Luc Barbier, le nouveau président du TGI de Béziers, veut des renforts

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Luc Barbier, le nouveau président du Tribunal de grande instance de Béziers, a également été installé le 1er septembre comme conseiller à la cour d’appel de Montpellier.

Installé le 1er septembre dernier comme président du tribunal de grande instance (TGI) de Béziers, Luc Barbier, se déclare «résolument non adepte de la langue de bois». Il ne cache pas que «la situation de la juridiction est totalement inacceptable», eu égard aux effectifs nettement insuffisants.

Après avoir rendu hommage aux forces de sécurité, remercié le procureur de la République Yvon Calvet pour son accueil et souhaité renforcer les liens avec les professionnels du droit, Luc Barbier consacre l’essentiel de son discours d’installation officielle dans les fonctions de président du tribunal de grande instance de Béziers à l’état des lieux de la juridiction. Il se déclare satisfait de la nouvelle cité judiciaire. Mais ajoute : « L’immobilier ne fait pas tout : sans les hommes, ce bel édifice n’a guère de sens ». Luc Barbier rappelle que le TGI de Béziers est classé par son importance au 56e rang en France parmi les 163 juridictions de même niveau, soit dans le premier tiers. Mais pour son fonctionnement, il n’est pas doté du tout comme il se doit en matière de personnel. « Je considère que les magistrats sont dans une situation totalement inacceptable. Les vacances atteignent plus de 22,5 % au siège et 25 % au parquet. Quant aux fonctionnaires, ils sont également en nombre notoirement insuffisant. Actuellement, 14 % des postes sont vacants », affirme-t-il.   Des retards importants   La justice rendue à Béziers souffre de retards importants dans plusieurs contentieux. Et pourtant, le travail accompli par chaque magistrat est remarquable. Luc Barbier avance : « J’ai été impressionné de voir le nombre de décisions rendues dans cette juridiction par magistrat. Nous sommes dans le haut de la productivité des juridictions de notre taille. Et même meilleurs que certaines juridictions supérieures ». Au niveau du pénal, le service est égal, voire plus lourd que dans des villes comme Tours, Dijon ou Saint-Etienne, alors que la délinquance n’est pas la même, et beaucoup plus violente à Béziers. Le poste de juge des libertés et de la détention (JLD), dorénavant localisé, n’a pas été pourvu. Le service civil est en difficulté. Et depuis...

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