Faculté de droit de Montpellier : 49 étudiants lauréats récompensés

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© HJE 2017, Yves Topol

Le 5 octobre dernier, la rentrée solennelle de la faculté de droit et de science politique de Montpellier s’est déroulée sous le signe de la distribution de prix à ses meilleurs étudiants. Dans son discours d’introduction, le doyen Philippe Pétel a dressé le bilan de l’année écoulée, globalement positif, et ouvert les perspectives pour 2017-2018.

Philippe Pétel, doyen de la faculté de Droit de Montpellier © HJE 2017 Yves Topol

A nouveau doyen, nouveau style. Comme annoncé, Philippe Pétel a tenu à organiser la rentrée solennelle de la faculté de droit et de science politique de Montpellier en mettant en valeur les meilleurs étudiants. Cœur de l’événement : la distribution des prix au titre de l’année universitaire 2016-2017. 49 étudiants ont ainsi été récompensés en présence de nombreuses personnalités issues notamment des mondes politique, économique et juridique. Aux 30 prix des majors de promotion (14 en licence, 16 en master 1) s’ajoutent 16 prix spéciaux et 3 grands prix attribués respectivement par la Ville de Montpellier, le Conseil régional et le tribunal administratif.

©HJE 2017, Yves Topol

Interrogations sur les échecs en licence

Le discours du doyen Philippe Pétel dresse d’abord le bilan de l’année écoulée. 1.570 étudiants inscrits en 1re année et 525 diplômes de licence distribués. Un tiers seulement des étudiants inscrits en première année obtiennent leur licence. Un constat qui se vérifie année après année. Philippe Pétel tire la sonnette d’alarme : « On atteint les limites. Le nombre d’étudiants devrait augmenter à l’avenir, et l’argent public vient à manquer. Il faudra donc trouver des solutions. L’interrogation sur la pertinence de la liberté d’inscription en faculté pour les bacheliers est désormais ouverte. Des groupes de travail planchent sur cette question. Rendez-vous donc l’année prochaine pour en savoir plus. »

Remise de prix à des étudiants de master 1. © HJE 2017, Yves Topol

La forte attractivité de Montpellier

Beaucoup plus réjouissant, le nombre d’inscrits dans les masters 1 a atteint 895 étudiants en 2016-2017. Le différentiel avec les 525 diplômes de licence montre à l’évidence l’attractivité de la faculté de droit de Montpellier. Des étudiants titulaires d’une licence viennent de toute la France. Ils sont séduits par l’offre très large de masters 2, une trentaine au total. « La qualité de ces masters 2 se démontre par la professionnalisation, puisque, trois ans après la sortie, 75 à 95 %, voire 100 % des étudiants ont trouvé un emploi », souligne Philippe Pétel. En 2016-2017, 651 diplômes de master 2 ont été délivrés. Autre illustration de l’attractivité de la faculté de droit de Montpellier, 10 doctorants ont été recrutés dans diverses facultés françaises. Les résultats obtenus dans les différents concours sont excellents. Onze étudiants ont été reçus à l’Ecole nationale de la magistrature (ENM) au cours de l’année écoulée.

Remise de prix à des étudiants de licence. HJE 2017, Yves Topol

Deux concours d’agrégation en 2017-2018

L’année 2017-2018 verra l’organisation de 2 concours d’agrégation de droit public et d’histoire du droit. « Ce mode de recrutement des professeurs constitue un élément d’attractivité pour les jeunes talents », affirme Philippe Pétel. Le jury du concours de droit public est présidé par un Montpelliérain, le professeur Frédéric Sudre. Cette année est également inaugurée la nouvelle forme d’organisation du pré-Capa, l’examen d’entrée au centre de formation des avocats. Désormais, les épreuves écrites sont organisées partout en France le même jour, à la même heure, sur un même sujet. Elles se sont déroulées sans incident notable en septembre. Les épreuves orales, qui auront lieu fin novembre, restent totalement décentralisées.

Philippe Pétel, doyen de la faculté de Droit de Montpellier © HJE 2017, Yves Topol

Accélération en vue pour l’apprentissage

Le doyen Philippe Pétel met par ailleurs en avant sa décision d’accélérer le développement de l’apprentissage en 2017-2018. Il explique : « Cette modalité de formation est très bien adaptée au droit, qui est une science appliquée. Un étudiant tout juste diplômé doit, en pratique, se former sur le tas. L’apprentissage permet d’anticiper cette formation pratique ». Plusieurs masters 2 alternent déjà des cours à la faculté et un exercice professionnel. Le professeur Anne Pélissier va devenir la responsable de l’apprentissage, et une assistante administrative dédiée a été recrutée. Le mouvement devrait donc connaître une nouvelle ampleur.

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