes assemblées générales avaient été marquées dans un premier temps par l’incompréhension puis par la recherche de solutions, celle de cette année, pourtant impactée par la crise du COVID 19 et le nouveau code de déontologie, a été plus sereine, et davantage orientée sur l’évaluation des nombreuses innovations engagées. Parmi celles-ci, la mise au point de deux normes  (911 et 912) d’audit légal qui permettent désormais aux petites entreprises l’élaboration de certification légale sur la base du volontariat. Sans oublier la création importante d’un audit de cybercriminalité  qui permet aujourd’hui aux entreprises de n’importe quelle taille de connaître leur seuil de vulnérabilité  et d’agir en conséquence pour se protéger  de ce risque majeur.

André-Paul Bahuon s’est félicité pour sa part de  la création de l’association Soutien CAC, qui aide les commissaires aux comptes à obtenir une indemnisation et soutient les commissaires aux comptes dont les emplois et l’activité sont menacés par le brutal relèvement des seuils. « L’humain existe dans  notre profession » a-t-il indiqué.


Une profession remobilisée

Le relèvement des seuils imposé il y a deux ans par la loi Pacte n’obligeant plus les petites et moyennes entreprises  à  nommer un commissaire aux comptes a remis en cause 153 000 mandats. Une menace directe pour 10 000 salariés du secteur et l’avenir de la profession. Passé le temps de la stupéfaction, la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes a remobilisé rapidement ses adhérents afin  de se réinventer dans un monde en profonde mutation.

Ses nouvelles missions s’articulent autour de 4 axes complémentaires allant des données financières à l’économie numérique en passant par le respect des textes légaux et réglementaires ou le contrôle des processus. Pour engager cet indispensable rebond de la profession, le CNCC a mis en place un Plan Marshall de la formation, salué par la profession, si l’on en croit le succès des formations à la déonto­logie déjà suivies par 13 000 commissaires aux comptes.



 

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